- - Les communiqués précédents - -
Communiqué du 8 octobre 2007: Lauvergeon (AREVA) dans la presse
Communiqué du 2 octobre 2007: Bataille, président du CLIS
Communiqué du 21 Août : Comment enfouir les pires déchets...?
Communiqué du 7 juin: Lois nucléaires...
Communiqué du 18 avril: Spécial "présidentielle"...
Communiqué du 16 mars 2007: Contre l'EPR et la relance du parc...
Communiqué du 6 février 2007: Achat des consciences...
Communiqué du 15 janvier 2007: Les 4 de Bure encore condamnés...
Communiqué du 22 décembre 2006: acheter sciemment les consciences !
Communiqué du 10 novembre 2006: Assemblée générale
Communiqué cedra52 du 7 novembre 2006: La criirad à Soulaines
Communiqué du 12 octobre 2006: Fête de... l'inconscience...
Communiqué du 20 septembre 2006: Portes ouvertes à Bure...
Communiqué du 23 juillet 2006: Un festival contre les déchets...
Communiqué du 15 juin 2006: Coordination nationale: une loi illégitime...
Communiqué du 15 juin 2006: Burestop: Loi Déchets: Un enterrement de ...
Communiqué du 14 juin 2006: BZL: Loi Déchets: Abrogation
Communiqué du 30 mai 2006: Eau et déchets: des lois qui se percutent...
Communiqué du 20 mai 2006: Contre la censure: nous publions...
Communiqué du 29 avril 2006: Motion du Conseil Général de La Meuse
Communiqué du 14 avril 2006: un projet de loi qui méprise
Communiqué du 21 mars 2006: 6 organisations nationales se mobilisent...
Communiqué du 15 mars 2006: Déchets nucléaires, une loi...
Communiqué du 9 février 2006: CNE, OPECST, ANDRA, IRSN, ASN...
Communiqué du CEDRA52 et AEMHM: Thierry Breton...
Communiqué du 1 février 2006 : IRSN: dichotomie totale...
Communiqué du 11 janvier 2006: Débat public sur déchets nucléaires : l'enfouissement est contesté...
Communiqué du 24 novembre 2005: Déchets nucléaires : un débat en trompe l'oeil
Communiqué du 18 novembre 2005: Déchets nucléaires: les trains roulent toujours...
Communiqué du 14 novembre 2005: Bure, Gip et déchets nucléaires...
Communiqué du 13 novembre 2005: Un débat avec quel public?
Communiqué du 12 novembre 2005: la Coédra Maine dubitative sur les débats EPR et THT
Communiqué du 20 septembre 2005: spécial Manif
Communiqué du 3 septembre 2005: Débat public...
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Collectifs BURE STOP Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs
Bar le Duc - Lundi 8 octobre 2007
à Rédaction de l'Est Républicain - Nancy
Madame, Monsieur
La lecture de l'article du 7 octobre 2007, relatif à l'intervention de Mme Lauvergeon lors du festival international de Saint-Dié des Vosges a soulevé au sein de nos associations étonnement, voire indignation quant à la légèreté de ses propos sur le nucléaire. Nous vous saurions gré, dans un souci d'équilibre et d'impartialité de bien vouloir passer dans vos colonnes le communiqué suivant, en guise de droit de réponse, sur un sujet qui suscite beaucoup de questionnement et d'inquiétudes, notamment en région Lorraine, siège d'un projet d'enfouissement nucléaire à BURE.
Avec tous nos remerciements anticipés
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Collectifs BURE STOP Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs ________________________________________________________________
Communiqué de presse Lundi 8 octobre 2007
Mme Lauvergeon fait des déclarations sidérantes et mensongères sur le nucléaire au Festival international de Géographie de Saint-Dié des Vosges
Les associations demandent à l'Est Républicain un droit de réponse afin d'apporter une autre approche sur cette énergie de plus en plus contestée.
La patronne d'AREVA, "une des femmes les plus puissantes du monde" selon l'article paru le 7/10 en pages Région de l'Est Républicain, n'y va pas de main morte ! "Le nucléaire n'est plus l'ennemi, c'est le charbon". Tout est bon, même les simplifications extrêmes, pour faire (re)passer en force le nucléaire en France et dans le monde... comme remède à l'effet de serre. Tout est bon, même les arguments les plus grossiers. L'ode au nucléaire de Mme Lauvergeon est un véritable amalgame d'inexactitudes mesongères sur un sujet controversé dans l'opinion publique. Cela confine au discours totalitaire, aux antipodes d'une information digne de ce nom dans un festival scientifique d'envergure internationale.
Question sécurité, pas le moindre doute selon elle : la filière est toujours aussi sûre, "le nouveau réacteur EPR résisterait à la chute d'un avion"... En matière de terrorisme, une centrale nucléaire serait bien protégée à plusieurs niveaux de défense et "moins dangereuse qu'une usine chimique qui peut faire plus de dégât et de victimes". FAUX : le nucléaire est une entreprise à très très haut risque, une vraie bombe à retardement, sur laquelle pèse un silence d'Etat. Pour exemple, les millions de victimes directes et indirectes de la catastrophe de Tchernobyl, honteusement minimisées par les instances nucléocrates. En France, les 56 réacteurs actuels et sites nucléarisés, dont elle ne parle pas, ne sont pas conçus pour résister à un crash aérien. Ils ne sont pas à l'abri des malveillances terroristes ou des défaillances techniques et humaines. Pour preuve, les accidents réguliers de fonctionnement dans les centrales dont on ne dit pas tout aux populations riveraines...
Les déchets ? Selon elle, 96% de ceux-ci sont recyclés, les 4% restants sont vitrifiés et entreposés, "à BURE notamment où rien ne bougerait, même en cas de tremblement de terre". FAUX : Les déchets radioactifs représentent une véritable impasse technologique : ils ne sont en aucun cas recyclables ou recyclés. 40 ans d'exploitation nucléaire ont généré des tonnes de déchets nucléaires divers, dangereux et complexes, du simple rejet aux déchets à durée de vie de milliers d'années. Le problème ? Nul part au monde l'on ne sait éliminer leur toxicité. La France sera une véritable poubelle atomique dans quelques années, en surface et sous-terre. Le retraitement (élégamment qualifié de "recyclage" par Areva) à La Hague d'une petite partie des matières nucléaires est une opération à but industriel qui génère d'autres produits radioactifs. BURE (Meuse-Haute-Marne) en est juste au au stade de carottage et d'études, et n'accueille à ce jour aucun déchet atomique. Le projet de poubelle souterraine reste très contesté par la population - qui refuse l'enfouissement - et par des experts indépendants. Dire que le sous-sol et le stockage souterrain ne bougeront pas pendant des milliers d'années est une imposture. Un récent rapport officiel (CNE 2007) note déjà "des phénomènes inattendus" dans les galeries d'étude actuelles.
Le coût ? Le nucléaire serait rentable et pas cher, "dans le prix du courant, tout est compté, même le démantèlement des centrales" ! FAUX : La Cour des Comptes ne sait pas estimer son coût global. La filière électro-nucléaire est dans l'incapacité de produire des coûts intégrant toutes les étapes, de la recherche à la production, ainsi que celui de la gestion de ces déchets dont elle commence seulement à se préoccuper. Le démantèlement des centrales est d'une complexité totale. Le seul premier démontage de la petite centrale de Brennilis (Bretagne) avance déjà des chiffres vertigineux.
Moralité : la véritable facture financière, humaine et environnementale (considérable) pèsera sur nos seuls descendants.
La désinformation massive des consommateurs en matière de nucléaire continue, aliénant toute capacité de choix autre que le nucléaire. Il est indispensable, Mme Lauvergeon, d'abandonner ces pratiques d'un autre siècle, si l'on veut construire durablement de nouvelles politiques énergétiques.
___________________ Contacts : 06 86 74 85 11 - 03 25 04 91 41 |
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Collectifs BURE STOP AEHEM (Association des Elus meusiens et haut-marnais opposés à Bure) Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets nucléaires ________________________
BAR LE DUC, 2 octobre 2007
Communiqué de presse
BATAILLE, président du CLIS ? La farce n'est pas drôle !
Alors que 14 forages dans la région de BURE font leur office de repérage industriel pour préparer l'installation d'un centre d'enfouissement nucléaire, la parodie de suivi et d'information des populations continue. La nouvelle formule du Comité Local d'Information et de Suivi du laboratoire vient d'être rendue publique. Rappelons que ce Comité devrait avoir pour vocation d'informer les meusiens et les haut-marnais de façon impartiale. Fait très surprenant, M. Christian BATAILLE vient d'être nommé à sa tête, sur conseil de M.M. Namy et Sido (présidents des Conseils généraux de Meuse et de Haute-Marne), selon l'Est Républicain du 2 octobre.
Monsieur BATAILLE est le père de la loi du 30 décembre 1991 qui porte son nom, le site de BURE en résulte. Son curriculum vitae est éloquent : - Inventeur du concept de laboratoire de recherches géologiques "que des recherches, jamais de déchets nucléaires en Meuse", ou... paravent de première heure, masquant un enfouissement nucléaire refusé catégoriquement sur plusieurs sites depuis 1978, - promoteur de l'achat légal des consciences, ou arrosage financier légalisé destiné à piéger durablement les départements de Meuse/Haute-Marne, - membre actif de l'OPESCT (Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques), - grand acteur de la fabrication sur mesure de la seconde loi de gestion des déchets nucléaires (juin 2006), qui a estampillé BURE en fermant les yeux sur toutes les incertitudes scientifiques qui entourent ce site et demeurent, - promoteur de l'argument de la "réversibilité à durée déterminée" de l'enfouissement ou... poudre de perlimpinpin, - nucléocrate convaincu, il est un des artisans de la ligne pro-nucléaire au Parti Socialiste.
Juge et partie, M. Bataille fait les lois et passe aux commandes. Provocation ou inconscience ? Un tel profil laisse présager du pire. Les collectifs d'opposants et les élus opposés à l'enfouissement dénoncent dès maintenant : - la centralisation et la concentration du pilotage du CLIS, - la validité et la légitimité du futur Comité qui siègera en Préfecture, - la partialité de l'instance et de ses futures orientations, - la non-indépendance de sa mission d'information, - la fuite de responsabilité des élus M.M. Namy et Sido qui déléguent "ailleurs" les conséquences d'un centre d'enfouissement toujours aussi contesté.
Même si le CLIS reste une instance ayant peu de pouvoir au regard décisionnaire, il a des moyens considérables pour faire "accepter" BURE et aussi pour avoir main-mise sur les résultats des expertises qu'il pourra diligenter, dans les années à venir. Un tel passage en force est scandaleux. 50 000 électeurs (Meuse-Haute-Marne) notamment, sont toujours en attente de réponse à leur exigence de référendum sur la question !
Contacts : Collectifs : 06 86 74 85 11 - Elus : 06 22 05 09 24 |
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Collectifs BURE STOP & Coordination nationale contre l'enfouissement des déchets nucléaires www.burestop.org ______________________ Communiqué de presse Bar-le-Duc, 21 août 2007 ______________________
BURE ou comment enfouir les pires déchets nucléaires en toute incertitude ? 21-25 août : des actions citoyennes + dimanche 26 : une marche contre ce projet illégitime
La loi 2006 sur la gestion des déchets nucléaires a réussi un sacré tour de force ! Faire croire que la région de BURE est apte à accueillir les pires déchets nucléaires, que son sous-sol est bien stable et que, officiellement, les habitants sont contents... Pourtant à lire le dernier rapport (juin 2007) de la CNE (Commission Nationale d'Evaluation), passées les inévitables introductions lénifiantes, des incertitudes de taille sont pointées, dont celles-ci, ébranlant les affirmations de l'Andra : "Le laboratoire souterrain (de Bure) n'est disponible que depuis deux ans. Des phénomènes inattendus (formations de fractures en chevron lors de l'avancement des galeries) ou plus amples que prévus (déformations différées) y ont été observés (...) Il faut rappeler qu'on ne dispose pas d'une longue expérience provenant de travaux souterrains dans des argiles indurées profondes ". La CNE questionne et relève qu'en l'état actuel les connaissances scientifiques manquent de maturité en matière : de comportement à long terme des roches, de déformation et de résistance des ouvrages aux pressions du sous-sol, de dimension des soutènements, d'évolution des zones endommagées par la construction des galeries, ou encore de connaissances sur la génération et le transfert des gazs, etc... Elle interroge aussi sur les délais extrêmement courts du calendrier prévu pour l'Andra, demande si tous les coûts ont bien été pris en compte...
Le problème des très grandes échelles de temps, une question de simple bon sens, soulevé dès l'origine par les opposants au projet. La CNE "est préoccupée par le problème de l'extrapolation des données acquises aux très grandes échelles de temps, domaine dans lequel on dispose de peu d'expérience... On disposera ainsi, en 2015, d'un recul d'une dizaine d'années. Les ouvrages souterrains (déjà réalisés à ce jour) sont conçus pour une durée inférieure au siècle... la prédiction de nombreux phénomènes naturels reste encore incertaine..."
Et si finalement on ne savait pas grand chose, c'est-à-dire trois fois rien ? Et si l'Andra se contentait tout juste de certifier, sur commande et naviguant à vue, un dangereux programme de poudre aux yeux ?
C'est bien ce qui inquiète depuis toujours les nombreux opposants, dont nombre de scientifiques, au projet d'enfouir, depuis plus de 25 ans ! Croire ou laisser croire que ces déchets sont gérables est une belle imposture de la part des gouvernements qui se succèdent. C'est dans une Meuse piégée que la filière nucléaire compte enfouir ses déchets pour mieux continuer à en produire, et la Haute-Marne toute proche n'aurait qu'à se taire à coup de millions d'euros ?
14 forages de reconnaissance de terrain commencent dans la région de BURE mais la poubelle souterraine est loin d'être construite. Les collectifs appellent tous ceux et celles qui refusent de céder à ce passage en force du lobby nucléaire à des actions citoyennes : Mardi 21-mercredi 22 août : réflexion-formation aux actions non violentes "de désobéissance citoyenne" - Maison de BZL Jeudi 23 au samedi 25 : trois journées d'actions en application du stage, dans la région de Bure DIMANCHE 26 AOUT : première « TRANS' MUTANCE », marche-randonnée d'une journée vers Bure qui sera suivie d'une soirée festive. 10H30 : départ de Couvertpuis - marche de 15 kms - arrêt pique-nique tiré du sac à Biencourt-sur-Orge 14H : départ de Biencourt-sur-Orge - marche 10 km Soirée festive acoustique à BURE (navettes prévues pour retour aux voitures) _______________________________________ Contacts presse : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77 |
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& Collectifs Bure Stop 1 sentier de Guédonval - 55000 Bar-le-Duc Tel-rep-fax : 03 25 04 91 41 (permanences : lundi et mercredi 14H -18H + vendredi 9H-12H) Communiqué de presse / 7 juin 2007
En juin 2006, deux lois nucléaires ont été votées : - La loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, - La loi cadre du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs. Ces deux lois, censées officiellement « restaurer la confiance du public dans le nucléaire », ne font qu'étendre abusivement le pouvoir industrialo-politique de celui-ci en France, et ce dans un contexte de relance contesté de la filière. La première, en créant un haut comité sur la transparence et linformation sur la sécurité nucléaire, renforce encore en réalité la politique de non-information qui pèse depuis 50 ans sur tout ce qui touche au nucléaire dans ce pays. La seconde, en faisant croire abusivement que les déchets les plus dangereux de cette filière sont "enfouissables" sans danger à Bure (Meuse/Haute-Marne), fait prendre des risques considérables et en toute connaissance de cause aux générations à venir. D'autre part, ces deux lois importantes ont été élaborées sans participation ni consultation des populations : elles sont un exemple supplémentaire d'un caractère antidémocratique du nucléaire, de plus en plus injustifiable. Les principales associations de protection de lenvironnement se sont regroupées afin dobtenir labrogation de ces lois et organisent une campagne de pétition en ce sens. Elles lancent ce jour un appel solennel aux candidats aux élections législatives afin quils inscrivent, dès la rentrée, dans le programme du futur Parlement : - la remise en cause des ces deux lois et de leur champ d'application - l'arrêt des travaux d'enfouissement des déchets nucléaires - la refonte du système de contrôle des activités nucléaires et dinformation sur les risques quelles génèrent.
Il est indispensable de garantir une réelle participation des populations aux choix qui concernent leur santé et leur environnement, et de mettre en place un système de contrôle efficace et indépendant du lobby nucléaire. Un débat global sur la politique énergétique, intégrant tous les acteurs de la société, est à bâtir d'urgence. Contact 06 86 74 85 11 __________________ Plus dinformation : CRIIRAD -sur la pétition nationale pour labrogation des lois nucléaires de juin 2006 (plus de 5 000 signatures collectées à ce jour par la CRIIRAD) - sur lappel au boycott du haut comité pour la transparence et linformation sur la sécurité nucléaire - sur les lois et lanalyse de leurs dispositions |
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Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs 1 sentier de Guédonval - 55000 Bar-le-Duc Tel-rep-fax : 03 25 04 91 41 (permanences : lundi et mercredi 14H -18H + vendredi 9H-12H)
Communiqué du mercredi 18 avril 2007
Le nucléaire et ses déchets dans la campagne présidentielle
Bure fait partie des grands dossiers du pays. Clé de voûte de la survie de la filière électro-nucléaire, le projet de futur site denfouissement de déchets nucléaires est à classer au rang de dossier prioritaire du (de la) futur(e) président(e).
Les collectifs exigent l'arrêt immédiat du chantier de Bure et des nouveaux projets de forages de prospection de 2008 ; ainsi que la suppression totale de l'option enfouissement. Ils demanderont au futur gouvernement la prise en compte de la conclusion occultée du débat public national de 2005, soit le maintien des déchets nucléaires en surface. 50 000 électeurs meusiens et haut-marnais sont toujours en attente de référendum, demandé par voie de pétition, sur la question de Bure. En partenariat avec d'autres organisations nationales (CRIIRAD, France Nature Environnement, Réseau Sortir du nucléaire, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Coordination nationale des élus contre l'enfouissement), la Coordination nationale des collectifs vient de lancer une pétition demandant l'abrogation des lois nucléaires abusives de juin 2006 (gestion des déchets nucléaires et transparence du nucléaire). Ils contestent aussi la décision par décret de la construction du réacteur EPR, à quelques jours des élections présidentielles, alors que le choix de ce nouveau réacteur est remis en question par certains candidats. Les collectifs demandent un débat national et réellement démocratique sur le thème majeur de l'énergie, à engager immédiatement avec en priorité la sortie du nucléaire qualifié abusivement d'énergie propre par ses promoteurs.
Le changement climatique planétaire étant devenu une préoccupation majeure, impossible pour les candidats à la présidentielle d'occulter le thème de l'énergie, et donc du nucléaire et de ses ingérables déchets radioactifs. Qu'en disent-ils ?
A noter que deux candidats se sont déplacés sur le site de BURE (Meuse/Haute-Marne), pressenti pour y enfouir les pires déchets radioactifs, afin d'y affirmer leur position : Olivier BESANCENOT et José BOVE.
Les déclarations actuelles sur l'avenir de Bure seront suivies avec vigilance.
Bayrou François Nucléaire : Nous ne pouvons nous priver du nucléaire. Nous devons poursuivre la réflexion sur lEPR, pour être certains que la mise en place de ce nouveau réacteur est la bonne solution technologique. Déchets nucléaires : "(...) Nous ne pouvons léguer un tel fardeau aux générations futures (...) réduction des déchets à la source (...) réversibilité du stockage des déchets (...) De ce point de vue, le stockage souterrain, sur le site de Bure, pose problème (...) la loi qui a consacré loption du stockage souterrain a été votée à la va-vite au Parlement alors que la représentation nationale avait le droit et le devoir de débattre sereinement de ce sujet si complexe (...) la réduction du volume des déchets produits, lencouragement de la recherche sur le recyclage et, faute de mieux, le stockage en surface demeurent les options les plus raisonnables, en létat actuel des connaissances scientifiques". [courrier du 1.12.06]
Besancenot Olivier Nucléaire : Je souhaite engager larrêt immédiat du nucléaire militaire et la reconversion programmée du nucléaire civil. Il est résolument opposé à lEPR. Déchets nucléaires : "Il faut stopper Bure immédiatement, et sortir du nucléaire le plus rapidement possible." [Communiqué LCR du 12.03.07]
Bové José Nucléaire : Opposé à lEPR, il préconise un moratoire immédiat sur la construction de nouveaux réacteurs, suivi dun débat national sur la politique énergétique tranché par un référendum. Déchets nucléaires : "Lenfouissement est un cadeau empoisonné et mortel légué aux générations futures. La meilleure façon de gérer les déchets nucléaires, cest de ne pas en produire !" [communiqué des Alternatifs du 14.03.07]
Buffet Marie-George Nucléaire :"Je suis de toute façon convaincue que nous aurons de toute façon besoin de lindustrie nucléaire. Cest pourquoi je pense que les programmes de recherche doivent se poursuivre : EPR pour la fission et ITER pour la fusion nucléaire". Elle promet dorganiser un débat citoyen sur le sujet tranché par un référendum.
Laguiller Arlette Nucléaire : Lénergie atomique pollue moins que le charbon ou le pétrole mais elle est un danger surtout pour lavenir. Sur lEPR, elle a répondu quelle ne pouvait se prononcer de façon aussi péremptoire et limitée sur le projet.
Nihous Frédéric Nucléaire : Il est pour le maintien de cette énergie propre qui nous garantit lindépendance énergétique. Déchets nucléaires : énergie propre ?
Royal Ségolène Nucléaire : Elle sest engagée à refaire le débat sur la construction de lEPR. Déchets nucléaires : "Ségolène Royal a déclaré qu'elle était "farouchement opposée à l'enfouissement" des déchets nucléaires. Pour elle l'enfouissement est "un vrai scandale par rapport aux générations futures". Elle considère que la réversibilité (la possibilité d'aller rechercher les fûts de déchets nucléaires à forte radioactivité et à vie longue) n'est absolument pas acquise contrairement aux "promesses" (...) (il faut) les garder sous surveillance humaine" [argu flash n°2 de la fédération PS de Haute-Marne 3.04.07]
Sarkozy Nicolas Nucéaire : Pour le candidat UMP, favorable à lEPR, le nucléaire est clairement lénergie du futur. Déchets nucléaires : "(...) M. Sarkozy prétend que le nucléaire est une énergie "propre" [communiqué du réseau Sortir du nucléaire du 29.03.07]
Schivardi Gérard Il na pas fait connaître son point de vue.
Voynet Dominique Nucléaire : Je propose une loi de sortie programmée du nucléaire et labandon des projets ruineux et sans avenir (EPR et ITER). D. Voynet fixe la fermeture de toutes les centrales nucléaires au plus tard en 2030. Déchets nucléaires : "Arrêt de l'enfouissement en couches géologiques profondes" [proposition n° 48]
Nota : Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers ne figurent pas sur cette liste du fait de leurs positions idéologiques et des valeurs quils véhiculent
CONTACT : Corinne François 06 86 74 85 11 - Michel Marie 06 66 95 97 77 |
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Collectifs BURE-STOP contre l'enfouissement des déchets radioactifs 1 sentier de Guédonval - 55000 Bar-le-Duc Tel-rep-fax : 03 25 04 91 41 (permanences : lundi et mercredi 14H -18H + vendredi 9H-12H)
Les collectifs Bure-Stop rejoignent lAppel national à manifester ce samedi 17 mars 2007 à 14 h dans cinq villes
- Strasbourg, Lyon, Toulouse, Rennes, Lille -
LES COLLECTIFS BURE STOP contre l'EPR et contre la production de déchets nucléaires Réunies au sein du Collectif Stop EPR, plus d'un millier d'associations dans 48 pays parmi lesquelles des dizaines d'associations nationales (Agir pour l'environnement, Attac France, Confédération paysanne, France Nature Environnement, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Réseau Action Climat, WWF France...) appellent à manifester le samedi 17 mars pour dire non à l'EPR et oui aux alternatives au nucléaire. Les collectifs Bure-Stop sassocient à cet Appel national. En effet, l'augmentation du volume des déchets radioactifs qu'engendrerait la poursuite, voire l'intensification de la production électro-nucléaire est plus que jamais inconcevable. Les populations de Lorraine et de Champagne-Ardenne, concernées de près par le projet BURE (Meuse/Haute-Marne) sur leur territoire ainsi que par les dépôts de Soulaines et de Morvilliers (Aube) peuvent témoigner : prétendre aujourd'hui que l'on sait gérer ces déchets est une imposture scientifique et sociétale. Ils rappellent que le débat au sujet de leur gestion n'a jamais eu lieu, que 50 000 électeurs meusiens et haut-marnais exigent un référendum sur la question de BURE. Ils demandent l'abrogation de la loi de gestion de juin 2006, une campagne de pétition nationale démarrant cette semaine à cet effet. Ils appellent à manifester à STRASBOURG - 14h - Place de la Bourse. 4 BUS partiront de Saint-Dizier/Bar-le-Duc, Chaumont/Neufchâteau/Toul, Nancy, Epinal Contacts presse :
- 55 : 06 86 74 85 11 - 52-10-88: 03 25 04 91 41 / 06 66 95 97 77 - 54 : 03 83 27 53 23 / 06 88 32 86 15
POURQUOI CONTRER LE PROJET De réacteur EPR ? Le Collectif Stop EPR et les manifestations du 17 mars sont coordonnés sur le plan national par le Réseau Sortir du nucléaire. Sans avoir de position arrêtée sur le nucléaire, le Collectif Stop EPR rassemble au delà de tous clivages les opposants à la construction de lEPR et les militants de choix énergétiques respectueux de lenvironnement et de la démocratie. Le samedi 17 mars 2007 à 14 h, deux cents départs groupés sont organisés de toute la France pour se rendre dans les cinq villes des manifestations à Lyon (Place Bellecour), Rennes (Place de la Gare), Strasbourg (Place de la Bourse), Toulouse (Prairie des Filtres) et Lille (Place de la République). Après avoir rassemblé 30 000 personnes à Cherbourg le 15 avril dernier, le collectif Stop EPR entend poursuivre la mobilisation pour peser sur les candidats à lélection présidentielle le 17 mars, à cinq semaines du premier tour de lélection présidentielle. Dans un grand sondage européen, lEurobaromètre de février 2007 réalisé dans les 27 états de l'Union européenne et auprès de 26 000 personnes, 59% des Français se prononcent en faveur d'une diminution du nucléaire. Les candidats à lélection présidentielle doivent sengager dès maintenant à abandonner le projet EPR qui marquerait la relance du nucléaire pour les cent prochaines années. Actuellement, 600 000 citoyens opposés à lEPR participent à une campagne nationale en envoyant une carte pétition Soleil à lensemble des candidats à la présidentielle.
LEtat et EDF ont décidé de construire un nouveau réacteur nucléaire, lEPR (European Pressurized Reactor) en Normandie alors quil y a déjà 58 réacteurs nucléaires en France. LEPR est totalement inutile : on exporte déjà, à perte, lélectricité produite par au moins dix réacteurs sans compter les réacteurs qui pourraient être arrêtés si on gaspillait moins délectricité sur le territoire national... La construction de lEPR engagerait la France dans une relance massive du nucléaire : EDF prévoit de remplacer à terme les réacteurs actuels par des dizaines de réacteurs EPR. Le lobby nucléaire ne doit pas avoir gain de cause une nouvelle fois ! Il ny a quune façon déchapper à la crise énergétique liée aux risques nucléaires, à la raréfaction des ressources et au changement climatique, cest le lancement dune politique ambitieuse de maîtrise de lénergie (sobriété et efficacité énergétique) et le développement des énergies renouvelables. Or, lEPR paralyse cette politique énergétique.
LEPR va à lencontre dun avenir durable. Il pénalise cette politique énergétique, plébiscitée pourtant par une très large majorité de Français. LEPR est le réacteur le plus dangereux au monde (cf. létude dexpert de Greenpeace) : risque de catastrophe nucléaire, déchets ingérables, rejets radioactifs, prolifération nucléaire et vulnérabilité aux attentats, autant de risques pour lesquels ce réacteur napporte pas de solution. LEPR coûtera au minimum 3,3 milliards deuros, payés directement par les consommateurs dEDF. Une étude du bureau détude Les sept vents du Cotentin montre que cette somme permettrait de produire autant délectricité à partir dénergies renouvelables et de créer 15 fois plus demplois. Quest-ce quon attend ? Pour que lEPR ne soit pas construit et pour ne pas rester prisonniers dun modèle énergétique dépassé, centralisé, polluant et dangereux, nous appelons les citoyens à manifester en nombre le samedi 17 mars 2007 à 14 h à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse.
Plus dinfos sur : http://www.stop-epr.org |
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Collectifs BURE-STOP 1 sentier de Guédonval - 55000 Bar-le-Duc Tel-rep-fax : 03 25 04 91 41 (permanences : lundi et mercredi 14H -18H + vendredi 9H-12H) Mardi 6 février 2007
en Meuse / Haute-Marne autour de BURE : 319 communes dans le filet !
Aujourdhui est publié au Journal Officiel le Décret n° 2007-150 du 5 février 2007 "définissant le périmètre de la zone de proximité prévue à l'article L. 542-11 du code de l'environnement, concernant le laboratoire souterrain de Meuse et de Haute-Marne destiné à étudier les formations géologiques profondes où pourraient être stockés des déchets radioactifs". 319 communes meusiennes et haut-marnaises ont été intégrées à cette zone (voir liste ci-dessous). Daprès larticle 13*, la "zone de proximité" est issue de la création du GIP (Groupement dIntérêt Public) ; GIP qui déverse 20 millions deuros par an et par département, en provenance des industriels du nucléaire. Or, à ce jour, aucune nuisance matérielle ni sanitaire n'étant encore à déplorer (les déchets atomiques n'étant pas encore là), pourquoi ainsi renforcer le dispositif autour de BURE ? Si les critères de choix de ces communes sont peu explicites géographiquement (pourquoi certaines ont-elles gagné à ce tirage et d'autres pas ?), ils deviennent plus clairs en terme de forçage des consciences individuelles. En lien avec la manne financière déversée par le biais du GIP, les communes pourraient officiellement y gagner des actions d'aménagement du territoire et de développement économique. Or lon sait, depuis plusieurs années, que le développement économique et la création demplois liés à BURE sont plus qu'illusoires, malgré les opérations de communications régulières à ce sujet. La réalité est beaucoup moins idyllique. Lavenir pour la région, si les collectivités locales ne se ressaisissent pas durgence ? Une vaste zone stérilisée ceinturant un des pires dépôts de produits radioactifs, sillonnée par des trains et des camions de déchets radioactifs. Quant à ce sordide marchandage, il est passé bien au-dessus des têtes des habitants. Malgré leur demande pressante sous forme de pétition massive, 50 000 électeurs attendent toujours dêtre consultés sur la question de BURE. Il est vraiment temps de refuser le piège avant qu'il ne se referme ! Contacts : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77 ________________________
* Article 13 L'article L. 542-11 du code de l'environnement est ainsi rédigé : « Art. L. 542-11. - Dans tout département sur le territoire duquel est situé tout ou partie du périmètre d'un laboratoire souterrain ou d'un centre de stockage en couche géologique profonde défini à l'article L. 542-9, un groupement d'intérêt public est constitué en vue :
« 1° De gérer des équipements de nature à favoriser et à faciliter l'installation et l'exploitation du laboratoire ou du centre de stockage ;
« 2° De mener, dans les limites de son département, des actions d'aménagement du territoire et de développement économique, particulièrement dans la zone de proximité du laboratoire souterrain ou du centre de stockage dont le périmètre est défini par décret pris après consultation des conseils généraux concernés.
LISTE DES COMMUNES CONCERNEES PAR LE DECRET DU 6-2-07 Lien sur site www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INDI0709643D |
Bar-le-Duc Mardi 16 janvier 2007 Les 4 jeunes militants de BURE encore condamnés L'Andra veut marginaliser l'expression autour de la poubelle nucléaire
Elle a de quoi révolter, cette condamnation prononcée lundi par le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc (Meuse) ; condamnation à payer un lourd tribut à l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) en "dédommagement" de prétendues dégradations commises lors d'une manifestation en juillet. Alors même que l'ANDRA n'a apporté aucune preuve des dégâts, ni fourni aucune facture, ces jeunes militants -déjà lourdement condamnés sur le plan pénal le 1er août à des peines de six à dix mois de prison avec sursis pour "violences aggravées", "dégradations" et "outrages"- sont à nouveau écrasés par une peine disproportionnée. Si sanctionner les dérives peut être légitime, faire un exemple par une telle sentence n'est pas acceptable. Dans cette affaire, c'est bien le militantisme qui est sanctionné et non la réalité des actes . Force est de constater que la justice s'en prend sans mesure à ceux qui luttent pour la vie et la sauvegarde de notre planète, révoltés qu'ils sont par la toute-puissance d'un lobby qui installe sans obstacle sa poubelle nucléaire contre l'avis des populations. Cerise sur le gâteau: ils devront également verser des compensations à l'Andra au titre des frais de justice et 600 euros pour dommage moral à un gardien du site expérimental ! Les organisations signataires se déclarent solidaires de ces 4 jeunes gens et continuent le combat avec eux, pour la sauvegarde de notre terre. Contacts : Daniel MICHEL : 06 88 32 86 15 / Claude KAISER : 06 22 05 09 24 |
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Collectifs Bure Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs & COORDINATION NATIONALE DES COLLECTIFS
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Bar le Duc, 22 décembre 2006
BURE ou comment acheter sciemment les consciences !
L'Etat vient de jouer au Père Noël, qui, avec l'argent public se permet d'acheter le silence de la Meuse et de la Haute-Marne. Le silence sur un projet de gigantesque poubelle nucléaire souterraine vouée à condamner à court terme ces deux départements. Tout cela au service du tout puissant monopole industriel du nucléaire.
D'après l'Est Républicain de ce jour, le Conseil général de la Meuse annonce que non seulement quinze communes autour de Bure pourraient percevoir 400 euros par habitants et par an mais aussi que les fonds du GIP passent de 9 à 20 millions d'euros annuels ! On attend de savoir quels seront les résultats à la loterie pour le département voisin de la Haute-Marne, mais on imagine sans peine que le même dispositif grossier est prévu par le gouvernement.
De telles sommes parlent d'elles-mêmes. Elles sont à la mesure de l'enjeu considérable qui se joue à BURE. Attend-on en contrepartie que les habitants des 15 communes concernées se taisent sur la mort programmée de leur lieu de vie, sur la dévalorisation de leurs biens, se taisent aussi au passage des camions radioactifs devant leur maison ? Attend-on que les habitants de ces deux départements se contentent d'empocher sagement la manne financière et ferment les yeux sur ce qui se prépare, soit la contamination programmée et incontrôlable de territoires entiers ?
Tout a été prévu depuis longtemps, à grands frais d'études sociologiques et de communication. Ce printemps a vu fleurir un nombre considérable d'éoliennes en Meuse et de dispositifs liés à la promotion des énergies renouvelables, par exemple des prêts aux particuliers à taux zéro, "dans le cadre de l'accompagnement économique du laboratoire de Bure". Mais pourquoi en Meuse/Haute-Marne seulement, pourquoi pas sur tout le territoire français, dans le cadre d'un programme énergétique conçu autrement qu'au service du nucléaire ?
Propre au-dessus et irradié en dessous, l'illusion pourra-t-elle tenir longtemps ?
Les collectifs dénoncent et refusent ces méthodes légalisées et humiliantes de corruption, qui ont pour unique but de faire passer en force un projet rejeté partout ailleurs en France, en contradiction flagrante avec les conclusions du débat public de 2005. Plus de 50 000 électeurs meusiens et haut-marnais attendent toujours l'organisation d'un référendum sur la question. Dans la proche période électorale les différents candidats seront interpellés sur ces méthodes inacceptables.
"Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire !"
Contacts presse : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77 |
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Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs &Collectifs BURE-STOP 1 sentier de Guédonval - 55000 Bar-le-Duc Tel-rep-fax : 03 25 04 91 41 - 03 29 45 45 55 Bar le Duc, 10 novembre 2006 COMMUNIQUE DE PRESSE
samedi 11 et dimanche 12 novembre à BAR LE DUC
Cette Assemblée générale nationale revêt une importance toute particulière depuis le vote de la loi "déchets nucléaires" le 28 juin dernier (1), avec ses nouvelles orientations. La lutte -pour le bon sens- est loin d'être finie. Le problème sans solution des déchets radioactifs -dans leur multiplicité- nous concerne tous. En France et dans les autres pays confrontés à cette impasse, celui-ci fait partie des préoccupations majeures de bon nombre d'habitants, à défaut d'inquiéter suffisamment les pouvoirs publics. Il convient, plus que jamais, de renforcer une opposition forte et construite quant aux orientations énergétiques actuelles qui veulent aggraver la production de déchets atomiques ingérables (avec la construction de nouveaux réacteurs) et tentent de faire de Bure LA solution au problème des plus dangereux. Cest pourquoi la Coordination nationale des collectifs a lancé une invitation à tous les collectifs (tous les sites concernés par lenfouissement), afin dengager une réflexion large sur la problématique de BURE et des sites de déchets nucléaires en France. La coordination des élus opposés à lenfouissement participera également aux travaux. Seront présents aussi des représentants de Greenpeace, de la CRIIRAD et du réseau Sortir du nucléaire. Un rendez-vous est donné à la presse, le dimanche 12 à 11h, salle Couchot (7 rue jeanne dArc), pour exposer les conclusions de ce week-end de travail collectif. Rendez-vous ensuite vers 11h30 à la gare de Bar le Duc. Les participants du week-end déposeront une gerbe de fleurs devant celle-ci, en mémoire à Sébastien Briat, jeune lorrain de 23 ans, happé par un train nucléaire en novembre 2004, alors quil tentait dalerter lopinion publique sur les dangers de ces convois. Malgré cet accident dramatique, un train de déchets nucléaires traversera la Lorraine samedi 11 novembre, dans les mêmes conditions.
AUTRE RENDEZ-VOUS : Lundi 13 novembre à 14h - Tribunal Place St-Pierre - Bar le Duc Les collectifs appellent à être présents en soutien aux 4 jeunes interpellés à BURE cet été. La demande de dommages de lANDRA peut sélever à des sommes exorbitantes, et injustifiables ! Contact : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77 - 06 22 05 09 24 (1) la loi a été votée le 15 juin (en seconde lecture par l'Assemblée nationale), promulguée le 28 juin et publiée au J.O. le 29 juin (LOI n° 2006-739) |
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BP 17 - 52101 SAINT DIZIER Cedex - www.burestop.org Tel-rep-fax : 03 25 04 91 41 / 06 66 95 97 77 / 06 81 31 17 36 Jeudi 9 novembre 2006 Déchets nucléaires : une gestion sidérante, la preuve par Soulaines (Aube) - une loi "déchets nucléaires" illégitime a été votée cet été (cf communiqué du 15 juin de la Coordination nationale) / les parlementaires présents pour débattre d'une loi aussi grave étaient si peu nombreux qu'ils représentaient à peine 3% des députés-sénateurs ! - une loi qui programme la contamination du sous-sol par enfouissement des pires déchets radioactifs - et bien d'autres types de déchets nucléaires attendent depuis des décennies une solution... impossible > qui va recevoir ces futures poubelles à tritium, à graphite, à radium... ? désormais en ligne sur www.burestop.org dès page d'accueil - Aboutissement d'une longue procédure - Andra et ministère n'ayant jamais répondu de manière sérieuse aux questionnements, demande de financement d'une étude indépendante a été formulée voici quelques années au Conseil Régional de Champagne-Ardenne > 2 refus - Nouvelle demande au même Conseil Régional suite au changement de majorité > acceptation de financer à 100 %, soit près de 5000 euros - Malgré toutes les publicités sur sa transparence, Andra a fait payer au Cedra plus de 600 euros pour fournir un exemplaire du dossier de l'enquête publique, dossiers destinés à la poubelle puisque enquête close à cette époque Les enseignements les plus importants de cette étude, réalisée par la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) : - Une malhonnêté inacceptable : à la fin des annnées 1980, afin de faire accepter son projet de dépôt nucléaire aux populations et aux élus locaux de la région de Soulaines, Andra affirmait qu'il n'y aurait pas de rejets radioactifs, donc pas d'autorisation à demander > on sait à présent QUE DES L'OUVERTURE du Centre Andra, et ça ne cesse depuis, les rejets radioactifs dans l'atmosphère sont réguliers, de même que dans les eaux... - Un contenu des plus flous : l'inventaire des éléments stockés à Andra-Soulaines (et leur volume) n'est manifestement pas complet > si l'on ne sait ce que contient exactement ce dépôt, comment calculer son véritable impact sanitaire sur les populations (et les employés du site) ? De plus, l'arrêté d'autorisation de rejet, validé tout récemment par l'Etat ( ! ) fait l'impasse sur un certain nombre de contrôles pourtant nécessaires pour un tel site... - L'impact sanitaire sur les populations : s'il est à présent très clair que le Centre émet des rejets radioactifs, un certain nombre de "principes" qui limiteraient les rejets (et donc les risques sanitaires) ne sont pas appliqués. De plus les calculs "de dose" posent questions, d'autant que les transports routiers de ces déchets vers le site (100 % par la route) ne sont pas pris en compte alors qu'ils émettent eux aussi des rayonnements... CONCLUSIONS : - au vu de ces premières découvertes, le dossier Andra-Soulaines mérite d'être approfondi ; la région Champagne-Ardenne a donné un premier accord de financement, tant pour une analyse plus poussée des documents que pour une campagne d'analyse d'échantillons sur le terrain > le CEDRA 52 va prochainement adresser à la région un courrier en ce sens, chiffré - confiance : au vu des révélations issues de ce rapport, de nombreuses questions se posent sur la santé des populations riveraines de Soulaines mais également sur ce qu'il faut penser de la gestion, dans sa globalité, de tous les déchets issus du nucléaire ; gestion par l'exploitant ANDRA ainsi que par les pouvoirs publics - Bure : comment croire les promesses lénifiantes, "laboratoire", "réversibilité", "étanchéité du site d'enfouissement"... Contacts : CEDRA 52 : 06 66 95 97 77 - 06 81 31 17 36 CRIIRAD (Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, responsable de l'étude) : 04 75 41 82 50 |
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& Collectifs Bure-Stop 1 sentier de Guédonval - 55000 Bar-le-Duc Tel-rep-fax : 03 25 04 91 41 / 03 29 45 45 55 / www.burestop.org -------------- BAR-LE-DUC Jeudi 12 octobre 2006 COMMUNIQUE DE PRESSE
Déchets nucléaires : Fête de la Science ou de l'inconscience ?
Tandis que l'Europe entière consacre cette semaine à fêter la science, les industriels chargés des déchets du nucléaire se sont lancés ici et là dans une frénésie de conférences. Pourtant, dans cette nécessité de solutionner le casse-tête posé par les déchets radioactifs, parle-t-on vraiment de science ? Que faire des déchets radioactifs les plus nocifs et à durée de toxicité quasi éternelle ? Si solution scientifique il y avait vraiment, voici bien longtemps que les pays nucléarisés n'engloutiraient plus des sommes considérables dans des recherches sans fin. Or, dans cette recherche qui s'apparente à la quête d'un graal insaisissable, peut-on se satisfaire du discours des industriels -bien trop souvent relayé par les technocrates et les gouvernants- qui veut faire croire que l'enfouissement profond de ces déchets serait LA solution ? A Bure, en limite de Lorraine et Champagne-Ardenne, des rapports dits scientifiques prétendent à la "faisabilité sûre" d'un stockage souterrain. Et c'est en s'appuyant sur ces rapports qu'une loi a été votée cet été, ouvrant une voie royale à la création d'un tombeau nucléaire sous terre. Mais parle-t-on vraiment "Science" à Bure ? Comment croire que quelques petites années auraient réussi à démontrer l'étanchéité de ce sous-sol pour des centaines de siècles ? Sait-on qu'une expertise internationale du dossier a conclu... que l'on ne sait pas grand chose, que de vraies études nécessiteraient une à plusieurs décennies, et que ce concept d'enfouissement est l'un des plus complexes que la science ait à affronter ? Commment comprendre que cette expertise, ainsi que de multiples autres études scientifiques indépendantes et contradictoires aient été délibérément occultées et ignorées ? Dans un dossier aux enjeux aussi conséquents (contaminations) parle-t-on vraiment de science ? Il semblerait qu'au vu des témoignages et accusations qui s'accumulent ces temps derniers (cf voir quelqu'uns ci-dessous), une partie de la communauté scientifique commence à s'offusquer de telles pratiques fort éloignées de la rigueur attendue. Les Collectifs, quant à eux, vont multiplier dans les semaines à venir les interventions auprès de l'opinion publique, ainsi que vers les différents candidats aux prochaines échéances électorales afin de savoir si la volonté de chacun d'eux est bien de balayer les démarches scientistes au profit du bon sens. Notons enfin, dans ce domaine des déchets radioactifs, que la semaine de la science a cette année pour thématique "l'impact de l'environnement sur la santé", et qu'elle se télescope avec une autre "semaine" en écho direct et qui s'intitule "Réduisons vite nos déchets, ça déborde". Contact presse : 03 25 04 91 41 - 06 66 95 97 77 ----------------------------------- « Les contre-pouvoirs ne sont pas écoutés car cest le mythe de la technologie toute puissante qui domine la recherche » Monsieur GillesEric Séralini (Professeur de biologie moléculaire à Caen) - Université d'été de Cap 21 - 9 sept 2006 ------------------------------------ Fête ou défaite de la science ? « Les savoirs scientifiques et techniques ne sont pas neutres. Ils sont construits par les hommes et sont soumis, comme toute création humaine, à des enjeux politiques, économiques et sociaux. Ainsi, ceux qui affirment que les sciences sont « naturellement » porteuses de bonheur et de progrès ne visent quà museler la critique et à conforter leur propre pouvoir. Les crises et les scandales sanitaires, écologiques, économiques et humanitaires qui se multiplient révèlent le visage dune science soumise aux intérêts des lobbies industriels et financiers. La Fondation Sciences Citoyennes juge essentiel de mettre en évidence une autre approche : celle dune recherche désireuse daffronter les grands défis de nos sociétés, de dialoguer avec des savoirs autrefois dévalorisés et celle de citoyens qui revendiquent leur droit à participer aux choix scientifiques et technologiques qui conditionnent leur avenir. » Fondation Sciences Citoyennes / association loi 1901 créée en 2002 / Elle a pour objectif de favoriser et prolonger le mouvement actuel de ré-appropriation citoyenne et démocratique de la science, afin de la mettre au service du bien commun / www.sciencescitoyennes.org -------------------------------------------------- "Adresse à la nouvelle génération délèves ingénieurs. Etre ingénieur ne permet pas pour autant dêtre prétentieux : cest pourtant ce quest en train de faire la génération dingénieurs qui vous précède. Jusquà présent lhumanité navait pas rencontré de personnage ayant la prétention de construire un ouvrage pour des dizaines de milliers dannées. Tout bâtisseur de pyramide, de cathédrale, de pont, etc., espérait que son ouvrage pourrait durer plusieurs centaines dannées, voire quelques millénaires. Mais restant modeste, humain, il savait aussi quau fil du temps des opérations dentretien, de rénovation, de reconstruction seraient nécessaires. Et quun siècle ou lautre son ouvrage naurait plus dexistence quà létat de ruines. Mais voilà que des ingénieurs du 20e siècle (parmi lesquels beaucoup de mineurs [sortis de l'école des Mines]) sérigent en sur-homme. Leur intelligence infinie mettrait à notre disposition, nous disent-ils, des ouvrages souterrains pour enfouir les déchets nucléaires sur des dizaines de milliers dannées. Et la fiabilité de leur dispositif résisterait à lépreuve des 10 à 100 millénaires nécessaires pour la décroissance de la radioactivité. Et ceci sans même avoir besoin dintervenir au fil du temps pour réparer louvrage. Précision, en effet : ces messieurs prétendent nous rassurer en annonçant la réversibilité du stockage, elle nest en réalité valable que pendant la phase initiale de remplissage dune galerie, soit quelques dizaines dannées. Et ensuite, plus aucune intervention possible! Manifestement, fréquenter, côtoyer le lobby nucléaire les rend fous, prétentieux, sans limite: vous laurez compris, cette génération est dangereuse à plus dun titre pour lhumanité. Jeunes élèves ingénieurs, ne gâchez pas vos compétences scientifiques sur les questions de la faisabilité du stockage géologique. Même si vos travaux sont de qualité, comprenez bien que EDF, ANDRA et consorts nont quun objectif : en mettant ces travaux bout à bout, faire croire coûte que coûte à un stockage fiable pour des dizaines de milliers dannées sans même nécessiter dinterventions humaines au fil du temps, et donc faire croire à leur génie surhumain." Intervention de Monsieur Yves Royer, ingénieur des Mines, à l'occasion du "débat public déchets radioactifs" le 18 novembre 2005 à Nancy (extrait) |
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Collectifs BURE Stop Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs Bar le Duc Jeudi 21 septembre 2006 Communiqué de presse ou comment amuser la galerie !
Dimanche prochain, l'Andra invite à une opération Portes Ouvertes de son chantier, sous couvert "de recherches en profondeur et en toute transparence Pour rappel, la loi sur les déchets nucléaires, passée en juin dernier, a ouvert à cet organisme toutes les portes : - poursuite de la politique de mensonge et dillusions lancée en 1994 avec la supercherie du "laboratoire géologique" - passage en phase de prospection/construction industrielle de la poubelle nucléaire souterraine avec un calendrier précis (2025 pour l'enfouissement) - emprise totale -ou achat ?- de la région, avec le doublement de la mise financière annuelle, versée à la Meuse et à la Haute-Marne. En clair, pendant que l'Andra accueillera régulièrement dans les 10 ans à venir les riverains, écoliers et élus à Bure pour visiter les galeries de démonstration "grandeur nature", le centre d'enfouissement à haut risque va se creuser dans la zone. Un certain nombre de villages sont concernés. Pourra-t-on alors parler de choix en 2015 si tout est creusé et bouclé d'avance ?
Les collectifs s'interrogent : - sur les opérations de communication, telles ces Portes ouvertes, alors que les questions pertinentes, les rapports dérangeants et les règles démocratiques sont systématiquement repoussés ou occultés - sur la politique de mensonge poursuivie par les pouvoirs publics, au service de la survie de la filière nucléaire, alors que s'accumulent les études indépendantes démontrant les tares géologiques majeures du site de Bure. Les collectifs condamnent par ailleurs un des VRAIS visages de l'Andra, qui, outre de lourdes peines judiciaires, réclame à 4 jeunes militants (18 à 23 ans), arrêtés cet été devant BURE, la somme invraisemblable de 124 000 euros en guise de "dédommagements". Les collectifs rappellent leur opposition à tout projet denfouissement nucléaire et appellent toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces méthodes à se rendre devant les grilles du chantier à compter de 13H30 ce dimanche 24 septembre. Contact : 06 86 74 85 11 06 66 95 97 77 |
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Collectifs Bure
STOP |
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Coordination nationale des Collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs COMMUNIQUÉ DE PRESSE Bar le Duc, 15 juin 2006
les collectifs demandent son abrogation ! La Coordination Nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs dénonce fondamentalement la loi qui sera votée aujourd'hui en seconde lecture à l'Assemblée. Cette loi repose sur une argumentation scientifique faussée, joue sur l'illusion en promulguant l'enfouissement comme solution de référence, tout cela contre l'avis des populations, contre les conclusions du débat public de 2005, contre tout bon sens. Votée par un nombre scandaleusement restreint de parlementaires, elle révèle : l'inconscience : l'enfouissement programmé définitivement (industriellement et financièrement) ne laisse plus de place à d'autre alternative de gestion, l'option "les garder en surface" (entreposage pérenne) passe à la trappe. l'irresponsabilité : le stockage souterrain programme en toute connaissance la contamination de bassins entiers de vie, pour les générations à venir. la corruption : le chantage financier et à l'emploi a été considérable auprès des collectivités et élus des 2 département Meuse et Haute-Marne pour emporter leur silence. l'autisme : 55 000 électeurs meusiens et haut-marnais (BURE) demandent en vain à être consultés par référendum sur ce sujet depuis 1 an. L'implantation d'un site d'enfouissement nucléaire les concerne pourtant de près ! l'hypocrisie : sous couvert de poursuite de recherches à BURE, l'ANDRA va avoir toutes latitudes et moyens pour lancer les travaux de construction du centre d'enfouissement dans un périmètre de 200 km2 au nord de BURE, (opérationnel en 2020...) la manipulation : la loi ne prépare pas la gestion des déchets mais permet avant tout le renouvellement d'un parc nucléaire qui va décupler des stocks de déchets INGERABLES ! Face à tout cela, la mobilisation des collectifs (actifs depuis plus de 25 ans) ne fera que se renforcer !
Contacts presse : 06 86 74 85 11 - 05 55 66 50 24 |
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Collectifs BURE STOP Communiqué de presse Jeudi 15 juin 2006
La venue dans le sud meusien d'Anne Lauvergeon, présidente d'AREVA, est particulièrement lourde de sens aujourd'hui, 15 juin, le jour même du vote définitif de la loi sur la gestion des déchets radioactifs par les députés. Pendant qu'à Paris, les députés vont sceller le sort du sous-sol meusien et haut-marnais, signant ainsi la mort de deux départements dont tout le monde se fout, la VRP la plus prestigieuse du lobby nucléaire qui a la prétention de se présenter comme un producteur d'énergie renouvelable (sic ! ) vient distribuer quelques pacotilles afin d'endormir des élus locaux déjà consentants. Le déplacement d'Anne Lauvergeon fait écho à celui du président d'EDF, Pierre Gadonneix présent à Bure le 2 juin dernier, lui aussi, apportant dans sa mallette quelques vagues promesses d'emplois (15 !). Ces deux grands patrons évoquent l'implantation de 2 nouveaux centres de stockage, un pour AREVA et un pour EDF, stockage de leurs archives après celui de leurs déchets. Leur présence ne correspondrait-elle pas plutôt à un dernier hommage à la Meuse et la Haute-Marne pour un enterrement de première classe ? Les collectifs Bure Stop sont scandalisés par l'attitude immorale des élus nationaux et locaux. Au sein du Parlement, les députés et sénateurs ne font preuve d'aucune clairvoyance ni d'indépendance. Il faut savoir, (à titre d'exemple) que le cercle de réflexion au sein du Parlement intitulé "Science et Débats" dont François Dosé ( député meusien ) fait partie a été fondé avec le soutien d'AREVA ! Il faut savoir que les députés et sénateurs ne votent pas en conscience mais s'inscrivent dans une logique de partis : il ne faut pas s'y tromper, si la majorité était aujourd'hui PS, elle voterait comme un seul homme le texte actuel. Quant aux élus des deux départements, cela fait longtemps qu'ils ont laissé leur conscience au vestiaire et en échange de quelques millions d'euros, de la promesse de quelques emplois et la venue de quelques grand pontes ( qui sera le prochain ? ) vendent leurs départements, sans en consulter leurs habitants. "Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire !" Contacts presse : 03 29 45 11 99 (en soirée) - 06 86 74 85 11 |
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Communiqué de presse du 14 juin 2006 Réseau « Sortir du nucléaire » - Bure Zone Libre Loi illégitime sur la gestion des déchets nucléaires
Le 15 juin 2006 la loi sur la gestion des déchets radioactifs sera votée en deuxième lecture au Parlement. Cette loi confirme loption de lenfouissement des déchets nucléaires en grande profondeur dans lindifférence générale et en labsence dun véritable débat de fond. Cette loi est illégitime pour plusieurs raisons : Fondements anti démocratiques Le débat public sur le devenir des déchets radioactifs qui a démarré en automne, a conclu au refus de la population de l'enfouissement en profondeur de ces déchets, privilégiant la surveillance de ces déchets en subsurface. Le texte de loi ainsi que les rapports des commissions parlementaires concernées ont fait une totale abstraction de lopinion publique, préférant satisfaire à la nécessité vitale pour lindustrie nucléaire descamoter ses déchets éternels. Absentéisme des députés La loi na été votée que par 19 députés sur 577 et à une heure tardive. Au-delà du désintérêt évident des parlementaires français pour un sujet capital dans lavenir du pays, labsentéisme des députés révèle un véritable consensus politique sur la question de lenfouissement. Ce consensus hypocrite marque la carence dune opposition politique sur la question du nucléaire et ce à un an des présidentielles. Les candidats devront pourtant bien intégrer un positionnement et des engagements clairs dans leur programme électoral sous peine de perdre toute représentativité. Amendements démagogiques et fantaisistes Les amendements apportés à la loi alimentent des débats de façade qui ne concernent que les modalités de lenfouissement sans jamais remettre en cause son bien fondé. Ils ne servent quà ménager lacceptabilité sociale. La question de la réversibilité entre autres, nouvellement étendue à 100 ans en plus dêtre une énigme sur le plan technique, nest quun artifice pour cacher le caractère définitif dun tel centre de stockage. Corruption des élus Laccompagnement financier des communes les plus proches doit être dénoncé comme un processus de corruption visant les élus locaux et qui rend économiquement irréversible limplantation du centre de stockage. Il compense une nuisance à venir et permet de maintenir une minorité pro enfouissement dans la région. Trahison locale et nationale La population a toutes les raisons de sestimer trahie par ses représentants tant au niveau local que national, en effet les Conseils Généraux des deux départements menacés ont malgré une pétition de 20 % de la population refusé de mettre en place un référendum sur lavenir des déchets. Abrogation de la loi déchets Une loi sans fondements démocratiques est par nature illégitime et doit être remise en cause. Le Réseau « Sortir du nucléaire » demande labrogation de cette loi et la tenue dun débat de fond sur les choix énergétiques du pays. On ne pourra chercher une solution aux déchets nucléaires quaprès avoir stoppé leur production, c'est-à-dire fermé les centrales. Les citoyens et associations continueront malgré ce vote de mener une opposition de terrain qui elle, aura la légitimité du nombre. |
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Coordination
nationale des collectifs contre l'enfouissement des
déchets radioactifs 1
sentier de Guédonval / 55000 Bar-le-Duc / Tel : 03 25
04 91 41 - 03 29 45 45 55 / www.burestop.org
COMMUNIQUE
Mardi 30 mai
2006 Eau-richesse
et déchets nucléaires : deux lois -en
débat- qui se
percutent
La loi
"déchets
nucléaires"
en
débat ce lundi et mardi au Sénat plombe
manifestement la loi sur l'eau qui devrait être
votée ce mardi par l'Assemblée nationale
après des mois de patientes avancées
L'eau a
sérieusement perdu de sa qualité et elle se
raréfie, même en France. Le constat est
accablant et, suivant les directives européennes
qui imposent de remédier à ces
carences d'ici 2015, la Parlement français est
appelé à débattre des dispositions
à prendre en ce sens. Or, curieusement, nul ne semble se soucier de la loi
"déchets nucléaires", sous les feux de
l'actualité au Sénat. Pourtant, une lecture
attentive du texte qui est proposé au vote des
sénateurs devrait susciter quelques craintes (1) car
si certains annoncent qu'il ne s'agit que de la prolongation
de la loi dite Bataille (3 voies de recherche pour la
gestion de ces épineux déchets), l'article
4-III-3 se veut au contraire très clair :
c'est bien par un site d'enfouissement que les
institutionnels veulent se débarraser de ce fardeau
que nul au monde ne sait gérer. Et la date de 2015,
abusivement présentée comme un nouveau
rendez-vous pour un choix, ne serait en fait que
l'étape définitive pour le lancement des
procédures d'autorisation d'exploitation. Contamination du Bassin Parisien
Si l'enfouissement,
présenté comme "solution", est une folie dans
le sens où il se résume
à un réel pari sur l'avenir
-personne ne pouvant prédire ce qu'il pourra advenir
de ces poisons-, le site choisi, à Bure, en
limite de Champagne et de Lorraine, pose question sur un tel
choix. C'est non seulement une aberration géologique
car cette région est gorgée d'eau(2), cette
eau qui véhiculera immanquablement les
éléments radioactifs, mais c'est aussi et
surtout une aberration géographique. Bure
étant situé sur le bassin versant du
grand Bassin Parisien, les eaux radioactives du site se
dirigeront immanquablement vers l'ouest, le Bassin Parisien,
contaminant une bonne partie du territoire national. Les populations qui, localement, réclament en
vain d'être entendues par un référendum
(une pétition recueille à l'heure actuelle 55
000 signatures dans les 2 départements de Meuse et
Haute-Marne) ne comprennent pas que les études
d'experts indépendants soient ignorées
(seraient-elles trop alarmistes ?), que l'Agence de l'eau
Seine-Normandie, bien que qu'informée, fassent la
sourde oreille, et que les parlementaires de la
région de Bure n'aient pour vision qu'un sordide
marchandage : fermer les yeux contre des retombées
économiques. Suivant
le principe de précaution, c'est en amont de
décisions irréversibles qu'il
faut intervenir. Et la campagne nationale
d'interpellation des parlementaires, sous forme de cartes
postales, démontre par un certain nombre de retours
(3) la quantité d'informations erronées
qui servent d'argumentaire aux décideurs.
(2) la Haute-Marne limitrophe a toujours
été qualifiée de "château d'eau
de la France" Contact
médias : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
EAU :
PREVENIR POUR N'AVOIR PAS A
GUERIR
le
projet BURE / enfouissement des pires déchets
nucléaires.... source de pollutions
radioactives Cette contribution synthétique, qui
sera largement rendue publique, pourrait se lire
comme un écho à l'exhortation du
sénateur B.SIDO, rapporteur de la loi sur l'eau au
Sénat : « Eau : protéger
maintenant pour demain » (1). On retrouve
là non seulement le "principe de
précaution" inscrit dans la récente "Charte de
l'environnement" mais aussi le simple bon sens.
Malheureusement il y a un terrible bémol à ces
belles paroles du sénateur, par ailleurs
président du Conseil général de
Haute-Marne, département concerné -avec la
Meuse- par le projet d'enfouissement de déchets
nucléaires dans la proche région de Bure.
Le
vecteur "eaux
souterraines"
"Le sous-sol
est le pire endroit pour y stocker les déchets
radioactifs. Pourquoi ? Parce qu'il contient toujours de
l'eau en circulation" : Claude ALLEGRE, géologue, l'a
dit et écrit bien des fois dans ses ouvrages. Dans un
stockage souterrain, l'eau étant donc le
vecteur des contaminants radioactifs, qu'en est-il du
site de Bure ? Si les différentes déclarations
officielles se veulent rassurantes, la réalité
pourrait bien être toute autre. Ainsi, des experts
indépendants travaillant sur les études du
promoteur ANDRA (2) arrivent à des conclusions
inquiétantes. *
Un site gorgé d'eau La première "surprise" concerne la structure
géologique du site : le niveau retenu, à 500
mètres de profondeur (callovo-oxfordien), se trouve
encaissé... entre deux aquifères. Et l'Andra,
après bien des réticences, a fini par
reconnaître que l'aquifère supérieur
(oxfordien) regorgeait de "millions de m3 d'eau".
Jusqu'à la partie sommitale du niveau
retenu par l'Andra pour un stockage (là
où
elle a réalisé une "niche"
d'instrumentalisation) qui se trouve être un superbe
aquifère à 7 petits km, là
où la
commune
de Lezéville (Haute-Marne) puise ses 100 m3 d'eau
potable par jour. On s'étonnera et s'inquiètera d'autant plus
de la volonté d'implanter un dépôt
souterrain en un tel endroit quand on saura que cette
région est fréquemment qualifiée de
"château d'eau" ; elle fut d'ailleurs l'une des rares
régions de France a ne pas subir de restrictions
hydriques en cet été 2005. * Des exutoires considérables La question se pose à présent de savoir où
se dirigeraient les eaux souterraines chargées de
radioéléments. La localisation
géographique de Bure, en bordure Est du Bassin
Parisien, fait aisément comprendre, de par les
pendages des couches géologiques (inclinaisons), que
les écoulements se dirigeraient vers l'Ouest (bassin
versant), et donc contamineraient de là tout l'amont
et l'aval du Bassin Parisien ; c'est à dire des
territoires considérables. A noter que
le dépôt nucléaire (en surface) de
Soulaines (Aube), situé en aval de Bure, pose lui
aussi question en terme de contamination des eaux
souterraines ; le rapport géologique reconnaissant un
"débit de fuite" qui, si contamination radioactive il
y avait, s'étalerait lui aussi vers le
Bassin Parisien. Mais, ces
choses étant rarement simples, les experts ont pu
déterminer que non seulement les exutoires se
retrouveraient dans les régons Ouest de Bure mais
également là où on ne les attend pas
forcément. On peut lire dans un document ANDRA de
1994 : «Il est visible que la Meuse est un drain
important pour cette nappe puisque les courbes
isopièzes convergent vers sa vallée. En rive
gauche de la Meuse même si le pendage des couches est
dirigé vers lOuest, les
courbes isopièzes montrent que
lécoulement se fait vers lEst." Dit
autrement, les exutoires se retrouveraient également
vers tout le Bassin de la Meuse ! On
voit que le dépôt programmé à
Bure, bien que situé dans un quasi désert
démographique (6 à 7 habitants au km²),
constituerait une véritable épée de
Damoclès pour des territoires considérables,
et donc des millions d'être humains. * Des échéances
controversées Là
encore, les rapports officiels se veulent lénifiants
en affirmant que les eaux souterraines attaqueraient les
colis lentement, si lentement que les contaminations
n'atteindraient la surface que dans dix mille ou cent mille
ans. A voir, car si le déplacement des
molécules aqueuses peut être
considéré comme dérisoire dans une
couche géologique homogène, il n'en est plus
du tout de même lorsque cette couche a
été creusée de multiples galeries ;
celles-ci, les puits de descente, les zones d'endommagement
dues au creusement (EDZ) constituent alors de
véritables drains, des voies royales pour l'appel et
la circulation des eaux. Surtout si des fractures, ou des
failles même minimes, traversent le site. Et si ces
cassures travaillent ou retravaillent du fait de la
sismicité avérée de la région.
Le
vecteur "eaux de
surface"
Alors que l'on
pensait que seules les eaux souterraines posaient question
en terme de contaminations, l'analyse du dernier rapport de
l'Andra (3) confirme la complexité extraordinaire du
concept "enfouissement". Ainsi, la très grande
diversité des déchets nucléaires oblige
à utiliser des dizaines de types de containers
(colis) très différents les uns des autres.
Or, parmi eux, de
nombreux (bitumeux,
coques
et embout du combustible nucléaire,
résines...) vont
contenir des matières génératrices de
gaz qu'il va falloir évacuer dès leur stockage
afin d'éviter des concentrations
dangereuses (hydrogène, explosif). Et ces gaz,
en
partie
radioactifs, vont
être relâchés directement dans la nature,
en situation dite "normale" et pire encore en cas
d'accident, sur ce plateau de l'Ornois qui donne source
à de nombreux cours d'eau. Le château d'eau
d'une grande partie de la France.... un groupe de citoyens, d'élus et
d'associatifs de Meuse/Haute-Marne : collectifs Bure-Stop,
AEMHM, MNE (Meuse Nature Environnement) et toutes les infos sur www.burestop.org |
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Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs & Collectifs BURE-STOP 1 sentier de Guédonval / 55000 Bar-le-Duc / Tel : 03 25 04 91 41 - 03 29 45 45 55 / www.burestop.org Contre la censure : nous publions le document Confidentiel Defense sur le réacteur nucléaire EPR
A linitiative de Greenpeace France et du Réseau Sortir du Nucléaire . Nous, associations, déclarons solennellement être en possession du document Confidentiel Défense émanant dEDF et portant sur la (pseudo) résistance de lEPR aux chutes davion de ligne ; document que la DST est allé chercher chez Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire, au cours dune perquisition le mardi 16 mai 2006. Stéphane Lhomme a été remis en liberté après plus de 14h de garde à vue et la DST a procédé à de nombreuses saisies à son domicile personnel (ordinateurs, téléphone portable...). Nous publions ce document "confidentiel" sur notre site internet afin que le public ait accès aux informations qui le concernent ; et pourtant nous encourrons à ce titre 75 000 euros d'amende et 5 ans de prison. Aussi, nous nous élevons pour que cessent dans notre pays les attaques contre le droit à linformation des citoyens et la répression des "opposants". Cest aujourdhui ceux qui dissimulent les informations qui devraient être poursuivis. Nous appelons tous les citoyens à télécharger ce document, à prendre connaissance de son contenu, et à le faire circuler le plus largement autour de soi. |
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Collectifs BURE-STOP & Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs 1 sentier de Guédonval / 55000 Bar-le-Duc / Tel-rep-fax : 03 25 04 91 41 - 03 29 45 45 55 / www.burestop.org
COMMUNIQUE Déchets nucléaires : les incohérences graves du Conseil général de la Meuse Alors que le projet de loi sur l'avenir des déchets nucléaires va entrer dans sa phase finale en passant devant les sénateurs, le Conseil général de la Meuse vient de se fendre d'une motion aux incohérences dénoncées par les collectifs Bure-Stop. "Les conseillers généraux meusiens se sont à l'unanimité opposés à «toute réalisation d'un stockage géologique souterrain en couches profondes pouvant faire l'objet d'une fermeture définitive irréversible", titre l' Est Républicain de ce 28 avril. Dans le même temps, les élus ont "posé neuf exigences au gouvernement et au législateur. Ces neuf points portent sur le principe de réversibilité, la poursuite des recherches, la nécessité d'une contre-expertise plurielle, le respect de la protection de la nature, l'accompagnement financier et une nécessaire consultation des populations. A y regarder de plus près, ces "exigences" ressemblent à s'y méprendre aux arguments développés par les pro-enfouissement pour rendre ce concept acceptable. Et, tout aussi curieux, ces "exigences" ne sont également que des reprises de ce qui existe dans le projet de loi gouvernemental, véritable autoroute législative à l'enfouissement : La réversibilité : Quiconque est un peu au courant du dossier sait qu'il ne s'agit que d'une réversibilité momentanée (pendant la phase de remplissage ) ; le stockage étant définitif dès que le site est rempli (voir les différents rapports de l'ANDRA, dont l'ultime de décembre 2005) La poursuite des recherches : Pourquoi vouloir poursuivre des recherches si l'on déclare être contre l'objet final des dites recherches ? C'est pour le moins paradoxal, pour ne pas dire totalement incohérent Contre-expertise plurielle : est directement lié au point précédent Protection de la nature : A l'occasion des commémorations des 20 ans de Tchernobyl, chacun a pu constater que nucléaire et protection de la nature allaient effectivement de pair Accompagnement financier : Comment être à la fois contre un projet, et accepter l'argent qui conduit à installer ce projet ? Consultation des populations : Par une pétition, 52 000 Meusiens et Haut-Marnais à l'heure actuelle demandent l'organisation d'un référendum ; or les deux Conseils généraux meusien et haut-marnais font la sourde oreille depuis des mois à cette demande démocratique La motion du Conseil général de la Meuse n'est en fait destinée qu'à brouiller les pistes et à rassurer l'électeur potentiel. Les élus locaux se rendent compte aujourd'hui qu'ils ne peuvent se déclarer pour l' enfouissement ; ce serait se saborder au niveau de l'opinion publique. Nous avons affaire là à un double discours. Il est à craindre que le double langage tenu par le Conseil général de la Meuse entame davantage encore la confiance des populations envers ses représentants élus. Si le Conseil général de la Meuse se trouve réellement opposé à l'enfouissement, qu'il le prouve alors par des actes forts en accord avec sa déclaration. C'est à dire en premier lieu refuser les 9 millions d'euros annuels qui accompagnent le laboratoire d'enfouissement. Et, en second lieu, mettre en oeuvre dès aujourd'hui le référendum exigé par des milliers de Meusiens, et idem du côté haut-marnais. Enfin, s'opposer à toute prospection par l'ANDRA, dès 2006, du site industriel de stockage (arrivée des déchets dès 2020 selon le calendrier fixé par le texte de loi proposé) dans la zone de transposition à quelques encablures du laboratoire-alibi existant. Dans l'immédiat, Monsieur Biwer, sénateur de la Meuse et conseiller général, est chargé de transmettre au Sénat l'avis de ses 30 collègues conseillers généraux. Les collectifs citoyens tiennent à rappeler qu'il n'est pas, pour autant, le porte parole des 192 000 Meusiens et Meusiennes. NB : texte complet de la motion sur simple demande Contacts médias : 03 29 45 11 99 |
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Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs Communiqué de presse - 14 avril 2006 ___________________________ un projet de loi qui méprise l'avis des populations
Le projet de loi a été voté en première lecture à l'Assemblée nationale, mercredi 12 avril, avant passage imminent au Sénat. Qu'est-ce qui justifie une telle précipitation ?
La Coordination Nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs dénonce : - un passeport inacceptable pour enfouir les déchets nucléaires - un passage en force CONTRE l'opinion de la population de ce pays - une loi taillée sur mesure pour justifier la poursuite du nucléaire
Un certain nombre de députés se sont abstenus ou opposés au projet de loi tel que présenté. De nombreux amendements reprenant divers arguments citoyens ont été déposés. La pression des députés a introduit l'obligation d'un débat parlementaire en préalable à l'autorisation de stockage "réversible", ainsi que la notion d'expertise internationale.
Un passeport pour enfouir... Ce projet de loi privilégie sans ambiguité l'enfouissement. L'entreposage n'est plus une option à part entière. Il devient l'étape préliminaire au stockage géologique définitif. La transmutation reste une "carotte technologique". Véritable tour de passe-passe, sans jamais nommer BURE, ce texte établit déjà le processus de mise en service d'un centre d'enfouissement, prévu pour être opérationnel dès 2025. Son ambiguité laisse ouverte l'option de stockage en milieu granitique. 2006/2015 : 10 ans de fausses recherches dans "le labo" de BURE pour amuser la galerie. Le projet de loi ne le dit pas mais il pourrait missionner l'ANDRA pour lancer immédiatement la reconnaissance de l'emprise d'un futur stockage au moyen de creusement de nouveaux puits, dans une zone de 200 km2 au nord de BURE. Un processus industriel qui marque bien la décision d'enfouir dans la région de Bure. Un déni gravissime de l'opinion citoyenne Ce projet de loi renforce le processus quasi autistique qui nie toute intervention des populations et habitants de ce pays sur le sujet des déchets nucléaires. L'enfouissement des déchets atomiques provoque pourtant des oppositions catégoriques depuis les années 1980. Par ailleurs, le Débat Public organisé fin 2005 a révélé sans ambiguité que l'entreposage, ou "les garder en surface sous nos yeux" est la voie privilégiée par l'opinion publique. Le gouvernement "s'assoit"sur les conclusions du Débat public qu'il a lui-même organisé ; signe le processus pour enfouir, mais il ne désamorcera pas le phénomène de rejet de poubelle nucléaire souterraine. Une population soigneusement mise à l'écart Le projet de loi évacue toute consultation directe des populations sur l'ensemble de la "gestion" de ces déchets. Les 50 000 électeurs pétitionnaires de Meuse/Haute-Marne, ne demandent pas à être informés, ils veulent être ENTENDUS. Ils exigent un référendum local sur la question de BURE, ils attendent toujours une vraie réponse. L'enfouissement, incontournable pour la survie de la filière nucléaire ? L'enfouissement permet au gouvernement et aux grands acteurs industriels d'affirmer -à tort !- que les déchets nucléaires sont gérables. LA condition cruciale pour promouvoir le réacteur EPR en France et dans le monde... Les collectifs réunis au sein de la coordination nationale estiment que ce projet de loi est inacceptable. Ils continueront d'interpeller leurs élus quant à la validation définitive de cette loi. En attendant, ils appellent à une large mobilisation contre ce projet et à relayer la campagne nationale d'interpellation des parlementaires "déchets nucléaires, n'empoisonnez pas la Terre !" organisée avec le réseau Sortir du nucléaire, en partenariat avec Greenpeace, Agir Pour l'Environnement, les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne. Ils appellent à : - la manifestation contre le réacteur EPR à Cherbourg ce week-end des 15-16 avril - la manifestation du 20 mai à Chaumont pour exiger l'organisation du référendum en Meuse/Haute-Marne - 3 jours pour dire non à l'enfouissement (festival de musique) 28-29-30 juillet à BURE arrêter d'en produire !" Contacts presse : Jean Pierre Minne 05 55 66 50 24 - Corinne FRANCOIS 06 86 74 85 11 |
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6 organisations nationales se mobilisent pour refuser lenfouissement
Paris, le 21 mars 2006 Alors que projet de loi sur la gestion des déchets nucléaires sera présenté demain en Conseil des Ministres, la Coordination nationale des collectifs contre lEnfouissement des déchets radioactifs, le Réseau Sortir du Nucléaire, Agir pour lEnvironnement, les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne et Greenpeace lancent une campagne nationale dinterpellation des parlementaires pour quils refusent lenfouissement. Le projet de loi qui devrait être examiné par lAssemblée Nationale le 6 avril prochain, est dénoncé par tous car dangereux pour lenvironnement et les générations futures et contraire au principe de précaution. Il donne notamment le feu vert à lenfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux. Depuis toujours les organisations écologistes refusent cette option. A travers une campagne nationale sous forme de carte-postale, les 6 organisations invitent le public à interpeller rapidement et massivement leurs députés et sénateurs pour leur demander de « Ne pas empoisonner la Terre ». Pour la Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs : « Ce projet de loi est un véritable passeport industriel pour l'enfouissement, au mépris de l'avis de la majorité de l'opinion publique. La faisabilité du stockage géologique à BURE, clamée abusivement par les pouvoirs publics, n'est pas acquise. Si le Parlement devait entériner ce projet en l'état, en fermant définitivement la voie de l'entreposage sur les sites de production, option qui permet de "les garder sous nos yeux", cela se ferait contre tout principe démocratique ». 50 000 habitants de Meuse et Haute-Marne attendent une réponse à leur demande de référendum local sur la question de BURE (Meuse, Haute-Marne). « Tout comme la loi OGM vise à rendre légale la pollution génétique, ce projet de loi sur les déchets nucléaires est la porte ouverte à une pollution radioactive durable de la Terre. Cest inacceptable » déclare Laurent Cartier de la Confédération Paysanne. Le projet de Loi comporte dautres dispositions totalement inacceptable. « Ce texte confirme et légifère le statut de poubelle nucléaire internationale de la France », explique Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. Le projet de loi introduit en effet une définition dexception du déchet nucléaire écartant de nombreuses matières radioactives et les responsabilités associées, et assouplit larticle de loi interdisant jusqualors le stockage des déchets étrangers. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" « Ce projet de loi est taillé sur mesure pour la filière électro-nucléaire qui, pour justifier la construction de nouveaux réacteurs comme l'EPR, a besoin de prétendre qu'une solution a été trouvée pour les déchets radioactifs. Or, il n'y a que de très mauvaises solutions... et l'enfouissement des déchets les plus dangereux est la pire de toutes. Par ailleurs, l'industrie nucléaire produit d'immenses quantités de déchets et résidus contaminés qui, bien qu'oubliés par la loi, mettent eux-aussi en cause la santé publique. Il faut stopper au plus vite l'industrie nucléaire. »
Contacts Presse : Greenpeace : Fredéric Marillier Coordination : Corinne François 06 86 74 85 11 Réseau SDN : Isabelle Guillaume 06 33 79 05 91 Confédération Paysanne |
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Coordination nationale des Collectifs / Collectifs Bure-Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs site web: www.burestop.org COMMUNIQUÉ DE PRESSE Bar le Duc, 15 mars 2006 Déchets nucléaires, une loi pour faire passer en force l'enfouissement Pour la Coordination Nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs, le projet de loi gouvernemental, sur lequel le CES (Conseil Economique et Social), saisi en urgence, rend aujourd'hui son avis, est avant tout un passeport pour enfouir les déchets nucléaires, en enterrant les responsabilités collectives et les fondements de la démocratie... Un passeport pour enfouir Ce projet de loi "bétonne" le processus qui mènera au stockage souterrain, opérationnel dès 2020/25 selon le calendrier annoncé. Le déséquilibre entre les 3 voies se creuse : l'entreposage passerait au stade de réalisation industrielle temporaire, au service de l¹enfouissement définitif. L'Andra se voit confirmer sa mission. Elle a, au terme d'une seule année de recherche in situ dans le labo de BURE, amené tous les rapports officiels à conclure abusivement à la "faisabilité du stockage souterrain" pour des déchets à la dangerosité quasi éternelle. Quelle confiance pour la suite ? Ce projet de loi n'intègre aucun programme sérieux de contre-expertise idépendante. Un déni gravissime des rouages démocratiques et de l'opinion citoyenne Ce projet de loi renforce le processus quasi autistique qui nie, ou neutralise, toute intervention des populations et habitants de ce pays, quant au nucléaire, ses déchets et les choix à mener. Alors que le débat autour de l'enfouissement mené depuis plus de 25 ans, provoqué par les oppositions récurrentes qu'il a suscité dès les premières tentatives, prolongé officiellement par le débat public de 2005, dit sans ambiguité qu' "il faut les garder en surface", le gouvernement entérine le processus pour enfouir ! Le nouvel article 6 évacue le mot de "consultation", le rebaptisant "information des populations" ! Les 50 000 électeurs pétitionnaires de Meuse/Haute-Marne, ne demandent pas à être informés, ils veulent être ENTENDUS. Ils exigent un référendum local sur la question de BURE, ils attendent toujours une vraie réponse. De nombreuses interventions lors de la séance plénière du CES (Comité Economique et Social) du mardi 14 mars ont démontré que la société civile exprime quantité de réserves, tant sur la forme (floue) que sur le fond de ce projet de loi. Ainsi : "le concept de réversibilité n'est pas clair", "il faut plus de concertation", "Bure n'est pas un lieu d'enfouissement", "l faut rechercher un lieu d'entreposage"... Ou encore : "Un projet vertigineux rédigé par des nucléocrates", que dire de plus ? Diverses actions sont prévues, pour rappeler la détermination de l'opposition aux projets d'enfouir : campagne nationale d'interpellation des parlementaires, manifestation à Chaumont (Haute-Marne) le 20 mai, 3 jours contre l'enfouissement à BURE fin juillet...
"Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire !" _____________________________________________________ Contacts presse : Jean Pierre MINNE 05 55 66 50 24 - Corinne FRANCOIS 06 86 74 85 11 |
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Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs Collectifs Bure-Stop site: www.burestop.org
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
à Service Environnement / Société Bar le Duc - 09 février 2006
Déchets nucléaires : CNE, OPECST, ANDRA, IRSN, ASN... les rapports qui vont alimenter le débat parlementaire présentent des conclusions fausses ! Les collectifs dénoncent une campagne de "rassurance" orchestrée en faveur de l'enfouissement à BURE... A quelques semaines du débat parlementaire sur les déchets nucléaires, TOUS les rapports officiels remis au gouvernement font la promotion de l'enfouissement ! Une seule alternative : enfouir ou bien enfouir... à BURE ou à BURE. TOUS affirment "la faisabilité technique du stockage géologique à BURE", "l'absence d'éléments rédhibitoires défavorables sur ce site". L'ASN-DGSNR (Direction générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection) qui vient de rendre son rapport * au gouvernement considère que l'enfouissement définitif (finie la possibilité de reprendre les fûts ?) serait incontournable. L'entreposage serait seulement temporaire et la séparation-transmutation irréaliste. L'ASN-DGSNR s'appuie sur un rapport truffé d'inconnues, de lacunes et d'omissions ! L'ASN-DGSNR se base sur les "expertises" rendues notamment par l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire). Or ce rapport, malgré des conclusions officielles positives, pointe dans ses 250 pages de graves défaillances dans le programme de l'ANDRA. Extraits. FAILLES : L'IRSN considère que les moyens mis en oeuvre par l'ANDRA pour cartographier la partie du Nord du secteur ne permettent pas de conclure à l'absence de failles secondaires de faible rejet dans cette zone. SISMOLOGIE : L'IRSN considère que les conclusions de l'ANDRA issues de cette analyse de sensibilité, qui repose sur un modèle non représentatif des connaissances acquises, sont peu crédibles. REVERSIBILITE : l'IRSN n'exclut pas que les dispositions prévues actuellement par l'ANDRA puissent offrir cette possibilité, mais ne peut se prononcer en l'état actuel des connaissances sur le fait qu'elle soit d'ores et déjà acquises sur deux ou trois siècles. A noter : l'étude indépendante sur les travaux de l'Andra à Bure, effectuée par l'IEER (Institut de recherche américain indépendant) est écartée des rapports.
Dans ces conditions, la Coordination nationale des collectifs estime que : - le débat parlementaire et le projet de loi en préparation reposeront sur des éléments délibérément trompeurs ou circonstanciés, sans contre-expertise indépendante, - le bien-fondé de cette future loi est remis en cause. Donner le feu vert à l'enfouissement des pires déchets radioactifs, à travers la loi à venir, serait un acte grave, allant à l'encontre de l'avis et de la liberté de choix d'une société toute entière, qui dénonce ce projet depuis 1980 !
La Coordination nationale des collectifs prépare une vaste campagne d'interpellation des parlementaires à ce sujet, qui sera déclinée sous différentes formes. De plus, les 50 000 signataires d'une pétition dans la région de Bure (Meuse-/Haute-Marne) demandant un référendum local sur BURE attendent une vraie réponse et se feront entendre SAMEDI 20 MAI lors d¹une manifestation à CHAUMONT (Haute-Marne).
* Selon un communiqué du 1er février 2006 : - le stockage en formation géologique profonde est une solution de gestion définitive qui apparaît incontournable. Les premiers résultats obtenus pour le site de Bure de l'ANDRA permettent d'envisager une installation de stockage sûre au nord-ouest du laboratoire. Ils devront être confirmés - la faisabilité technologique de la séparation et de la transmutation n'est pas acquise à ce jour. - l'entreposage de longue durée ne constitue pas une solution définitive car... L'impasse que constitue la gestion de ces déchets est une question centrale, remettant en cause la production de ceux-ci. Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d¹en produire ! Contacts presse : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77 |
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CEDRA 52 - Collectif citoyen contre l'enfouissement des déchets radioactifs / Haute-Marne www.burestop.org AEMHM - Association des élus meusiens et haut-marnais opposés à l'enfouissement www.stopbure.com ------------------------------------- COMMUNIQUE DE PRESSE
Thierry Breton, un ministre désopilant Retour sur le déplacement du ministre vendredi dernier en Haute-Marne Fébrilité sur place. Attendu de pied ferme par les uns, des centaines d'ouvriers licenciés récemment et excédés, et les autres, le personnel politique local, mis dans le secret : Thierry Breton ne viendrait pas les mains vides. Ce sont les témoins de la grand messe habituelle, triés sur le volet et invités par la princesse (départementale), qui narrèrent le spectacle. Sitôt à l'estrade, le ministre sortit son carnet de chèques et le déposa sur la table où étaient alignés et renversés trois petits fûts décorés du sigle nucléaire. Les plus proches avaient pu remarquer que "son" carnet de chèques était frappé des lettres G.I.P., cet organisme qui généreusement octroie près de dix millions d'euros par an à chacun des départements de Haute-Marne et de Meuse afin de faciliter l'implantation d'une poubelle nucléaire à Bure. Prestement, le carnet se retrouva sous l'un des fûts, qui furent déplacés, mélangés, agités à souhait. "Qui donc à gagné le chéquier ?", clama le roi de ce bonneteau. La zone proche de Bure ? Désillusion en soulevant le fût. Le département en son entier ? Tout faux là aussi. C'est Saint-Dizier et ses alentours qui raflaient la mise ! Esbaudis par le tour de passe-passe, mais n'est-ce pas là son but, pas un des badauds ne s'aperçut de la supercherie : le grand argentier de France (enfouie sous les dettes il est vrai) n'avait rien apporté du tout. Rien de plus aux malheureux dix millions traditionnels ! Il désabillait simplement Pierre pour donner à Jacques, plus exactement Bruno-département pour François-Saint-Dizier ; ce qui d'ailleurs ne peut faire de tort à celui-ci à qui on prête des visées ministérielles. Ainsi donc, grâce à l'habilité et aux compétences de Thierry Breton, la zone de Saint-Dizier allait bénéficier des "fonds" du GIP. Pas une petite voix ne s'éleva pour rappeler qu'il n'y avait là rien de nouveau sous le soleil bragard car voilà bien des années que s'accumulent les chèques pour le "Grand Projet de Ville", le CEL, l'espace Dynamic, la zone commerciale du Chêne Saint-Amand, l'entreprise FBMA... jusqu'au rutilant "Centre nautique", financé ainsi à 50 %. Mais comment une petite voix aurait-elle pu souligner tout ceci alors que le président du GIP, également patron du département et sénateur, maintient sous le boisseau la liste des bénéficiaires du GIP et les sommes correspondantes ? Petit détail : le dit président-sénateur a été nommé récemment à la tête du projet de loi sur... la transparence nucléaire. On ne pouvait effectivement choisir meilleur expert ! La première fois dans l'histoire Avant de s'en repartir pour la capitale, le chef de Bercy tînt à s'expliquer sur la dette abyssale de la France, et à se défausser sur ses prédécesseurs. Une dette si monstrueuse que le ministre asséna cette conclusion sidérante : "On a transféré sur les générations futures le coût de notre bien-être actuel. C'est la première fois que cela se produit dans l'histoire". Le prestidigitateur des instants précédents tombait là le masque. Curieusement, dans cette région de Bure où les fossoyeurs ont jeté leur dévolu, Thierry Breton n'eut pas le courage de faire la même analyse avec les déchets radioactifs : par l'électricité nucléaire, on transfère sur les générations futures le coût de notre bien-être actuel ; et c'est aussi la première fois que cela se produit dans l'histoire. Le bateleur désopilant a fait illusion. Maintenant on ne rit plus. Mais les populations des deux départements -elles pas dupes- entendent bien ne pas laisser empoisonner la région et persistent à exiger un référendum local sur la question ; 50 000 signatures d'électeurs sont actuellement recueillies et la campagne continue tant en Haute-Marne qu'en Meuse. MANIFESTATION régionale SAMEDI 20 MAI à CHAUMONT (Haute-Marne) pour remise officielle des pétitions au Conseil général Contacts : 06 66 95 97 77 - 06 76 47 62 58 |
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Collectifs Bure-Stop & Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs Site : www.burestop.org COMMUNIQUÉ DE PRESSE à Service Environnement / Société Bar le Duc - 01 février 2006
(Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) : dichotomie totale entre analyse et conclusions !
A quelques semaines des décisions parlementaires au sujet de l'avenir des déchets à haute activité-vie longue (DHAVL), les derniers rapports officiels de l'ANDRA et de l'IRSN rivalisent de conclusions rassurantes et font la promotion de l'enfouissement... sur commande ? En premier lieu, l'ANDRA avait conclu à la faisabilité du stockage en grande profondeur à BURE, dans un rapport remis en décembre 2005. Ce que les collectifs réfutent catégoriquement. "Faisable", ... quand l'Andra conclut sur la faisabilité de principe, elle conclut sur un stockage sûr", note Marie-Claude Dupuis, directrice générale de l'Andra. En second lieu, l'IRSN sort un rapport au contenu et aux conclusions totalement contradictoires. L'IRSN vient de donner un avis favorable à l'éventuel stockage en profondeur des déchets radioactifs, solution à l'étude à BURE. "Au stade actuel des investigations relatives à la possibilité de réaliser un tel stockage, il n'a pas été mis en évidence d'élément rédhibitoire pour l'établissement, le moment venu, d'un dossier de sûreté appuyant une demande de création d'une telle installation, si cette décision était prise", précise l'IRSN. Ce raisonnement va à l'encontre de toute démarche relevant du Principe de précaution. Les conclusions de cet organisme public d'expertise ne correspondent pas à l'ensemble des doutes et questionnements multiples que pose ce rapport ! Ainsi peut-on lire à de multiples reprises que l'Andra ne met pas ou n'a pas mis en oeuvre les moyens nécessaires en matière d'étude des failles, de sismicité, de sûreté d'exploitation du stockage, écoulements des eaux, tenue des colis, etc. Ces analyses rejoignent celle d'un rapport de janvier 2005, curieusement passé sous silence, celui de l'IEER (organisme américain indépendant des pouvoirs publics). Dans ces conditions, le débat parlementaire de mi-2006 s'annonce faussé.
POURQUOI une telle déconnexion entre communication officielle et réalité technique ? POURQUOI l'IRSN cautionne-t-elle les manquements et les omissions avérées de l'Andra ? La réponse est limpide : enfouir à tout prix et contre l'opinion publique.
A Bure, 50 000 signataires de pétitions exigent l'organisation d'un référendum en Meuse/Haute-Marne sur la transformation du "labo" en poubelle nucléaire.
ANNEXES :
Déchets nucléaires, rapport de l¹IRSN : dichotomie totale entre analyse et conclusions ! (suite)
Quelques extraits du rapport de l¹IRSN
1 - Ce que déclare l¹IRSN (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire), le 30 janvier 2006 :
Stockage de déchets nucléaires en profondeur: avis favorable de l'IRSN Extrait du communiqué du 31/01/2006 - AFP - L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), organisme public d'expertise sur le nucléaire, a donné un avis favorable à l'éventuel stockage en profondeur des déchets radioactifs, solution à l'étude dans un laboratoire souterrain de l'Est de la France, a annoncé l'IRSN. ... Les experts de l'IRSN concluent globalement qu'un stockage de déchets radioactifs dans la couche argileuse étudiée par le laboratoire souterrain de Bure, à cheval sur les départements de la Meuse et de la Haute-Marne, "apparaît techniquement faisable", indique l'organisme dans un communiqué. ... "Au stade actuel des investigations relatives à la possibilité de réaliser un tel stockage, il n'a pas été mis en évidence d'élément rédhibitoire pour l'établissement, le moment venu, d'un dossier de sûreté appuyant une demande de création d'une telle installation, si cette décision était prise"...
2 - Quelques extraits de son rapport, en complète contradiction avec l¹assurance affichée officiellement hier : Chapitre Failles : L'IRSN estime donc nécessaire, en cas de poursuite d'un projet de stockage dans la formation du Callovo-Oxfordien, de poursuivre la cartographie du secteur à l'Est des failles de Gondrecourt, L'ensemble de ces éléments conduit l'IRSN à considérer qu'il est vraisemblable que les failles de Thonnance et de Brouthières-Soulaincourt se prolongent plus au NW que ne l'indique l'ANDRA. L'IRSN considère que les moyens mis en oeuvre par l'ANDRA pour cartographier la partie du Nord du secteur ne permettent pas de conclure à l'absence de failles secondaires de faible rejet dans cette zone. Chapitre Sismologie : ... La pondération des résultats des trois modèles présentée par l'ANDRA ne repose sur aucun argument réellement pertinent. L'IRSN considère que les conclusions de l'ANDRA issues de cette analyse de sensibilité, qui repose sur un modèle non représentatif des connaissances acquises, sont peu crédibles. Par ailleurs, l'IRSN observe que seule la faille de la Marne a été testée avec un rôle hydraulique transmissif, et que l'ANDRA n'a pas explicitement testé le rôle des failles de Gondrecourt et de Joinville.' Réversibilité : ... Ces nouvelles études devront notamment s'appuyer sur des essais dans le laboratoire et sur des démonstrateurs d'ouvrages de stockage. De tels démonstrateurs devront également être destinés à conforter la possibilité de reprendre, de manière aisée, les colis de déchets sur des durées longues. En effet, l'IRSN n'exclut pas que les dispositions prévues actuellement par l'ANDRA puissent offrir cette possibilité, mais ne peut se prononcer en l'état actuel des connaissances sur le fait qu'elle soit d'ores et déjà acquise sur deux ou trois siècles.
Séïsmes : L'IRSN observe que les études du séisme de Landers (1992, magnitude M 7,3), Hector Mine (1999, M 7,1) et Denali (2002, M 7,9) ont montré que les ondes sismiques et la redistribution des contraintes sont susceptibles de favoriser le déclenchement d'une multitude de petits séismes dans une région située même très loin de l'épicentre (e'g', [167], [170]), et donc que des fractures de toutes dimensions sont en mesure d'être sollicitées. L'IRSN considère que les effets statiques et dynamiques envisageables en cas de séisme SMPP pourraient être : une activation de fractures (en cisaillement, ouverture ou fermeture selon leur orientation), une propagation des fractures préexistantes et la création de nouvelles fractures, ce qui peut avoir un impact sur la perméabilité des zones fracturées,la modification des pressions dans les masses d'eau du sous-sol, susceptible de modifier les conditions de circulation hydraulique, et de contribuer à l'activation des fractures (fracturation hydraulique). En conséquence, l¹IRSN estime qu¹il sera nécessaire à l¹avenir d¹évaluer de manière plus complète dans quelle mesure les effets d¹un séisme de niveau SMPP, même temporaires, pourraient affecter les écoulements souterrains et en particulier les vitesses de transfert de solutés dans les formations encaissantes.
3 - L¹IEER ( Institut for energy and environnemental research ) : Rapport d¹un panel d¹experts internationaux indépendants remis fin janvier 2005 au clis de Bar le Duc. Ce rapport pointait déjà les carences du dossier ANDRA. "Dans l'état actuel de la recherche, un jugement sur la faisabilité de la construction d'un centre de stockage géologique à Bure est très prématuré (...) La recherche qui reste prendra un temps considérable (jusqu'à des décennies)".
Contact presse : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77 |
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Collectifs Bure-Stop & Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs Site : www.burestop.org
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
à Service Environnement / Société Bar le Duc - 11 janvier 2006
Débat public sur déchets nucléaires : l'enfouissement est contesté par l'opinion, selon la CPDP Une conclusion à l'encontre du programme "pour enfouir" à tout prix : Visiblement les pré-conclusions tirées par les 2 ministères de l'écologie et de l'industrie et par la CPDP déchets nucléaires diffèrent quelque peu. Alors que la CPDP fait part aujourd'hui de réticences vis-à-vis de l'enfouissement, les 2 ministères les ont ignorées délibérément dans leur communiqué du 9 janvier. Les pré-conclusions de M. Mercadal (communiqué de l'AFP du 10 janvier) confirment bien l'opposition récurrente depuis 25 ans, et sur une trentaine de sites ou départements en France, contre la voie de l'enfouissement, portée sans relâche par les élus locaux, habitants et collectifs. Elles contrebalancent l'assurance affichée depuis 2 ans par les pouvoirs publics, la CNE, l'ANDRA, l'OPECST quant à l'acquisition du principe de faisabilité de l'enfouissement, à BURE notamment. Pour autant, si la voie de "l'entreposage pérennisé en sub-surface" inquiète moins l'opinion publique, elle n'en poserait pas moins de sérieux problèmes de maintenance à long terme, de coût et de contamination. L'entreposage sur les sites de production -pour limiter les transports- ne saurait donc s'appeler "alternative" ou solution ! Les 15 années de la loi Bataille n'ont pas apporté de réelles avancées quant au casse-tête des déchets nucléaires, elles ont même confirmé celui-ci.
Les collectifs s'interrogent sur la portée des conclusions de la Commission particulière du débat déchets nucléaires : les parlementaires auront-ils la sagesse d'entendre celles-ci, lors du prochain débat parlementaire de 2006 ? Une chose est certaine, fermer le chantier d'enfouissement de BURE serait un réel signal de changement de cap, mais il ne peut en aucun cas se transformer en centre d'entreposage en sub-surface ! QUEL débat en 2006 : déchets nucléaires ou filière nucléaire ? Plus globalement, il est impératif aujourd'hui de resituer la problématique déchets dans sa filière de production. Il est insensé de relancer avec l'EPR (tête de série d'un second programme électronucléaire) un autre cycle de 50 années de production de nouveaux déchets, alors qu'autant d'inconnues majeures sur le plan technique, sanitaire, financier subsistent. L'urgence aujourd'hui : - stopper la politique française de retraitement, génératrice de volumes importants de déchets - arrêter la production de ces déchets et lancer la sortie du nucléaire par une politique volontariste en termes d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables et propres, ainsi qu'une réflexion sur la "boulimie" énergétique de notre société. Un débat honnête sur le sort des déchets existants ne pourra se faire qu'à ce prix. Contact presse : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77 |
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Collectif rhodanien 12 impasse Bel Air / 30100 Alès / Tel : 04 66 30 56 86 & Coordination Nationale des Collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs 1 sentier de Guédonval / 55000 Bar-le-Duc / www.burestop.org / Tel : 03 29 45 45 55 - 03 25 04 91 41 COMMUNIQUE Les collectifs opposés à lenfouissement des déchets radioactifs ne cautionneront pas le "débat public" sur les déchets radioactifs à vie longue qui est programmé à Marseille ce jeudi 24 novembre à 18H. Lancé le 12 septembre, le "débat public" sur la gestion des déchets radioactifs s'inscrit dans un cadre bien trop étriqué pour un réel exercice démocratique. Quatre petits mois pour parler des déchets nucléaires les plus dangereux et une petite poignée de villes traversées, tandis que c'est lensemble de la population française qui est concerné par ce problème sociétal récurrent. Ce type de débat public nest pas adapté à lampleur du sujet : manque de temps, de moyens sérieux de communication et d'échanges, manque d'envergure. "A enjeu national, débat national" : on en est très loin. A quelques mois de décisions parlementaires cruciales, les semaines passées ont également confirmé deux absents de taille dans ces débats : le public (peu, mal ou pas du tout informé, il a été calculé qu'un habitant se déplaçait sur ... 20 000 !) et les décideurs, en l'occurence les députés et sénateurs. Comment, dans ces conditions, ceux-ci pourraient-ils entendre et intégrer l'avis des populations afin de mettre en phase leurs décisions ? Comment dans ces conditions débattre du : "qui décide quoi, quand et comment ?" alors que les citoyens sont tenus à l'écart tant de l'élaboration des décisions que même de l'information. Ainsi le sud-est du pays, à travers le Gard, semble fortement pressenti pour l'entreposage des pires poisons nucléaires mais, malgré la transparence tant vantée, aucun information fiable et officielle n'est fournie par les pouvoirs publics. Quant aux habitants de Lorraine/Champagne, dans la région de Bure visée pour l'enfouissement, leurs élus (dont les parlementaires) restent sourds à leur demande de référendum local, au point qu'ils ont lancé une vaste campagne de pétition réunissant à ce jour plus de 50 000 signatures, soit tout de même près de 18% des électeurs inscrits. Peut-on, ici comme là-bas, balayer les populations d'un revers de main et organiser un rutilant "débat public" en parallèle ? Si plus personne n'est dupe, plus personne ne peut se satisfaire de ces méthodes. Le Collectif rhodanien et la Coordination nationale des collectifs appellent à ne pas cautionner ce "débat" et à manifester à l'entrée de cette réunion (Parc Chanot, Parc des Exposition et des Congrès - Rond Point Prado - 13008 Marseille) Déchets nucléaires : surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire |
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Collectifs Bure-Stop & Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs Site : www.burestop.org Communiqué de presse Vendredi 18 novembre 2005 Déchets nucléaires : les trains roulent toujours malgré le décès d'un jeune meusien ! Sébastien Briat, originaire de Meuse, est mort à l'âge de 23 ans alors qu'il tentait d'interpeller l'opinion publique sur les dangers immenses -et méconnus du grand public- des trafics de déchets nucléaires. Dimanche prochain, un train partira de La Hague vers Gorleben (Allemagne), effectuant un trajet identique à celui d'il y a un peu plus d'un an. L'accident du 7 novembre 2004 à Avricourt (54) reste inexpliquable, inexpliqué. L'enquête judiciaire a été plus que rapide, l'affaire a été vite étouffée. Le monde politique n'a pas été interpellé par ce drame de société ; le gouvernement n'en a pas tiré les leçons : les trains nucléaires roulent toujours dans les mêmes conditions ! Les collectifs réunis au sein de la coordination nationale s'indignent du traitement et du peu de cas porté à ce drame par les ministères concernés et par Cogema entre autre. Ils rendent hommage à Sébastien, à son engagement dans la lutte antinucléaire et contre le projet de BURE (pressenti pour le stockage souterrain). Pour alerter l'opinion et pour faire valoir ses convictions, Sébastien avait fait le choix d'actions non violentes, vis-à-vis des biens et des personnes. Le message de Sébastien se doit d'être entendu, il retentit comme un signal d'alarme pour toutes les composantes de notre société. Au-delà des interrogations sur les circonstances de ce drame, les mêmes questions se posent avec insistance au sujet de la sûreté, de la validité et de la poursuite de ces trafics. Quid de la production des déchets nucléaires et de l'impasse qu'ils représentent. Quand prendra-t-on en considération l'opposition qu'ils soulèvent légitimement et continueront de soulever à BURE, à Flammanville où l'Etat veut implanter un nouveau réacteur nucléaire, à Gorleben, partout dans le monde ? Les collectifs de la Coordination nationale et les collectifs Bure Stop appellent à participer aux actions de protestation pacifique sur le passage du train et notamment dimanche 20 novembre de 7h30 à 9h30 en gare de Nancy. A 9h30 : les amis de Sébastien dévoileront une plaque commémorative en hommage à son engagement.
Contact presse : 06 33 79 05 91 - 06 71 99 07 41 - 06 86 74 85 11 |
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Coordination Nationale des Collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs & Collectifs Bure-Stop 1 sentier de Guédonval / 55000 Bar-le-Duc / www.burestop.org / Tel : 03 29 45 45 55 - 03 25 04 91 41 Communiqué de presse Lundi 14 novembre 2005 Bure et Déchets nucléaires : Pendant que 50 000 signataires réclament un référendum, surenchère en Meuse et Haute-Marne pour faire passer le projet denfouissement à BURE Scandaleux ! Reçu anonymement par courrier postal, un document daté du 8 juillet dernier et rédigé par la préfecture de Haute-Marne démontre en 60 pages comment l'Etat se sert des élus locaux de la région de Bure pour faire accepter le projet de poubelle nucléaire souterraine à Bure (Meuse/Haute-Marne). En pleine phase de "débat" public, avec réunion le 9 novembre dernier à Joinville (Haute-Marne) sur "l'accompagnement économique du projet Bure", la réception de ce document ne pouvait pas mieux illustrer la réalité du dossier : Un débat public de façade et un sordide marché dans le dos des habitants de la Meuse et Haute-Marne. Réuni en préfecture sous l'égide du Préfet, le "Comité de pilotage haut-marnais pour l'accompagnement économique du laboratoire de Bure" avait à dresser le bilan des années écoulées et à faire des propositions, ceci en présence de conseillers généraux, quelques maires des environs de Bure, des chambres de commerce-industrie et d'agriculture, et des services préfectoraux. Il s'agissait d'ausculter les GIP (Groupement d'intérêt public), mis en place par la loi de 1991 (loi Bataille) dans les 2 départements concernés et destinés à répartir des "fonds d'accompagnement d'un laboratoire souterrain". Lenjeu est de taille et dès la première page, le préfet souligne « l'importance du dossier [de Bure] pour la politique énergétique de la France ». Evacués les pseudo-laboratoires, les études à prolonger. La réalité est plus prosaïque. Sans site denfouissement pour ses déchets les plus dangereux, l'industrie nucléaire ne pourra pas prétendre détenir une solution, ce qui pourrait remettre en question la construction du réacteur dit EPR, voire même la poursuite du nucléaire actuel. D'où les promesses alléchantes de l'Etat aux deux Conseils généraux de Meuse et de Haute-Marne : des emplois pour redynamiser léconomie locale, la caution intellectuelle dun "Pôle scientifique et technologique", et des dotations de 9,2 millions d'euros par an pour chacun des 2 GIP. L'eldorado ? Non : Manipulation ? Oui ! Dans ce document, les élus reconnaissent -comme l'avait déjà fait le maire de Bure- s'être faits « rouler dans la farine ». Les centaines d'emplois promis n'ont jamais été au rendez-vous. Le rutilant Pôle (dont les coûteuses pré-études ont été financées par les GIP) a avorté, tuant le mirage scientifique. Jusqu'au montant des GIP, dont on apprend qu'ils correspondent à moins de la moitié de ce qu'avait prévu le député rapporteur Bataille ! On comprend à la lecture du compte-rendu que, mis sur la place publique, il discréditerait sans appel les deux conseils généraux. En effet, alors que ceux-ci se targuent d'avoir refait, grâce aux GIP, ici un bout de route, là un lavoir, plus loin des trottoirs ou une encore une façade, on découvre que l'Etat les a manipulés, l'argent des GIP étant versé "en vue de gérer des équipements de nature à favoriser et à faciliter l'installation et le fonctionnement de chaque laboratoire". L'Etat sort grand gagnant : "cette disposition [GIP] a permis notamment de faciliter l'implantation du laboratoire, de ses personnels et de rendre le territoire plus attractif par l'embellissement du cadre de vie, des interventions sur l'habitat...." Bilan économique sans effets sur lemploi ! Les Conseillers généraux de Meuse et de Haute-Marne seraient-ils des victimes ? Qu'on en juge par ces phrases révélatrices : "le GIP Meuse (...) remplit la première exigence de sa mission en contribuant à favoriser et à faciliter l'implantation et l'exploitation du laboratoire. » et "Les GIP ont été un dispositif facilitateur pour l'acceptation du projet.", même si « le bilan économique est insuffisant, sans effets visibles sur lemploi. » (bilan du GIP Haute-Marne) 9 millions par an et par département aujourdhui, 30 millions deuros par an et par département demain pour acheter les élus et les populations ! Le document révèle également les propositions formulées par le comité puisque le processus GIP, de par la loi, va s'arrêter fin 2006. Aucune surprise : le maintien des structures GIP est demandé, avec un accompagnement financier multiplié par trois, soit ..30 millions d'euros par an et par département..., ainsi quun « comité de développement industriel » permettant de pallier labsence de Pôle . Et comme "seul un développement de l'activité et de l'emploi permettraient d'obtenir l'acceptation des populations et de leurs représentants (et aussi "une information en toute transparence", quand même)", le comité se tourne vers les acteurs du nucléaire pour qu'ils installent quelque entreprise, tout en étant conscient que: "les difficultés que rencontreront les acteurs de la filière nucléaire pour engager un développement d'activités durable et générateur d'emplois ne doivent pas être sous estimées". La Coordination nationale des Collectifs contre lenfouissement des déchets radioactifs, les collectifs Burestop dénoncent ces négociations en coulisses menées par les représentants de lEtat, les conseils généraux de Meuse et de Haute-Marne, certains élus locaux. Ils invitent les signataires de la pétition, les habitants des deux départements à demander des comptes à leurs élus locaux sur ce scandale moral et financier et à peser pour lorganisation dun référendum réclamé massivement. BURE, la Meuse et la Haute-Marne ne sont pas à vendre ! |
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Collectif Citoyen Normand "Le nucléaire et ses déchets ... non merci!" BP 11 61430 Athis de l'Orne 02 33 96 07 31 - 06 17 51 24 68 Coordination Nationale des Collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs 1 sentier de Guédonval 55000 Bar le Duc www.burestop.org 03 29 45 11 99 - 06 66 95 97 77 Déchets nucléaires : un débat avec quel public ? La Commission Particulière du Débat Public, chargée dorganiser le débat public sur les déchets radioactifs, obligatoire avant le vote parlementaire de 2006, avait programmé de longue date une réunion à Caen le mardi 15 novembre 2005 à 18h à lUniversité, sur le thème : Information et partage des connaissances. Or, la consultation du site Internet officiel de la CPDP déchets (www.debatpublic-dechets-radioactifs.org) a permis de constater que cette réunion était annoncée au lundi 14 novembre, déplacée au Centre des Congrès de Caen, 3 avenue Albert Sorel, à 17h. Quel public sera disponible à cette heure, un jour de semaine ? On peut se poser la question ! Le Débat Public est une instance obligatoire dans le processus qui doit mener au vote des Parlementaires, en 2006, sur le devenir des déchets nucléaires les plus dangereux. Répond-il à sa mission en créant les conditions dune participation minimale ? De nombreuses associations, dont la Coordination Nationale des Collectifs contre lenfouissement des déchets radioactifs, à priori favorables à la concertation citoyenne sur un sujet aussi épineux ont décidé, après avoir constaté les modalités de mise en place du débat, de décliner linvitation à y siéger, pour les raisons suivantes : - Durée insuffisante : 4 mois pour un sujet aussi complexe, après 15 ans (loi Bataille) de parole citoyenne confisquée. - A enjeu national, débat national ! Une quinzaine de réunions, seulement dans les 3 régions sensibles (Basse-Normandie, Lorraine/Champagne-Ardenne et Gard) et quelques grandes villes. - Information envers les populations totalement insuffisante, malgré un budget considérable (argent public). Information difficilement accessible, seulement sur Internet : Où est légalité des droits ? - Absence des parlementaires, qui prendront en 2006, des décisions les engageant bien au-delà de leur mandat, ainsi que les populations quils représentent. - Aucune réflexion globale sur la production de ces déchets, la filière électronucléaire et la politique énergétique du pays. Les 2 autres débats publics, sur le réacteur EPR et la ligne Très Haute Tension, qui se déroulent simultanément, montrent bien la volonté de morceler le problème, pour éviter au public davoir une approche globale et de se poser les bonnes questions. Admettre le principe de lenfouissement des déchets à grande profondeur comme « solution », pour légitimer le renouvellement du parc électronucléaire, relève de lirresponsabilité à légard des générations futures, qui auront à gérer pendant des milliers dannées les conséquences de quelques décennies de « confort ». Chacun veut de lélectricité à profusion, mais personne nest prêt (à juste titre !) à accueillir sous ses pieds des déchets aussi dangereux. La seule décision urgente qui simpose, cest darrêter la production de ces déchets dont on ne sait que faire. Alors seulement, il sera possible denvisager une gestion des déchets existants, détachée de toute pression économique et industrielle. Quant à la production délectricité sans nucléaire, de nombreux pays (qui ne séclairent pas à la bougie !) ont déjà fait ce choix, misant sur les énergies renouvelables, les économies dénergie et lefficacité énergétique. |
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COEDRA Maine Mairie 53160 Bais 02 43 37 93 40 - 02 43 04 37 20 Coordination Nationale des Collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs 1 sentier de Guédonval 55000 Bar le Duc www.burestop.org 03 29 45 11 99 - 06 66 95 97 77 Déchets nucléaires : la Coédra Maine dubitative sur les débats EPR et THT La décision politique de relancer le nucléaire a été prise sans en référer aux citoyens (lAssemblée Nationale a donné son aval à la construction du nouveau réacteur EPR à Flamanville, dans la Manche, lun des rares départements prêts à laccueillir). Malgré cette décision quelque peu prématurée, le débat public sur lEPR est lancé « Mieux vaut un débat qui ne sert à rien que pas de débat du tout, non ? -Canard Enchaîné du 19/10/05-. Mais ce débat pour le moins curieux a capoté avant même davoir commencé ! Les associations ont claqué la porte (Greenpeace, les Amis de la Terre, France Nature Environnement, Agir pour lEnvironnement, Réseau Action Climat, Sortir du Nucléaire, WWF, Wise, Global Chance, GSIEN, ACRO). La cause? La censure imposée par Didier Lallemand, haut fonctionnaire de Défense du Ministère de lIndustrie, au président de la CPDP (Commission Particulière de Débat Public) qui a décidé de supprimer 6 lignes du cahier dacteurs qui devait être distribué au public ; cette partie du texte, classée « confidentiel défense », révèle que lEPR ne résisterait pas à un crash suicide type 11 septembre. Ce serait « de nature à faciliter, voire à susciter, lexécution dactes de terrorisme » a prétexté François Loos (sous ministre de lIndustrie). Sur proposition des associations, la CNDP a alors demandé que des experts indépendants puissent avoir accès à ces documents secret-défense sans en divulguer le contenu ; mais elle a essuyé un refus du Premier Ministre qui a même déclaré vouloir lancer la construction de 4 autres EPR ! « Un débat public sans la moitié des acteurs concernés na aucun intérêt » résume Benjamin Dessus de Global Chance. Pourtant, malgré la cacophonie ambiante, un deuxième débat, concernant la future ligne THT (très haute tension) Cotentin-Maine, va souvrir à Saint-Lô ! Cette nouvelle ligne est la conséquence directe de limplantation de lEPR : elle servira à évacuer le courant produit par ce nouveau puissant réacteur (1600 MW). Débattre sur la ligne THT sans débattre sur la centrale qui produit le courant, voilà qui paraît un peu insensé. Face à ce projet qui pourrait affecter le Nord Ouest du département, sest constitué un Collectif citoyen anti-THT regroupant aujourdhui une vingtaine dassociations communales et cinq en constitution. Afin de leur apporter son soutien, la Coédra Maine invite ses adhérents à marquer de leur présence la réunion de lancement du Débat qui aura lieu le lundi 14 novembre (au lieu du 2 comme prévu initialement), à 19h00 à la Salle Polyvalente de Laval. La position de la Coédra Maine (Collectif dOpposition à lEnfouissement des Déchets Radioactifs) a toujours été très claire à ce sujet : « Non à lEPR et, à fortiori, à la THT ». |
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Coordinations nationales des Collectifs / Collectifs Bure
Stop |
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Coordination nationale des Collectifs/Collectifs Bure Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs COMMUNIQUÉ DE PRESSE Bar le Duc, samedi 3 septembre 2005
Pour régler le problème insoluble des déchets, Années 80 : les crs Années 90 : pseudos - labos + argent Années 2000 : un débat en trompe l'oeil
Les collectifs opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs ne cautionneront pas le "débat" public sur les déchets radioactifs à vie longue qui s'ouvrira à Bar le Duc le 12 septembre prochain. Suite à la saisine de la Commission Nationale de Débat Public par les ministères concernés, des représentants de collectifs ont suivi la mise en place de celle-ci : participation aux premières réunions préparatoires, échanges avec les membres de la CPDP, réflexions internes... qui alimentent aujourd'hui de nombreuses réserves sur la portée de ce débat.
Trop court, trop restreint, et peu crédible...
Un débat, aujourd'hui ? 4 petits mois en 2005 pour parler des déchets nucléaires les plus dangereux, à quelques mois des décisions parlementaires cruciales de 2006 ? Alors que les 15 années "Bataille" qui viennent de s'écouler ont toujours évincé toute participation de la société civile ? Quelle crédibilité y accorder ? A noter que la société civile n'a pas attendu pour soulever, depuis 20 ans, les vrais questionnements, en particulier sur le projet d'enfouissement. Un débat étriqué et sans envergure 4 mois mais en réalité une dizaine de rencontres de quelques heures, 3 zones géographiques concernées, soit celles qui sont pressenties pour accueillir l'enfouissement ou l'entreposage. Pourquoi une telle restriction ? L'ensemble de la population française est concerné par ce problème récurrent de société. Ce type de débat public n'est pas adapté à l'ampleur du sujet : manque de temps, de moyens sérieux de communication et d'échanges, manque d'envergure, pas d'orientation décisionnelle à son issue. Un débat pourquoi ? Tout semble bien prévu, acté, tracé. Avant tout débat, toute discussion parlementaire. Les derniers rapports (OPECST, CNE, ANDRA...) annoncent que le "principe de faisabilité est acquis", et proposent déjà aux parlementaires un plan d'avenir clair : entreposage préalable des déchets et enfouissement à Bure ensuite. Quel sens pour un débat "public" si ce public sera mis, dans quelques mois, devant le fait accompli ? Un débat pour évacuer l'urgence de la situation Aucune des inconnues majeures n'a été levée : on ne sait toujours pas agir sur la nature même du danger, soit la radioactivité de ces déchets. On ne peut pas neutraliser leur danger, et pourtant tous les rapports officiels dédramatisent une situation plus qu'alarmante. Il est à craindre que ce débat soit un leurre pour les populations maintenues dans l'ignorance et les parlementaires amenés à voter en 2006. Un débat sans les décideurs On constate que les parlementaires qui doivent voter en 2006 sont totalement absents du débat. Aucun lien, aucun échange avec la population qu'ils sont censés représenter. Un débat déconnecté Parler des déchets nucléaires, sans parler de leur outil de production est une véritable aberration, cela revient à laisser dans l'ombre la véritable question : pourquoi s'obstiner à produire des poisons ingérables ? Le déchet est le talon d'Achille du nucléaire, on l'escamote. Le lancement d'un second programme électronucléaire s'est fait avant toutes discussions autour de l'impossible gestion de ses déchets, existants et à venir. Débat public ou processus d'acceptation sociale A l'heure où l'énergie nucléaire est en perte de crédit dans l'opinion publique, s'agit-il de saupoudrer d'un semblant de démocratie des décisions déjà prises ? S'agit-il d'une "soupape" pour les fortes pressions citoyennes relevées immanquablement depuis 20 ans sur chaque site pressenti pour le stockage souterrain ou l'entreposage ? Vaste opération de communication visant à persuader la population qu'elle a été consultée ? Un débat réel, sinon rien ! Les collectifs réunis au sein de la Coordination nationale soulignent tout l'intérêt -et l'incontournable nécessité- d'un projet de débat à envergure publique autour des déchets nucléaires. Le débat, nécessaire à tout exercice démocratique, est réclamé par les populations et les associations confrontées à ce sujet épineux depuis plusieurs décennies. Les collectifs réunis au sein de la Coordination nationale considèrent aujourd'hui qu'un réel débat sur ce sujet peut être valablement mené : - s'il intègre tous les citoyens sur l'ensemble du territoire : "A enjeu national, débat national !" - sur une durée suffisante et avec des moyens en conséquence - si les parlementaires qui prendront des décisions capitales en 2006 sont directement impliqués dans la procédure du débat public - si il fait partie intégrante d'un débat sur les orientations nationales en matière d'énergie Un impératif : prendre en compte la problématique des déchets nucléaires dans sa globalité, à savoir leur mode de production, et la replacer dans la politique énergétique du pays. Déconnecter le déchet de sa source est un non-sens.
C'est pourquoi, nous, représentants de divers groupes de populations directement concernées par le sujet, nous appelons à: * ne pas cautionner un débat public tronqué et trompeur * soutenir et participer à la Manifestation nationale du 24 septembre à Bar le Duc : "Déchets nucléaires, n'empoisonnez pas la Terre" ! (voir ici) Contacts presse : 06 86 74 85 11 03 25 04 91 41 / 06 66 95 97 77 site web: www.burestop.org |