Communiqués de presse (à partir de 2004)

- - Les communiqués précédents - -

 

Communiqué du 22 août 2005: Un ministre à Bure...

Communiqué du 1 juillet 2005: 10 ans de supercherie supplémentaires

Communiqué du 30 mars 2005: Forum à Bar-Le-Duc...

Communiqué du 17 mars 2005 : OPECST...un rapport pour enterrer la démocratie...

Communiqué du 16 mars 2005 : Déchets nucléaires, des choix inconséquents...

Communiqué du 16 mars 2005: OPESCT et Forum...

Communiqué du 2 février 2005: Entreposage et désinformation...

Communiqué du 25 janvier 2005: Auditions parlementaires...

Lettre aux parlementaires du 25 janvier 2005: Madame, Monsieur...

Communiqué du 21 janvier 2005: La transmutation et la radioactivité, une astuce...

Lettre ouverte du 3 décembre 2004: M.M. Bataille et Birraux,représentants de l'OPECST

Communiqué du 24 novembre 2004: Un colloque, sans ministre, mais...

Communiqué du 7 novembre 2004: Accident dramatique

Communiqué du 21 octobre 2004: l'EPR est injustifiable !

Communiqué du 8 septembre 2004: Ni ici, ni en Suisse...

Communiqué du 6 septembre 2004: Bure: chantage financier... 

Communiqué de BZL du 28 août 2004 : Les opposant s'installent...

Communiqué du 26 juillet 2004 : Flicage des collectifs

Communiqué du 19 juillet 2004 : Déchets nucléaires, la Commission nationale tombe le masque : cap sur l'enfouissement

Communiqué du 5 juillet 2004 (cedra52): Quand le Conseil général rou...

Communiqué du 18 juin 2004: Changer de vision énergétique: un jeûne...

Communiqué du 3 juin 2004: Bure: Opération mensongère

Communiqué du 25 mai 2004: Non à l'EPR et à ses déchets

Communiqué de presse du 25 mars 2004: BURE* : prototype européen...

Collectifs Bure-Stop

Coordination nationale des collectifs opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs

1, sentier de Guédonval / 55000 BAR-LE-DUC / www.burestop.org

COMMUNIQUE DE PRESSE

Déchets nucléaires :

un déplacement ministériel cible les élus de Meuse/Haute-Marne et évite élus et collectifs opposés à l'enfouissement.

François Loos, ministre délégué à l'Industrie, se déplace ce mardi dans la région de Bure. Bien que l'enfouissement des déchets radioactifs soulève de vives controverses partout dans le monde et que le site de Bure -en particulier- suscite une polémique grandissante, l'Etat bétonne le soutien des élus locaux et cultive le double langage vis à vis de l'opinion: débattre, oui, un peu, mais surtout enfouir, et à Bure.

"Le sous-sol de Bure est une petite merveille", clame l'Agence nationale gestionnaire des déchets nucléaires (Andra). A l'écouter, ce site en limite de Champagne et Lorraine constituerait un véritable coffre-fort pour piéger les pires déchets nucléaires, ceux qui recèlent une mortelle radioactivité sur des millions d'années. Or les conclusions de l'Andra sont bien hâtives et imprudentes au point qu'il y a tout lieu de penser qu'elles répondent davantage à une commande politique qu'à une véritable recherche scientifique; les recherches étant à peine commencées in situ. D'autre part, un certain nombre d'experts en sciences de la terre alertent depuis des années qui, analysant des données d'organismes on ne peut plus officiels, démontrent aisément que ce site cumule quantité de critères défavorables, au risque de contaminer irrémédiablement de vastes territoires.

Face à cela, le communiqué du ministère annonce pour demain une rencontre avec uniquement des élus locaux triés sur le volet, les parlementaires et les présidents des Conseils généraux de Meuse et de Haute-Marne. Quant à l'association des élus opposés à l'enfouissement et les collectifs de citoyens, à l'origine de tous les questionnements et études étayées : exit . Le rendez vous parlementaire -début 2006- sur les déchets nucléaires approchant, comment comprendre une telle attitude autrement que comme une démarche "préventive" du Ministère sous forme de marchandage où le soutien des deux départements sera monnayé ? On est là bien loin de la transparence et de la démocratie de proximité déclamées. Or, transparence et démocratie font tant défaut dans ce dossier du nucléaire et de ses déchets, et les populations de la région de Bure tant mises à l'écart, que les associations d'élus et de citoyens ont pris l'initiative de lancer une vaste campagne de pétition sur les deux départements pour exiger la tenue d'un référendum local. Cette pétition est un succès et répond à une véritable aspiration populaire jusqu'ici ignorée par les deux Conseils généraux interpellés : 40 000 signatures ont déjà été recueillies à ce jour. 40 000 demandes auxquelles les Conseils généraux devront apporter une réponse politique à leurs concitoyens. Et que font les pouvoirs publics ? Ils saisissent la Commission nationale de débat public (CNDP) dont la seule mission va consister à organiser de-ci, de-là, quelques réunions publiques, bien éloignées des enjeux que font peser ces déchets empoisonnants et de la place que doivent prendre les populations qui sont concernées au premier plan, c'est à dire la société dans son ensemble.

Mais à ignorer ainsi les populations et à persister à manoeuvrer depuis leur tour d'ivoire, les pouvoirs publics jouent un jeu dangereux. De plus en plus nombreux sont en effet ceux qui comprennent la finalité d'une telle attitude : enfouir coûte que coûte pour se débarrasser de ces encombrants déchets, et qu'elles qu'en soient les conséquences... à venir. Et ça n'est pas ce à quoi s'apprête l'Etat qui va rassurer : le versement de près de 10 millions d'euros annuels à chaque département et la promesse d'une poignée d'emplois, vaseline vieille comme le monde mais qui n'empêche nullement les dégâts...

Afin d’interpeller populations et pouvoirs publics face aux risques d'enfouir,

DIVERS EVENEMENTS ET MANIFESTATIONS sont d’ores et déjà programmés, dont :

- "Visiatome" : vendredi 26 août à 11H à Marcoule (Gard), dans le cadre de l'inauguration de cet outil "de propagande" du CEA sur les déchets du nucléaire

- “GRANIT” : évènement régional "Grand Ouest", 2 jours de débats/information les 3-4 septembre à Flers, dans l’Orne (www.burestop.org)

- Manifestation nationale “Déchets nucléaires, n’empoisonnez pas la Terre !” , le 24 septembre à Bar le Duc (Meuse). Ce jour-là, les dizaines de milliers de pétitions signées par les populations meusiennes et haut-marnaises seront remises aux conseils généraux pour exiger un référendum.

"DÉCHETS NUCLÉAIRES, SURTOUT NE PAS ENFOUIR, ARRÊTER D'EN PRODUIRE !"

Contacts presse :

Michel MARIE 03 25 04 91 41 / 06 66 95 97 77

Nadine SCHNEIDER 03 29 45 11 99

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C O M M U N I Q U É D E P R E S S E

Coordination nationale des collectifs/ Collectifs Bure-Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs

site web : www.burestop.org

Déchets nucléaires, “10 années de supercherie supplémentaires !”

Les 2 ministères de la Recherche et de l’Industrie ont reçu ce jour les rapports de l’Andra et du CEA, relatifs aux recherches menées sur les déchets hautement radioactifs à vie longue, dans le cadre de la Loi Bataille.

Selon l’afp (30/06/05) : "Nous allons définir un calendrier d'une dizaine d'années supplémentaires", a expliqué devant la presse le ministre délégué à l'Industrie, François Loos.

Pour les collectifs citoyens confrontés depuis plus de 25 ans à la problématique insoluble des déchets nucléaires les plus dangereux, il est clair que repousser les véritables questions, une fois de plus et de 10 ans encore, ne changera rien, sinon multiplier les quantités produites !

Cacher encore la vérité aux parlementaires, aux populations...

Cette politique de l’autruche ne vise qu’à masquer encore et toujours l’insolubilité totale du problème, nul au monde ne sait gérer les déchets issus de 40 années de production électro-nucléaire :

- La séparation/transmutation est de l’ordre de la mission impossible.

- L’entreposage en sub-surface n’est que transitoire.

- L’enfouissement en grande profondeur est synonyme de contamination inéluctable, à très grande échelle.

Face à cette problématique récurrente, pourquoi s’obstiner à en cacher la vérité, et pourquoi persister à en produire toujours plus ? La coordination nationale des collectifs condamne cette politique malhonnête, toute en fausses certitudes, sans prise en compte de la globalité du problème. A qui est-elle destinée ?

- Aux parlementaires, qui en 2006, en entérinant des décisions depuis longtemps programmées, pourront ainsi diluer leur part de responsabilité ?

- Aux industriels du nucléaire qui viennent tout juste d’empocher le contrat du réacteur EPR, juteux mais tellement injustifiable : que fera-t-on de ses déchets ?

- Aux populations, que l’on maintient ainsi de façon scandaleusement délibérée dans l’ignorance du problème ?

 

... pour mieux lancer l’irréparable !

La coordination nationale tient à alerter sur le fait que la poursuite de la recherche qui sera lançée en 2006, à l’issue des réfléxions parlementaires, sera lourde de conséquences !

En effet pour BURE (Meuse/Haute-Marne), site pressenti pour l’enfouissement, si la recherche continuait sur le chantier actuel il est déjà prévu de lancer simultanément un tout autre chantier : celui d’un futur centre de stockage souterrain, et ce dès 2006. La CNE (rapport 2004) est formelle à ce sujet : “Dans le cas du site de Bure, le laboratoire souterrain en cours de réalisation est situé dans une zone géographique et dans une formation géologique envisageables pour un stockage souterrain. En conséquence, les informations qu'on tirera du laboratoire seront directement utilisables pour un projet de stockage, même si les accès à ce dernier sont prévus pour être distincts des accès au laboratoire souterrain, et que les deux ouvrages doivent être séparés. Il n'y aurait donc pas d'obstacle scientifique à ce que soient menées en parallèle après 2006 : d'une part, l'exploitation du laboratoire pour des expérimentations scientifiques, techniques et d'ingénierie minière ; et, d'autre part, la reconnaissance de l'emprise d'un futur stockage par méthodes géophysiques et au moyen du creusement de nouveaux puits permettant la réalisation de galeries de reconnaissance. Les calendriers respectifs de ces deux opérations devraient être soigneusement précisés.” L’Andra l’a déjà annonçé à maintes reprises, en parlant de la transposition des résultats de BURE dans un périmètre alentour de 200km2.

Afin d’interpeller populations et pouvoirs publics,

DIVERSES MANIFESTATIONS sont d’ores et déjà programmées, dont :

- 3 jours de manifest’actions “Ne pas laisser faire”, devant le chantier de BURE 29, 30, 31 juillet ici

- “GRANIT” : 2 jours débats/information, les 3 & 4 septembre à Flers, dans l’Orne ici

- Manifestation nationale “Déchets nucléaires, n’empoisonnez pas la Terre !” , le 24 septembre à Bar le Duc. Ce jour-là, les dizaines de milliers de pétitions signées par les populations meusiennes et haut-marnaises seront remises aux conseils généraux pour exiger un référendum. ici

 

"DÉCHETS NUCLÉAIRES, SURTOUT NE PAS ENFOUIR, ARRÊTER D'EN PRODUIRE !"

Contacts presse : Corinne FRANCOIS 06 86 74 85 11

Michel MARIE 03 25 04 91 41 / 06 66 95 97 77

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Coordination nationale des Collectifs / Collectifs Bure Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bar le Duc, 30 mars 2005

Déchets nucléaires, un FORUM public pour appréhender l'ampleur du problème

Organisé ce samedi 2 avril dans la région de Bure, à Bar-le-Duc (Meuse), par des associations et des élus, ce Forum public a pour ambition de transmettre des informations trop peu connues, afin de faire contre-poids au discours officiel.

En France, la donne est simple: on est dans le nucléaire, et on persiste. Si cette industrie génère des déchets dangereux, car radioactifs, on les "gère" en les stockant-accumulant en surface pour certains, ou en prévoyant de les enfouir pour d'autres.

Rassurantes de prime abord, ce qui est présenté comme "solutions" occulte une réalité bien plus vaste.

C'est ainsi que les personnalités qui interviendont au cours de ce forum vont expliciter la totalité de la filière nucléaire (de la mine d'uranium au combustible usé) et la multiplicité des déchets produits tout au long, aux caractéristiques fort différentes et aux effets sur la santé bien plus nocifs qu'annoncés jusque-là.

Une présentation complète du seul site d'enfouissement programmé en France, à Bure (Lorraine/Champagne) permettra également de comprendre pourquoi ce site présenté comme "coffre-fort" est un mythe. Sera justement analysé comment sont prises les décisions et la place laissée à la démocratie et aux citoyen/nes, tandis que sera expliqué le modèle finlandais par une ressortissante du pays. Enfin, face à tous les risques, présents et à venir, liés à tous ces déchets, une présentation sera faite du "comment sortir du nucléaire".

Une large place, à l'issue de chaque intervention, sera laissée au débat avec le public et, mieux encore, celui-ci sera amené (en fin de journée et sur le créneau 17h-19h) à échanger, à proposer, à s'impliquer sur le thème : "et maintenant, que fait-on ?"

Les intervenants retenus sont tous experts reconnus dans leur domaine et auteurs de mutiples ouvrages: depuis la monographie jusqu'au rapport parlementaire.

Des décisions "lourdes" devant être prises dans les mois prochains, la population de la grande région est naturellement invitée à participer à ce Forum (entrée libre et gratuite). Il en est de même des décideurs, les élus, dont plus de 2300 ont reçu une invitation personnelle (depuis les municipalités locales jusqu'aux députés et sénateurs).

Un point presse est organisé vers 13h30, sur les lieux, avec les intervenants.

Lieu : salle des fêtes - Savonnières devant Bar (entrée de Bar le Duc - coté Ligny en Barrois)

Contacts : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77

www.burestop.org - www.sortirdunucleaire.org


PROGRAMME

FORUM public - "Déchets nucléaires : le casse-tête !"

BAR-LE-DUC (Meuse) / SAMEDI 2 AVRIL 2005 / entrée libre et gratuite

Conférences / informations / échanges / avec la participation d'experts internationaux

PROGRAMME

9H Accueil des participants

9H30 Ouverture du forum

9H30-10H30 Paul Lannoye (Belgique)

Dr en sciences physiques - Député européen honoraire

"La filière nucléaire: de la mine d'uranium à l'accumulation des déchets radioactifs. Effets nocifs et inattendus sur la santé publique"

Echanges avec le public

10H30-11H30 Michele Rivasi (Valence)

Fondatrice du laboratoire indépendant CRIIRAD - Ancienne députée

"La multiplicité des déchets du nucléaire / quelles gestions ?"

Echanges avec le public

11H30-12H30 André Mourot (Haute-Marne)

Ingénieur en géophysique, licencié ès sciences

"La très controversée géologie de Bure"

Echanges avec le public

Pause Déjeuner: buffet campagnard / produits bio du terroir

14H-15H Didier Anger (La Hague)

Ancien parlementaire européen - Coordonnateur du collectif régional "EPR non merci"

"La démocratie à la française: on décide d'abord, on discute ensuite"

Echanges avec le public

15H-16H Kaisa Kosonen (Finlande)

Chargée de campagne énergie Greenpeace-Finlande

"Le modèle finlandais en est-il vraiment un ?"

Echanges avec le public

16H-17H Sylvain Godinot (Lyon)

Administrateur Réseau Action Climat

"La sortie du nucléaire / efficacité énergétique, énergies renouvelables / nucléaire et effet de serre"

Echanges avec le public

17H-19H Débat entre le public, les élus et les "grands témoins" : "et maintenant, que fait-on ?"

19H Dîner festif (repas sur réservation au 03 25 04 91 41) et soirée musicale

 

Ce FORUM se veut ouvert à toutes et tous, pour s'informer, faire le point et réfléchir ensemble

Lieu: salle des fêtes - Savonnières devant Bar (entrée de Bar le Duc - coté Ligny en Barrois)Pour tous renseignements 03 25 04 91 41 www.burestop.org www.stopbure.com

 

Organisé par les collectifs Bure-Stop, la Coordination nationale des collectifs et l'Association des Elus opposés à l'enfouissement des déchets nucléaires

En partenariat avec: Attac 55, Adeco (Tronville), Ecologie Politique Meusienne, Mouvement pour une Alternative non-violente de Nancy, G.E.M., Groupement des Agro-biologistes de Meuse, Meuse Nature Environnement, Mouvement rural des jeunes chrétiens, Mouvement des chrétiens en monde rural, LCR 55, Verts Lorraine...

Avec le soutien de Réseau Sortir du nucléaire et de Greenpeace

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Coordination nationale des Collectifs / Collectifs Bure Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs

site web: www.burestop.org

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bar le Duc, 17 mars 2005

Déchets nucléaires, un rapport parlementaire pour enterrer la démocratie

Le rapport présenté hier mercredi par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) affirme ou ré-affirme surtout des choix et des orientations depuis longtemps avancés. Il augure mal du débat prévu pour les parlementaires dans les mois à venir sur la loi de 1991 et sur la gestion des déchets hautement radioactifs. Il augure mal du débat public prévu à l'automne (CNDP).

Point de vue de la Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets nucléaires à la première lecture du rapport.

Fuir les responsabilités

Si l'enfouissement se camoufle sous le terme "stockage géologique" tout au long des pages, l'Office en fait une réalité incontournable. Il se réfugie derrière le fait que "c'est la solution privilégiée par la plupart des pays nucléarisés" et qu'elle est la voie préconisée par l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) en s'appuyant sur "un panel d'experts internationaux constitué... par ses soins" !

Enfouissement ? Et pourtant l'Office insiste sur "les questions techniques difficiles" et déclare que "les paramètres... à prendre en compte sont évidemment nombreux". L'Office reconnaît même "qu'il n'est pas possible de garantir un total confinement des déchets radioactifs sur des échelles de temps très étendues". Est-ce ainsi que notre collectivité se prépare à "prendre ses responsabilités face aux générations futures", comme se targue l'Office ?

La coordination des collectifs rappelle qu'un tel consensus international autour de l'enfouissement ne doit pas masquer le fait que les déchets nucléaires sont ingérables par nature et qu'il faudra bien en parler "officiellement " un jour !

La loi violée par les législateurs

Préalablement à l'enfouissement, la loi (30 décembre 1991) imposait "des" laboratoires. Or, un seul étant réalité à Bure, comment expliquer que la loi n'est là fondamentalement pas respectée ? Réponse : "une interprétation souple de la loi s'impose (...) et ce pour plusieurs notions (dont) l'usage du pluriel".

Pour rappel, sur les 15 sites pressentis en 2000 pour l¹accueillir, le fameux 2ème "labo" n'a jamais pu voir le jour, sous la pression populaire !

Bure : de curieuses conclusions

Le site de Bure (Meuse/Haute-Marne), retenu pour l'enfouissement et présenté potentiellement comme "un véritable coffre-fort" se doit, entre autres, de se situer dans "un milieu anhydre" (cf qui ne contient pas d'eau). D'ailleurs, précise le rapport, "les calcaires sur (Oxfordien) et sous (Dogger) la couche de Bure contiennent très peu d'eau". "Très peu", ça n'est déjà pas quantité négligeable mais que dire de cet aveu, écrit en janvier 2002 par le promoteur même du "laboratoire" de Bure (Andra): "les calculs donnent des volumes d'eau qui se chiffrent en millions de m3" ?

Autre aspect, la sismicité. Malgré les études et relevés d'experts indépendants, l'Office ne reconnaît que "des séismes de niveau 2 au maximum, dans le lointain passé", au point que "la zone de Bure sera d'ailleurs classée dans la catégorie la moins sismique de France". Pourtant, et malgré cela "les installations de Bure sont dimensionnées pour résister à un séisme de niveau 6.... afin de prendre en compte le Séisme Maximal Physiquement Possible (SMPP)".

Les opposants ont réuni suffisamment d'éléments prouvant la dangerosité de l'enfouissement, à Bure ou ailleurs, qui devraient intéresser les parlementaires.

Réversibilité = supercherie

Réversible...tant que la poubelle n'est pas fermée !!!

Voilà bien la supercherie répétée par l'OPECST. Car le rapport lui-même révèle sa propre contradiction : "l'irréversibilité (...) apporte le meilleur confinement possible" en terme de sûreté, et "la réversibilité (...) réduit la performance de confinement des déchets et même la sécurité physique du stockage". Alors ? "l'arbitrage réversibilité/irréversibilité doit tenir compte (...) notamment de l'acceptation par les populations", ce qu'avait déjà annoncé crûment en novembre 1999 le ministre Ch.Pierret : "la réversibilité est donc un moyen d'établir pendant plusieurs dizaines d'années (...) la crédibilité des solutions techniques retenues pour un stockage et d'emporter la confiance du public."

La réversibilité est un leurre qui ne doit abuser personne !

L'acceptabilité : ils courent après !

Acceptabilité ! Le mot est lâché.

Si la notion de "réversibilité" est mise en place pour cela, d'autres promesses sont listées dont des retombées financières, une pratique indigne qui a déjà fait ses preuves. Les déchets nucléaires ne sont pas un cadeau et il faut alors "manifester la solidarité nationale à l'égard des populations locales concernées (...) en contrepartie de leur contribution à la solution d'une question d'intérêt général". Problème majeur, c'est qu'on n'a jamais donné la parole à ces populations, bafouant ainsi la loi de 1991 (cf article 6) et ceci reconnu au sein du Conseil d'Etat, contredisant de manière cinglante l'Office qui écrit "il semble que la procédure de consultation (...) ait fonctionné de manière satisfaisante". Des populations tant ignorées qu'elles se sont lancées dans une vaste campagne de pétitions, en Haute Marne et en Meuse, pour réclamer un référendum local sur le sujet. Certainement fort gêné d'une telle "démocratie de proximité", le gouvernement vient d'annoncer la saisie de la Commission nationale du débat public (CNDP). Réponse de l'Office : "la saisine de la CNDP par le Gouvernement (...) ne correspond pas à l'objet de la CNDP (...) ce débat doit rester un débat éminemment politique conduit par les représentants de la Nation". Et voici les populations enterrées une seconde fois.

 

Les 38 parlementaires de l'Office... moins une voix, ont adopté ce rapport ! Mais avec celle du sénateur SIDO, président du Conseil général de Haute-Marne concerné au premier chef.

 

Les collectifs de citoyens et d'élus opposés à l'enfouissement des déchets nucléaires appellent tous les Meusien/nes et Haut-Marnais/es, populations et élus confondus, à signer en masse la pétition qui circule actuellement. Ils invitent à participer largement au FORUM public du 2 avril (Bar-le-Duc) qui va faire entendre la voix d'experts indépendants (programme complet, liste des intervenants, etc sur www.burestop.org)

 

"Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire !"

 

Contacts presse : Corinne FRANCOIS 06 86 74 85 11

Michel MARIE 03 25 04 91 41 / 06 66 95 97 77

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Coordination nationale des Collectifs / Collectifs Bure Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bar le Duc, 16 mars 2005

 

Déchets nucléaires, des choix inconséquents qui péseront lourd !

 

Un carnet de route tout traçé pour les parlementaires en 2006. Les associations condamnent et le fond et la méthode !

 

Le rapport de l'OPECST qui servira de base de réflexion aux parlementaires qui, en 2006, vont être amenés à "débattre" sur le sujet ultra sensible des déchets nucléaires hautement radioactifs à vie longue est exemplaire !

S'il ne nous apprend rien de nouveau -poursuivre sur les 3 voies de la loi Bataille avec priorité à l'enfouissement- il fixe un calendrier précis : Il préconise en effet des recommandations au parlement qui "pourrait fixer comme objectifs (...) les dates de 2016 pour la mise en service d'un entreposage de longue durée et l'autorisation de construction d'un stockage réversible en formation géologique, 2020-2025 pour la mise en service d'un réacteur démonstrateur de transmutation et la mise en service du stockage géologique, et 2040 pour la transmutation industrielle".

 

Un projet bien ficelé !

Passé le temps de refroidissement des déchets, via l'entreposage en sub-surface, cap toute sur l'enfouissement !

Avec en perspective le miroir aux alouettes de la transmutation, toujours plus lointaine, toujours plus incertaine avec un nouveau réacteur en prime !

Enfin, pour faire passer la pilule du stockage géologique, prôné par les pouvoirs publics, décrié par les populations, la notion de la réversibilité, un mensonge grossier...

Le carnet de route est tout traçé, sans aucune préoccupation éthique, en minimisant au maximum la marge de manoeuvre des parlementaires, sans concerter les populations les premières concernées !!!

 

Des opposants qui ne désarment pas, bien au contraire !

Les collectifs réunis au sein de la coordination nationale contre l'enfouissement dénoncent :

- La mise à l'écart des arguments réunis depuis les années 1980 par les multiples associations des 25 sites concernés à ce jour par des tentatives d'enfouissement, aggravant ainsi l'impartialité du rapport de l'OPECST. L'article 6 de la loi Bataille n'a d'ailleurs pas été respecté, qui imposait la concertation des populations.

- Les méthodes indignes qui ont permis de lancer un chantier d'enfouissement à BURE (Meuse/Haute-Marne), basées sur la tromperie : laboratoire écran, persuasion financière, éviction de l'avis des populations, absence de débat etc.

- La poursuite de l'utilisation abusive d'argument fallacieux, dont le plus grave aujourd'hui est celui de la réversibilité... La réversibilité est impossible au-delà de la phase de remplissage de site de stockage -de l'avis même de l¹ANDRA- les parlementaires amenés à prendre de lourdes décisions en 2006 doivent en être informés.

- Le flou entourant les projets d'entreposage : où, quels lieux seront concernés ?

- La politique de banalisation des déchets HAVL qui transparaît dans les déclarations d'aujourd'hui, masquant la complexité et l'absence de solutions inhérentes à ces produits

- Les conditions par avance tronquées du débat parlementaire de 2006 : en effet, on statue sur le sort des déchets après avoir décidé de poursuivre sur la voie du tout-nucléaire. Le rapport de l'OPECST omet tout un pan incontournable pour la discussion de 2006 : un bilan de la filière electro-nucléaire. Comment dans ces conditions douter de l'objectivité des décisions qui en seront issues ?

 

De nombreuses actions d'information, d'interpellation des députés, et d'alerte de l'opinion publique sont en cours. Première en date : un FORUM PUBLIC ouvert à tous, le samedi 2 avril 2005 à Bar le Duc (préfecture du département où se prépare la poubelle nucléaire souterraine annonçée).

 

"Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire !"

Contacts : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77

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Coordination nationale des collectifs opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs / collectifs Bure-Stop

1, sentier de Guédonval / 55000 BAR-LE-DUC / site web: www.burestop.org

Déchets nucléaires : un rapport officiel, partiel et partial, éclairé par un Forum citoyen

Mercredi 16 mars, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) présente à la presse le rapport qu'il destine aux députés et sénateurs, grands acteurs du rendez-vous de 2006 prévu par la loi Bataille. Tronqué et partial, d'après de multiples associations qui annoncent la tenue d'un FORUM destiné à "éclairer" élus et populations sur la réalité des Déchets Nucléaires Hautement Radioactifs à Vie longue.

Alors que partout au monde les pays nucléarisés se demandent que faire de ces déchets, la France s'est dotée fin 1991 d'une loi, dite loi Bataille, chargée d'encadrer la recherche pour éliminer ces déchets et la menace qu'ils font peser. Cette loi s'était donnée quinze années pour aboutir à une solution, soit début 2006. Inutile de dire que malgré les sommes astronomiques engagées, pas l'ombre d'une solution responsable et acceptable n'a émergé !

Gérer ces produits hautement toxiques étant de l'ordre de la mission impossible, pouvoirs publics et industriels en reviennent aux "solutions" prônées dans les années 1980 : se débarrasser de ces déchets bien encombrants en les enfouissant...

Un projet irresponsable au regard des générations futures, dénonçé par de nombreux experts, élus ou citoyens de bon sens.

 

Alors que la loi Bataille les y obligeait (cf article 6), les pouvoirs publics qui se targuent tant aujourd'hui de "concertation" (Livre blanc à venir, projets de Commission nationale du débat public autour de la contruction de l'EPR ou des déchets), n'ont au cours de ce processus jamais écouté ni fait participer les citoyens ou les élus qui ont suivi de très près ces recherches. En ce domaine, et à l'issue des quinze années accordées par la loi Bataille, les modalités de concertation peuvent se résumer à la mise en place d'un Comité local d'information et de suivi (Clis) sur le site pressenti pour l'enfouissement à Bure (Meuse/Haute-Marne). Clis dont le rôle est si édulcoré et le fonctionnement si épique que nombre d'associations et de syndicats viennent d'en claquer la porte voici quelques semaines !

 

L'inconvénient majeur de cette mise à l'écart de la société civile, qui a pourtant toujours démontré sa totale opposition aux nombreuses tentatives d'enfouir les déchets HAVL dans les régions concernées, c'est que les parlementaires vont décider dans quelques mois du sort de ces déchets -et de la santé des générations à venir- en se basant sur un rapport pour le moins partiel et partial.

En effet l'Office parlementaire, tout au long de ses auditions, a purement et simplement omis d'écouter et de prendre en compte les informations et arguments rassemblés par les collectifs de citoyens et d'élus, que ce soit contre la voie de l'enfouissement ou les projets d'entreposage en surface...

Ceux-ci dénoncent de plus l'aspect tronqué d'un tel rapport qui aborde le problème des déchets nucléaires en escamotant la source de cet inextricable problème de société : la production électro-nucléaire.

 

Afin d'apporter une vision et une réflexion beaucoup plus large, les collectifs de citoyens et d'élus opposés à l'enfouissement organisent un FORUM public, ouvert à tous et de manière totalement gratuite, le samedi 2 avril à Bar-le-Duc (Meuse)

Le titre est explicite : "déchets nucléaires : le casse-tête !" Interviendront tout au long de la journée des voix habituellement ignorées des pouvoirs publics; la voix d'experts internationaux mais aussi celles de citoyens qui se sentent concernés par les graves problèmes posés par les déchets nucléaires, ainsi que celles d'élus opposés à la fausse solution que serait l'enfouissement de ces déchets.

En cette année déterminante, les collectifs interpelleront directement les parlementaires et l'opinion publique par un certain nombre d'actions déjà programmées.

"Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire !"

 

Contacts presse : Corinne FRANCOIS 06 86 74 85 11

Michel MARIE 03 25 04 91 41 / 06 66 95 97 77

 

La présentation complète du programme peut etre demandée à permanent@burestop.org ou directement sur le site www.burestop.org en cliquant sur "le Forum du 2 avril" puis "ce document au format PDF"

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Collectif Rhodanien Déchets Nucléaires

et

Coordination nationale des Collectifs

contre l'enfouissement des déchets radioactifs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bar le Duc, 2 février 2005

Collectif et Coordination dénoncent l'entreprise de désinformation qui cherche à faire croire que des solutions sont trouvées pour gérer les déchets du nucléaire

Jeudi 3 février, la dernière audition de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques traitera du conditionnement des déchets et de l'entreposage de très longue durée, de ces déchets et du combustible usé.

Ce genre d'entreposage, pour les déchets qui ne relèvent pas des centres de stockage de Soulaines (moyenne activité) et Morvilliers (faible activité), existe déjà sur des sites nucléaires (Marcoule dans le Gard, par exemple). Ils sont conçus et autorisés pour des durées de 50 ans environ. La loi Bataille pousse plus loin en envisageant deux scénarios : améliorer l'existant pour atteindre des durées d'entreposage allant jusqu'à 100 ans, voire 300 ans, ou créer un (ou plusieurs) site spécifique de stockage en surface ou sub-surface. Il est à craindre qu'ensuite tout ou partie de ces déchets irait en stockage profond (enfouissement), lorsqu'ils auraient suffisamment refroidi ou parce qu'ils seraient considérés comme non valorisables.

Concernant ces recherches, les collectifs déplorent un manque d'information en direction du public, notamment pour la partie effectuée par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) au Centre d'expertise sur le conditionnement et l'entreposage des matières radioactives (CECER) à Marcoule.

De plus, les conclusions relevées dans le dernier rapport annuel de la Commission nationale d'évaluation (CNE) suscitent de vives inquiétudes : «les études...souffrent de ne pas avoir porté sur des sites réels, ce qui a empêché que se dégage une problématique concrète (...) mais des conditions favorables pourraient être trouvées sans difficulté sur 75% du territoire national pour l'entreposage en plaine et 25% pour la sub-surface en relief sous-collinaire. De nombreux problèmes importants d'ingénierie -rôle de l'eau et contraintes thermiques dans le massif, scénarios d'interruption de la ventilation, maintenance...- n'ont fait l'objet que d'études très préliminaires». Pourtant, malgré cela et comme pour le projet d'enfouissement à Bure : «la commission estime toutefois qu'il n'existe a priori aucun obstacle de principe quant à la faisabilité scientifique et technique d'un entrepôt souterrain mais que le choix du site sera important ».

Si tout le territoire national semble ainsi concerné par ce type de stockage, le département du Gard a néanmoins été cité comme candidat potentiel dès décembre 1998 et une carte du CEA avec 7 sites potentiels dont Marcoule corrobore l'hypothèse d'une réalisation dans ce département.

Devant la carence d'information et à l'initiative du collectif rhodanien, une étude indépendante a été réalisée par deux géologues en 2000. Leurs conclusions sont sans équivoque : il est aberrant et dangereux d'envisager des entreposages dans des falaises de calcaire, pour cause de failles avec circulation d'eau importante et du fait du risque sismique.

Nul doute que les scientifiques présents ce 3 février évoqueront les nombreuses avancées des recherches (recherches qui ne règlent en rien les problèmes de garantie de stabilité socio-économique, de surveillance sur le très long terme, de coût, etc), mais nous rappelons qu'aucune solution satisfaisante n'existe pour les déchets nucléaires et que les auditions parlementaires n'ont qu'un but : faire croire le contraire. Les déchets sont ingérables et la filière électro-nucléaire doit donc être abandonnée pour ne plus en produire.

Contact presse

Collectif Rhodanien : 04 66 85 03 35 / 06 15 13 76 35

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Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs

Bar le Duc, mardi 25 janvier 2005

Déchets nucléaires et enfouissement :

sujet ultra sensible, jeudi 27 janvier à Paris !

Seconde journée, ce jeudi 27 janvier, des auditions parlementaires sur le devenir des déchets radioactifs. Ignorés pendant tout le processus de la loi Bataille, les citoyens -principaux intéressés- siègeront devant l'Assemblée nationale avec "chaises et arguments".

Les associations et collectifs, pourtant porteurs d'arguments contradictoires et de questionnements éthiques sur le sujet ultra-sensible de l'enfouissement, largement partagés par la population, sont mis à l'écart, depuis quinze ans, sur l'ensemble du processus engagé par la loi Bataille.

Pour mémoire, l'article 6 de cette loi, qui prévoit la consultation des populations, n'a pas été respecté, ceci a été confirmé par le Commissaire du Gouvernement (Conseil d'Etat). Ceci est très regrettable, montrant que les pouvoirs publics n'ont pas tiré les leçons des confrontations passées entre ses représentants et les populations soutenues par leurs élus locaux (dans les années 1980, et plus récemment début 2000, sur les 15 sites granitiques pressentis). Ceci augure mal des décisions parlementaires et gouvernementales à venir, et de leur impact sur les opinions locales dans les départements visés.

Et pourtant !

L'enfouissement de ces déchets en profondeur cumule en effet et l'immoralité à léguer un tel dépôt à nos descendants, et des incertitudes techniques majeures : "l'enfouissement est l'un des plus grande complexité que l'homme ait à affronter" (A.Makhijani, coordonateur d'un tout récent rapport qui épingle les travaux officiels de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Bure, site pressenti actuellement en Meuse/Haute-Marne). Les associations confrontées aux projets d'enfouissement soulèvent aussi des questions de taille de tous ordres qu'il faudra bien prendre en compte un jour.

Journée hyper sensible pour des pouvoirs publics qui veulent évacuer ce problème récurrent et dont les "solutions" proposées aboutissent à des impasses. L'audition du 20 janvier dernier a pu démontrer que la séparation des radioéléments puis leur transmutation en éléments moins nocifs se résumait à un doux rêve de physicien et qu'il ne fallait pas compter sur cette alchimie pour résoudre la problématique des déchets radioactifs.

Voilà pourquoi le rendez-vous de ce jeudi va se réveler hyper sensible, industriels du nucléaire et pouvoirs publics présentant l'enfouissement comme LA solution, à l'instar de ce que l'on a pu entendre tout au long de l'année 2004. Alors que les "recherches" dans le pseudo-laboratoire de BURE commencent seulement cette année, Andra et CNE (Commission nationale d'Evaluation) déclaraient que le sous-sol à Bure ne présente pas de caractères rédhibitoires pour l'enfouissement et que rien ne s'opposerait en 2006 au lancement du creusement des futures galeries d'enfouissement aux alentours de BURE.

Pourquoi un tel empressement ? L'enjeu est de taille : de la mise en route rapide de solution aux déchets dépend la survie de la filère électro-nucléaire, dixit le député Bataille lui-meme !

Les populations seront présentes devant le lieu d'audition ce jeudi à travers une délégation de différentes régions, dès le matin et de 12h à 14h (Assemblée Nationale / 101, rue de l'Université / Paris 7ème).

Un courrier sera conjointement adressé à chaque parlementaire pour apporter un certain nombre de données et d'informations, tandis que de multiples manifestations sont d'ores et déjà programmées, notamment dans la région de Bure (Lorraine/Champagne).

 

Contacts : 03 25 04 91 41 - 06 66 95 97 77 - 06 86 74 85 11

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Lettre aux parlementaires

Madame, Monsieur,

Comme vous n'êtes pas sans le savoir, se déroulent actuellement à Paris des auditions publiques concernant les modes de gestion des déchets radioactifs à "haute et moyenne activité et vie longue" (dits HAVL/MAVL ou B et C), modes de gestion établis par la loi du 30 décembre 1991 dite "loi Bataille", du nom du député qui en a été l'un des initiateurs.

Ces auditions, programmées par l'Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, ont lieu en trois temps qui correspondent aux trois voies de recherche préconisées par la loi Bataille :

- voie de la séparation\transmutation,

- voie du stockage en couches géologiques profondes,

- voie de l'entreposage en surface ou subsurface.

 

Suite à ces auditions, l'Office Parlementaire, par le biais de ses deux rapporteurs M.M. Bataille et Birraux, établira, à votre intention, un rapport sur l'état d'avancement et les perspectives des recherches sur la gestion des déchets radioactifs, pour mi-mars 2005.

Ce rapport se veut d'une importance capitale car il vous apportera des éléments pour engager le débat parlementaire en 2006 sur le devenir des déchets produits depuis plus de 40 ans, et dont la gestion pose un problème crucial, partout dans le monde.

Le contenu de ces auditions et la façon dont elles sont mises en place nous choquent profondément, en particulier celle de ce 27 janvier portant sur ce qui est communément appelé « voie de l'enfouissement ». En effet, nous ne pouvons que constater des carences lourdes nuisant à la démarche démocratique attendue dans ce problème sociétal, et donc aux décisions à venir. De même au sujet de l'entreposage : le dossier n'est pas mené dans la transparence et le CEA va proposer des solutions sans qu'aucun travaux sur site n'ait été réalisé...

Comment comprendre que les intervenants et experts présents lors de ces auditions relèvent essentiellement du secteur industriel, scientifique et politique.

Quid de la représentation de la société civile ? Les associations et collectifs, pourtant porteurs d'arguments contradictoires et de questionnements éthiques sur le sujet ultra-sensible de l'enfouissement, largement partagés par la population, sont mis à l'écart. Et ce non seulement aujourd'hui, mais depuis quinze ans sur l'ensemble du processus engagé par la loi Bataille. Pour mémoire, l'article 6 de cette loi, qui prévoit la consultation des populations, n'a pas été respecté, ceci a été confirmé par le Commissaire du Gouvernement (Conseil d'Etat). Et ceci est très regrettable, montrant que les pouvoirs publics n'ont pas tiré les leçons des confrontations passées entre ses représentants et les populations soutenues par leurs élus locaux. Et ceci augure mal des décisions parlementaires et gouvernementales à venir, et de leur impact sur les opinions locales dans les départements visés.

Quid aussi de la contre-expertise ? Les récents résultats de l'étude réalisée par l'IEER (Institute for Energy and Environmental Research), à la demande du CLIS (Comité Local d'Information et de Suivi) sur le programme des travaux à BURE auraient pu donner un tout autre éclairage que celui de l'ANDRA. D'autres experts indépendants ont également travaillé sur le dossier et pourraient apporter des éléments méritant assurément d'être pris en compte.

Enfin, nous déplorons les conditions factuelles de ce débat. En effet, celui-ci pourrait confirmer l'absence cruciale de solutions dignes de ce nom pour gérer ces produits dangereux. Or la décision de relancer un nouveau programme électro-nucléaire, intervenue avant débat sur la question des déchets de cette filière, se comprend comme une mise devant le fait accompli. L'enjeu industriel et commercial représenté par l'avenir du réacteur EPR jette un doute profond sur l'objectivité du débat parlementaire à venir et il est à craindre que l'enfouissement apparaisse comme l'urgence, et la réponse définitive, pour les déchets hautement radioactifs et à vie longue.

La décision exprimée par le Réseau « Sortir du nucléaire » (fédération de près de 700 associations) de décliner l'invitation à ces auditions peut sembler contradictoire avec notre demande d'être entendus et pris en compte mais nous estimons que nous ne pouvons cautionner ce qui ressemble plus à la chambre d'enregistrement d'un projet industriel, aux enjeux touchant à la politique énergétique du pays, qu'à un lieu d'écoute et de véritable débat où nous pourrions présenter la somme d'arguments recueillis et de réflexions construites depuis de nombreuses années.

La politique énergétique représente un enjeu capital pour l'avenir, il doit associer la population, dans toutes ses composantes, aux choix qui seront faits.

Nous vous ferons donc parvenir, prochainement et directement, le fruit de notre travail afin d'apporter un autre point de vue, indispensable, concernant ce sujet si épineux, qu'est le devenir des déchets radioactifs. Et nous vous demandons expressement d'en prendre connaissance et d'intégrer ces arguments fondamentaux dans votre processus de réflexion et de décision.

Restant à votre disposition pour toute demande de renseignements, rencontre ou échanges, nous vous prions d'agréer, Madame,

Monsieur, l'expression de nos sincères salutations.

Réseau « Sortir du nucléaire »

9 rue dumenge - 69004 Lyon - 04 78 29 29 22

Coordination nationale des Collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs

BP 17 - 52101 Saint Dizier cedex - 03 25 04 91 41

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Coordination nationale des Collectifs/Collectifs Bure Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bar le Duc 21 janvier 2005

La transmutation et la radioactivité, une astuce pour faire croire que le nucléaire pourrait être propre ?

Des trois journées parlementaires destinées à faire le point de la recherche sur la gestion des déchets du nucléaire, celle d'hier, jeudi 20 janvier -la première- avait pour fil conducteur une voie présentée comme prometteuse, la transmutation des déchets. Mais tout n'a pas été dit.

Il aurait été bien étonnant que la recherche sur la séparation-transmutation soit présentée sous un angle défavorable lors de la première journée d'audition de l'OPECST (Office Parlementaire d¹Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques.)

Les auditionnés, en effet, étaient issus principalement du sérail nucléaire et trop d'enjeux scientifiques et économiques sont en cause. Conclusion sans surprise : les parlementaires, tout comme l'opinion des contribuables, sont invités à croire au bien-fondé de ces recherches et à la possibilité quasi miraculeuse de neutraliser tout à coup la toxicité et la durée de vie des déchets nucléaires.

Et pourtant !

La transmutation ? Elle est résumée par cette formule lapidaire de physiciens, le couple Sené: "la transmutation n'apportera jamais de solutions. Ce n'est qu'un rêve de physicien et une pompe à finance.* Ce n'est pas une solution mais une astuce pour faire croire que le nucléaire pourrait être propre."

La modestie n'étant pas le propre des fervents du nucléaire, rappelons tout de même, pour faire un tour d'horizon de la problématique déchets radioactifs :

- Une partie non négligeable de déchets nucléaires sont évacués sous forme de rejets autorisés dans les fleuves, la mer, l'atmosphère; au final, chez les êtres vivants

- Si les déchets C (Haute Activité et à Vie Longue) sont dits peu volumineux (plusieurs milliers de m3 quand même), ils concentrent pourtant à eux seuls 95% de la radioactivité de tous les déchets radioactifs cumulés (TFA, A, B, C)

- La transmutation ne s'intéresse qu'à quelques radioéléments des déchets C et, surtout, pas du tout aux déchets B dont les volumes sont pourtant bien plus considérables que les C

- Si la transmutation (rappel : pour certains rares radioéléments) semble opérationnelle en laboratoire, son aboutissement à l'échelle industrielle est bien lointaine et fort hypothétique

- La transmutation à l'échelle industrielle nécessiterait des réacteurs nucléaires spécifiques, une dizaine au vu des quantités de déchets, qui eux-mêmes produiraient inévitablement de nouveaux déchets...

Alors, pourquoi tant de contre-vérités, répétées, tout au long de la journée d'hier ?

Ne serait-ce pas pour rassurer et amadouer pouvoirs publics et opinion publique, en leur faisant miroiter une solution à la complexité du problème posé par le nucléaire à travers ses déchets ?

D'autant que la loi Bataille du 30 décembre 1991 préconisait deux autres voies de recherche mais qui s'avèrent, elles aussi, sans issue :

- l'enfouissement de ces déchets en profondeur, qui cumule et des incertitudes techniques majeures, et l'immoralité à léguer un tel dépôt à nos descendants

- le stockage en surface, qui ne peut être qu'une "solution" d'attente

La Coordination Nationale et les collectifs contre l'enfouissement des déchets nucléaires ne sont pas dupes. Le maintien, le renouvellement du parc nucléaire et la continuité des crédits de recherche sur cette énergie sont particulièrement dévoreurs de budgets publics, au détriment des recherches sur les énergies sobres, efficaces, avec peu ou sans déchets.

Les contribuables et la population française sont en droit d'attendre autre chose que des procédés de communication et d'autojustification.

Diverses actions d'information et de protestation seront organisées par la Coordination des collectifs et le réseau Sortir du nucléaire, à commencer par l'interpellation jeudi 27 janvier prochain, des parlementaires sur ce sujet.

 

* les recherches sur la séparation/transmutation a englouti plus de 700 millions d'euros sur les dix dernières années

 

Contacts : 06 86 74 85 11 - 06 66 95 97 77

www.burestop.org - www.sortirdunucleaire.org

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Lettre ouverte à :

M.M. Bataille et Birraux,représentants de l’Office Parlementaire d'Evaluationdes Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST)

M. le Préfet de la Meuse, président du CLIS de Bure

Nous avons appris que dans le cadre de l’élaboration d’un rapport concernant la gestion des déchets radioactifs HMAVL, l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Technologiques organise deux journées d’audition dans les régions Lorraine et Champagne-Ardenne.

Nous avons conscience de l’importance du rapport que vous préparez, car celui-ci jouera un rôle non négligeable dans le processus de choix parlementaire de 2006.

Il nous apparaît incontournable, au regard de l’enjeu crucial que représente Bure pour nos régions, que toute décision à ce sujet soit élaborée dans un cadre de concertation réelle et globale, intégrant la possibilité de choix pour TOUS les acteurs des départements concernés.M. Le Déhaut l’a d’ailleurs évoqué dans son discours de vendredi 26 novembre dernier, lors du colloque européen sur la gouvernance des déchets nucléaires à Bar le Duc, quant à la nécessité d’associer les populations aux choix qui les concernent.

Or il n’en est rien.

Nous découvrons que seuls seront auditionnés les acteurs économiques et politiques du projet Bure. C’est à dire : le maître d’oeuvre technique (Andra), les conseils généraux et conseils régionaux par délégation avec lesquels le débat sur ce sujet sensible n’a toujours été que très limité, les parlementaires locaux censés nous représenter et qui n’ont pas consulté leurs électeurs sur ce qu’ils vont vous transmettre ce jour, le GIP organe chargé de répartir les fonds d’accompagnement du « laboratoire » et le CLIS.

Siègeant au CLIS, nous affirmons que cette instance n’est en aucun cas un lieu de représentation et d’expression de la société civile et de par sa nature et de par sa composition : il est et restera un lieu de suivi, sans aucun pouvoir décisionnel.

Malgré toute la somme de questionnements sans réponse sur l’ensemble du projet, d’arguments réunis depuis 10 ans en défaveur de l’enfouissement à Bure ou ailleurs, et toutes les inquiétudes non prises en compte d’une bonne partie de la population ; malgré tout ce que nous avons à dire sur ce sujet, nous refusons de participer à ce processus de consultation de ce jour, que nous jugeons « illégitime » .

M. Bataille, cette « consultation » actuelle ressemble étrangement à celle que vous avez menée en 1993, lorsque vous avez sollicité certains départements pour accueillir le projet de « laboratoire« . Aujourd’hui comme à l’époque, alors que l¹article 6 de la loi dite Bataille prévoit la consultation de la population, celle-ci est mise soigneusement à l’écart...

Nous vous prions donc de bien vouloir prendre acte de la décision des associations signataires ci-dessous (siègeant au CLIS), de ne pas participer à la rencontre de ce vendredi, et de verser à votre dossier cette lettre ouverte.

Tout reste à faire. Les conditions d’un véritable débat sont à créer.

Veuillez agréer, messieurs, nos saluations distinguées.

ADECO

CDR 55 (Collectif meusien contre l’enfouissement des déchets radioactifs)

Confédération Paysanne meusienne

Copie à la presse, aux parlementaires

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Collectifs Bure-Stop & Coordination nationale des collectifs contre l’enfouissement des déchets radioactifs

Site : www.burestop.org

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bar le Duc - mercredi 24 novembre 2004

 

Un colloque, sans ministre, mais avec des promesses d’enfouissement...

Entretiens européens du 26 novembre 2004 à Bar le Duc

Le ministre de l’Industrie, Patrick Devedjian, a décliné sa participation au colloque de vendredi prochain, organisé à Bar Le Duc par "Confrontations Europe" sur le thème : “Déchets nucléaire et gouvernance”. Il s’est pourtant exprimé à l’occasion de la présentation de l’inventaire des déchets nucléaires, le 22 novembre par l’ANDRA, en rappellant les échéances toutes proches, dictées par la loi Bataille et débouchant sur le débat parlementaire de 2006. “Il faudrait qu’une solution soit retenue...”s’exprime-t-il.

On ne peut que s’interroger sur la marge de manoeuvre qu’aura le Parlement en 2006 quant aux choix à tenir, alors que la voie de l’enfouissement est prônée au niveau industriel et politique depuis de nombreuses années -malgré l’opposition qu’elle soulève- et semble bien programmée à BURE (Meuse/Haute-Marne).

Le contexte de relance actuel d’un second programme électro-nucléaire (avec l’EPR en Normandie) pèsera lourd dans la balance : apporter, vite, un semblant de solution pour se débarrasser de la problématique des déchets devient crucial. Il y va de la crédibilité de toute la filière nucléaire.

Quant “au temps de réflexion” évoqué par M. Devedjian, n’est-ce point encore un artifice de langage pour masquer une réalité peu plaisante dévoilée par le dernier rapport de la CNE : “...il n’y aurait donc pas d’obstacles scientifiques à ce que soient menées en parallèle après 2006 : d’une part l’exploitation du labo pour des expérimentations scientifiques, techniques et d’ingéniérie minière, et d’autre part, la reconnaissance de l’emprise d’un futur stockage par méthodes géophysiques et au moyen du creusement de nouveaux puits. Avec un calendrier soigneusement précisé.” Le nouveau projet serait tout tracé : poursuite des pseudo-recherches à Bure et simultanément, creusement dans un proche périmètre d’un centre d’enfouissement.

En ce qui concerne ce colloque, pas de doute, il s’inscrit dans la droite ligne qui a toujours caractérisé le dossier BURE : absence de contradicteurs à la table des débats, absence des populations directement concernées, participation exclusive d’experts.

Coût d’entrée dissuasif, tenue en semaine... aurait-t-on peur d’être débordé par l’intérêt et les questionnements que tout un chacun est en droit de se poser quant à un tel projet ?

Ce colloque s’apparente plus à une opération de communication qu’à une tribune de réflexion. A noter qu’au rang des financeurs on compte... Areva + le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) + EDF. Il sera placé sous le "parrainage" de la Commission européenne, celle-là même qui tente d’ imposer l'enfouissement définitif aux Etats membres.

La “large concertation au second semestre 2005, impliquant les collectivités locales et le Parlement” et le “Livre blanc” annonçés par le ministre seront-ils dans la lignée de ces rencontres européennes ? (Les tout-récents “débats” lancés par le gouvernement sur des sujets comme la politique énergétique ou l’Education s’apparentaient plus à des leurres démocratiques qu’à de vraies concertations.)

Une véritable concertation commencerait par un temps de réflexion sur l’ensemble de la politique énergétique du pays et s’appuierait sur une information réelle concernant les déchets radioactifs. Par exemple, lorsque M. Devedjian parle du “faible volume de déchets hautement radioactifs -1639 m3””, il est bon de préciser qu’un millionième de gramme de plutonium ingéré ou inhalé déclenche un cancer chez l’homme...

Les élus opposés à l’enfouissement et les collectifs Bure-Stop auraient-ils devancé les projets de “concertation” du gouvernement ?

En effet, ils lancent à partir du 11 décembre 2004, une pétition en Meuse et en Haute-Marne, pour exiger la tenue d’un référendum local au sujet de l’enfouissement.

Contact : 06 86 74 85 11 - 03 25 04 91 41

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COLLECTIFS BURE-STOP

1, sentier de Guédonval

55000 BAR-LE-DUC

www.burestop.org

Communiqué de presse

Bar le Duc - Dimanche 7 novembre 2004

Les collectifs BURE Stop sont profondément choqués par la nouvelle de l'accident dramatique qui a eu lieu cet après-midi au passage du convoi ferroviaire de déchets radioactifs à Avricourt (54) . Ils s'associent à la douleur de la famille et des proches.

Comment un tel accident a t-il-pu se produire ?

Nous souhaitons que toute la lumière soit réellement faite sur les circonstances de ce drame.

Contacts: 06 86 74 85 11 - 03 25 04 91 41

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Coordination nationale des collectifs Collectifs Bure Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs

COMMUNIQUE / BAR LE DUC, 21 octobre 2004

Les déchets radioactifs n'ont pas de solution,

le nucléaire n'est donc pas une solution,

l'EPR est injustifiable !

Les déchets radioactifs : on se garde bien d'en parler...

Le feu vert donné ce jour à la construction d'un réacteur nuclaire dit EPR, à Flamanville dans la Manche, ravive toutes les tares de cette filière, dont l'accumulation de déchets ingérables et malgré tout grands absents des débats d'orientation.

Comment comprendre une telle décision alors que la production électrique du pays est actuellement excédentaire de 15 % ? Excédent exporté mais détriments conservés -eux- sur notre sol. Et, contrairement à ce qui est proclamé à grand renfort de communication abusive, les préjudices ne vont pas s'améliorer, bien au contraire. En effet, la technologie de ce réacteur étant quasi identique à celle de ses prédécesseurs, il n'y a rien à gagner en terme de risques d'explosion, de rejets radioactifs (gazeux et liquides), de quantités de déchets... au contraire même puisque la puissance de cet EPR sera encore supérieure à ce qui existe : de 1300 ou 1450 MW, on passe à 1600 MW (Mégawatts).

 

LE problème majeur et qui persiste, en dépit des milliards d'euros investis dans la recherche, reste celui des déchets radioactifs.

Les déchets actuels, 1200 tonnes par an rien que pour la France, posent déjà un casse-tête INSOLUBLE : on ne peut pas diminuer leur radioactivité, on doit seulement attendre que celle-ci décroisse, sur des laps de temps considérables.

Le problème posé depuis 40 ans reste entier, aussi bien pour les "moins" radioactifs, qui devront rester sagement en surface pendant des siècles (La Hague et Soulaines), que pour les plus actifs et à vie éternelle dont chacun pressent bien que les enfouir au fond d'un trou n'est pas une solution, et encore bien moins sur le site pressenti actuellement (à Bure, en Lorraine/Champagne) alors que des expertises indépendantes y démontrent une géologie inadaptée.

Les déchets de ce réacteur EPR seront plus inquiétants encore puisque le combustible utilisé ne sera plus de l'uranium mais un fort pourcentage de MOX; un mélange d'uranium et de plutonium extrêmement toxique, délicat à manipuler (c'est dans l'industrie du MOX que l'on trouve le plus de contamination chez les ouvriers), et dont les déchets générés sont sans commune mesure avec ceux actuels, aussi bien en durée de vie, qu'en toxicité, qu'en dégagement de chaleur. Des déchets dont nul au monde ne sait quoi faire !

 

 

 

L'EPR décidé en 2004 alors que le sort de ses déchets ne sera évoqué qu'en 2006 ? Une politique suicidaire et injustifiable !

 

 

Les collectifs au sein de la Coordination nationale dénoncent :

- une décision de relance de la production électro-nucléaire de façon massive, alors que la gestion des déchets reste un réelle inconnue

- une décision prise en amont du rendez-vous de 2006 (Loi Bataille), qui devrait voir les parlementaires commencer à réfléchir sur le sort de ces déchets

- une décision inexpliquable au regard du fonctionnement de toute industrie, tenue avant tout lancement de justifier d'un traitement responsable de ses déchets

- une décision prise de façon unilatérale, sans consultation des populations qui expriment pourtant et une défiance croissante vis-à-vis du nucléaire, et une opposition légitime aux projets d'enfouissement définitif des déchets

- une décision prise au détriment d'un véritable programme d'efficacité énergétique et de recherche pour d'autres modes de production énergétique plus raisonnables

- une décision qui multiplie la mise en risques, en coût de surveillance des déchets, en contamination programmée des milieux de vie de nos successeurs.

 

Ils confirment qu'ils s'associeront à toutes les initiatives qui vont se multiplier contre la construction de ce nouveau réacteur, à commencer par la campagne de blocage administratif d'EDF du réseau Sortir du nucléaire.

D'autre part, l'opposition au centre de stockage de BURE ne fera que se renforcer dans les mois à venir, ainsi qu'à l'encontre de tous éventuels chantiers d'entreposage en sub-surface, ou encore d'autre site d'enfouissement en milieu granitique...

Il est plus qu'urgent de poser le seul chantier justifiable à ce jour : celui de la sortie du nucléaire !

 

 

Contacts presse :

Corinne FRANCOIS 06 86 74 85 11

Michel MARIE 06 66 95 97 77

Chantal FIOL : 06 17 51 24 68

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Collectifs Bure-Stop &

Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs

Site : www.burestop.org

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

à Service Environnement / Société

Bar le duc - mercredi 8 septembre 2004

Déchets nucléaires: les collectifs Bure-Stop au pays des Helvètes

Les opposants à l'enfouissement des déchets radioactifs iront prêter main-forte dimanche 12 septembre à leurs homologues suisses.

Que faire des déchets nucléaires, ceux dont la toxicité et la durée de vie dépassent l'entendement ? Nul au monde ne le sait mais, autant pour rassurer l'opinion publique que pour minimiser un problème majeur de cette énergie, les industriels du nucléaire mettent en avant un ersatz de solution: l'enfouissement de ces poisons dans de profondes galeries !

Or, de nombreux experts dénoncent les risques incalculables de contaminations qu'engendreront de tels dépôts et les populations concernées se dressent partout, leur bon sens leur faisant prendre conscience qu'il s'agit là de folies.

Des populations remontées comme une pendule

Alors que les plus récents projets dans le monde ont suscité de véritables jacqueries (Corée du Sud, Italie), ceux en cours continuent à rencontrer de très fortes oppositions, comme en Allemagne (où seront les collectifs en novembre prochain) ou aux États-Unis. La Suisse, quant à elle et tout comme la France, a essuyé nombre d'échecs ces dernières années. Si notre pays a manié le carnet de chèques dans le but d'amadouer quelques collectivités, le gouvernement central helvétique a tout simplement décidé de supprimer, dans ce domaine, le droit de vote aux cantons. C'est ainsi que le petit village de Benken, au nord du canton de Zurich (nord ouest du pays), est actuellement désigné comme cible; non seulement le procédé pose question (quid de la démocratie ?), mais Benken est situé ... sur la frontière avec l'Allemagne !

Les populations, dépossédées de leur droit d'expression, exprimeront leur refus de ce projet par l'organisation d'un rassemblement international sur le site de Benken, à une centaine de kilomètres seulement de la frontière française.

Pour apporter leur soutien et renforcer les contacts avec leurs homologues suisses, les collectifs Bure-Stop et la Coordination nationale de tous les collectifs appellent à les rejoindre ce dimanche 12 septembre, à partir de 10 heures, à Benken. Co-voiturage possible à partir de la région de Bure et/ou départ la veille (contact 03 29 06 91 38). Renseignements complémentaires au 03 25 04 91 41

Les impacts négatifs d'un enfouissement

L'Office fédéral suisse de l'énergie vient de mandater un cabinet de consultants spécialisés pour se rendre dans la région de Soulaines (Aube), à quelques dizaines de kilomètres de Bure. Le but de cette démarche vise à s'enquérir de la manière dont sont gérés les déchets nucléaires dits à vie courte (300 ans !) et stockés en surface; gestion qui n'a donc rien à voir avec celles des déchets pressentis pour Benken et Bure. Sur la demande de ce cabinet, une rencontre aura lieu avec les collectifs Bure-Stop qui pourront détailler les manquements graves observés sur le site de Soulaines, et qui expliciteront également les multiples risques d'un enfouissement de déchets radioactifs; risques géologiques par la contamination des eaux, mais aussi risques beaucoup plus immédiats comme par exemple le fort impact économique négatif attendu, tel qu'il a pu déjà etre étudié dans d'autres départements concernés.

 

Contact presse: Corinne François 06 86 74 85 11 / Michel Marie 06 66 95 97 77

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Collectifs Bure-Stop & Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs

Site : www.burestop.org

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bar le duc - mardi 7 septembre 2004

Bure : la région accepterait non seulement le stockage

mais joue la carte du chantage financier !

Les collectifs de citoyens s'insurgent contre de telles méthodes...

Le Président du Conseil général de la Meuse n'y va pas par quatre chemins !

S'inquiétant par voie de presse (Est Républicain du 04/09/2004) des récentes affirmations de "Sarko" au sénateur J.L Masson : "La priorité du gouvernement est de voir respectée l'échéance 2006, pour conclure à la faisabilité de stockages réversibles ou irréversibles en couches géologiques profondes", il tente de mettre des formes à un processus bien sur les rails et qui passe définitivement au-dessus de la tête des populations concernées.

"A votre place, j'aurais fait preuve de plus de prudence", écrit M. Namy à "Sarko". Il rappelle également que le département de la Meuse qui a choisi de se porter candidat à l'époque souhaite aussi être au centre des interventions sur ce dossier. Il s'en tiendra à la stricte application de la loi : comme les objectifs de la loi de 1991 ne sont pas tenus, il faudrait prolonger le délai des recherches... mais rappelle que le nouveau processus devrait englober un dispositif d'accompagnement renouvelé et de prévoir des actions compensatoires financières plus substantielles...

Les collectifs tiennent à marquer leur divergence fondamentale et un profond désaccord avec une telle position, indigne d'un responsable élu, prétendant s'exprimer au nom de l'assemblée qu'il préside. Ils dénoncent une fois de plus le manque complet de démocratie qui caractérise globalement ce dossier.

De graves lacunes démocratiques

- "Sarko" semble bien sûr de lui : les ministres ont-ils faculté de passer au-dessus des lois ? En annonçant par avance les conclusions d'un débat parlementaire prévu pour 2006, il confirme le peu de cas que l'Etat, à la botte d'intérêts industriels toujours plus puissants, fait du processus démocratique.

Comme pour le récent débat public sur l'Energie qui a vu imposer au préalable une place reconnue au nucléaire, verra-t-on le débat parlementaire de 2006 se borner à entériner des décisions prises en haut lieu depuis longtemps ?

- Dans de telles conditions, quelle utilité pour la phase "laboratoire de recherches", si ce n'est de camoufler la phase de construction des galeries d'enfouissement ?

- Le leurre de la réversibilité se confirme : irréversible ou non, l'enfouissement doit être lançé rapidement selon "Sarko". Quel que soit le bord politique de l'élu ou du représentant de parti, si un mot fait l'unanimité, c'est celui de la réversibilité, souhaitée et annonçée officiellement lors de chaque déclaration sur l'enfouissement des déchets nucléaires. Comment croire qu'à ce niveau, on puisse penser et oser faire penser aux populations que l'enfouissement ne sera pas définitif (terme imposé par les instances européennes d'ailleurs) ?

Un chantage départemental sans gloire

Les élus départementaux de Meuse et Haute-Marne se sont portés candidats à la "phase labo" en 1993, mais les présidents d'Assemblée et autres responsables qui les ont endormis - un temps au moins - par de belles paroles ne peuvent continuer à berner plus longtemps la population!

M. Namy, en jouant la carte d'une prétendue prudence (repousser les échéances ?) offre une bien triste image d'un département qui a pourtant d'autres atouts de développement à jouer. Est-ce là aveu d'impuissance d'une assemblée départementale aux prises avec le rouleau compresseur de l'industrie nucléaire ?

Non seulement la Meuse a imprudemment cédé en 1994 une partie de son territoire, faudra-t-il maintenant voir l'énorme enjeu des déchets nucléaires se résumer à un insupportable marchandage financier ? Et cela au nom d'habitants qui n'ont jamais été consultés sur le sujet? A noter que la Haute-Marne a le même langage (récentes déclarations de son président, M. Sido au Sénat, ou de M. Allemeersch, vice-président, lors des Entretiens européens de Nogent de novembre 2003...)

Le piège pourtant est bien ficelé. Le dernier rapport de la CNE (Commission Nationale d'Evaluation) fait état d'une nouvelle donne qui n'a pas l'air d'inquiéter publiquement M. Namy.

Pourtant, en 2006, l'Etat pourrait bien activer le processus. En effet, parallèlement à la pseudo-phase labo à Bure, un nouveau chantier serait prévu, à quelques km de là, directement destiné au creusement des galeries du futur centre de stockage souterrain. Ainsi, selon la CNE : "...les informations qu'on tirera du labo seront directement utilisables pour un projet de stockage; même si les accès à ce dernier sont prévus pour être distincts des accès au laboratoire : les 2 ouvrages devront être séparés (...)." "...il n'y aurait donc pas d'obstacles scientifiques à ce que soient menées en parallèle après 2006 : d'une part l'exploitation du labo pour des expérimentations scientifiques, techniques et d'ingéniérie minière, et d'autre part, la reconnaissance de l'emprise d'un futur stockage par méthodes géophysiques et au moyen du creusement de nouveaux puits".

Les collectifs Bure-Stop ont récemment demandé une entrevue avec des représentants du Conseil général de la Meuse, dont M. Namy, sans réponse pour le moment.

Ils ne manqueront pas de réitérer celle-ci. Tous les arguments en défaveur de l'enfouissement collectés par les opposants locaux mais aussi sur d'autres sites se révèlent chaque jour plus exacts, il est plus que temps de les faire entendre ! Partout en France de nombreux élus se sont élevés, et contre le principe de l'enfouissement, et contre les manquements à la démocratie entourant ce dossier.

La gestion des déchets radioactifs est un problème d'envergure nationale, voire internationale, lié à la production électro-nucléaire. Il concerne non seulement l'ensemble du territoire mais aussi les générations à venir.

Aucune décision technique définitive ne devrait être prise sans que ne soit pris en compte un maximum de considérations d'ordre éthique et démocratique.

Contacts :

Corinne François 06 86 74 85 11 ...................Michel Marie 03 25 04 91 41

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Communiqué de l'association BZL

c'est quoi BZL

L'action du 29/08/04

Bure: les opposants s'installent

 

Une rencontre internationale se déroule actuellement dans la région de Bure sous l'égide de l'association "Bure Zone Libre"

Le camp des opposants se tient à quelques kilomètres du chantier de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) avec un programme étoffé. Actions et réflexions alternent sur le thème de l'implantation d'un lieu de résistance au stockage des déchets radioactifs dans le sous-sol.

Markus, représentant d'un groupe de Treves (Allemagne), explique la forte présence des Allemands sur ce camp: "il y a une exportation d'électricité nucléaire de la France vers l'Allemagne. Or, les déchets générés ne repartent pas vers l'Allemagne, contrairement à ce que l'on peut croire; ils restent en France et sont prévus d'etre enfouis à Bure. C'est parce que Bure deviendra ainsi un centre d'enfouissement européen que les Allemands se sentent concernés."

C'est parce que l'enfouissement n'est pas une solution et qu'il n'y a pas de fatalité que Isabelle, la présidente de BZL, conclut: "nous voulons rappeller au public qu'une décision capitale sera votée en 2006 qui scellera l'avenir de la région et se ses habitants. L'information tronquée qui est propagée par l'industrie nucléaire et les instances officielles a eu pour but d'endormir les consciences pour parvenir à faire croire l'enfouissement acceptable. Il est encore et toujours temps de réagir et de prendre en main notre responsabilité citoyenne. Nous ne laisserons pas vendre notre terre et notre région au nucléaires et à ses poisons."

Cette rencontre s'achèvera ce dimanche 29 aout par une action finale à compter de midi devant le chantier d'enfouissement de l'Andra. Le public est invité à participer (cadre de non-violence) et à découvrir tant l'ampleur du chantier que de ses investissements.

______________________________

A noter que les collectifs et leurs membres + sympathisants sont invités à compter de 10H (dimanche) dans le village de Bonnet (salle municipale face à la mairie)

Le groupe du camp est allé hier ap midi visiter le batiment d'accueil du chantier... avec fermeture immédiate des grilles d'accès au chantier + arrivée de 1, puis une 2ème, et une 3ème camionnette de gendarmerie + chef en voiture.

Rond-point: suite. Une entreprise paysagère y travaille actuellement. Toute la végétation a eté otée, le terrain labouré, les cailloux retirés et il semblerait que se préparent des plantations. Contribuables meusiens voilà certainement un investissement judicieux... mais Monsieur le Ministre doit faire le déplacement en septembre

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Coordination nationale des collectifs CONTRE l’enfouissement des déchets radioactifs

1 SENTIER DE GUÉDONVAL - 55000 BAR LE DUC - TÉL 03 25 04 91 41 - 03 29 45 45 55

Site : www.burestop.org

Athis de l'Orne

26 juillet 2004

Monsieur le Préfet de la Meuse,

La Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs a tenu une réunion d'ordre strictement privé dans un village à proximité de Bure, samedi et dimanche 17/18 Juillet 2004. Et ce, au vu et au su de tout le monde, la réservation et la déclaration ayant été faites dans les règles de l'art.

Les participants venus de toutes régions sont indignés de la surveillance de la gendarmerie particulièrement insistante et déplacée dont ils ont fait l'objet durant toute la durée de leur séjour. En effet, une camionnette de gendarmerie est passée environ toutes les demi-heures, devant le lieu de réunion, avec relevé régulier du nombre de véhicules des participants, ainsi que de leurs numéros de plaques d'immatriculation.

Comment les habitants du village concerné peuvent-ils interpréter une telle surveillance ? S'agit-il de "marginaliser" notre mouvement ainsi que les inquiétudes légitimes que nous avons face au projet de BURE ?

Cette démonstration policière nous confirmerait que l'Etat et vous-mêmes êtes plus préoccupés de surveiller et de confiner des citoyens exerçant pleinement leur droit d'association, au lieu de dire la vérité aux populations concernées sur la finalité réelle du chantier de Bure : soit enterrer pour l'éternité les déchets nucléaires coûte que coûte, au moyen de communication mensongère ; d'utilisation abusive de moyens financiers ; de non-concertation avérée, voire illégale des populations ainsi que du contrôle social des habitants de Meuse/Haute-Marne.

C'est ce que précisément ont refusé depuis trente ans toutes les régions françaises concernées par les projets d'enfouissement. Quand l'Etat se comporte comme un envahisseur - et les Meusiens/Haut-Marnais savent de quoi il s'agit -, les libertés publiques sont menacées et reculent.

Monsieur Le Préfet, si votre intention était de démontrer que l'enjeu de Bure est de taille pour le nucléaire français et que les citoyens doivent se soumettre à la raison d'Etat, au mépris de leurs droits d'expression, vous en avez apporté une nouvelle preuve.

Vous alléguez souvent, lors de notre étonnement face aux surveillances policières souvent disproportionnées dont notre mouvement citoyen fait l'objet, de prétexte de protection des manifestants et des personnes. Nous les considérons comme fallacieux. Où sont les "pro-labo" qui menaceraient, selon vos services, les collectifs de citoyens ?

La Coordination nationale des collectifs n'accepte pas cette dérive policière; elle prendra toute disposition pour en informer l'opinion publique et s'y opposer avec elle.

Recevez, Monsieur le Préfet, l'assurance de notre entière réprobation devant ces méthodes.

Le Conseil d'Administration de la Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs Copie de ce courrier à :

- M. de Villepin, Ministère de l'Intérieur

- M /M les députés de Meuse et de Haute-Marne

- La presse

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Site : http://www.burestop.org

Bar le Duc, lundi 19 juillet 2004

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Déchets nucléaires, la Commission nationale tombe le masque : cap sur l'enfouissement

La Coordination nationale des collectifs opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs a préparé son calendrier d'actions ce week-end

Le 10e rapport de la CNE (Commision Nationale d'Evaluation) tombe le masque et confirme une finalité dénoncée depuis longtemps par les opposants : BURE et sa proche région sont appelés à recevoir les déchets radioactifs : ainsi selon la CNE : "...Le site de Bure est marqué par la présence de caractères favorables et l'absence, en l'état actuel des connaissances, de caractères défavorables rédhibitoires..." et "Sauf éléments nouveaux, le Parlementdevrait recevoir en 2006, les données suffisantes pour décider ou non de la poursuite de la reconnaissance du site et du secteur en vue de la création éventuelle d'un stockage souterrain (...). Il n'existera pas d'obstacle qui empêcherait le Législateur de prendre une décision de principe quant au stockage des DAVL dans ce secteur".

Incroyable tour de passe-passe scientifique qui transforme un centre de recherche n'ayant encore pas fonctionné en centre de stockage des matières les plus dangereuses au monde !

Une nouveauté de taille pourtant est à souligner, pour les populations riveraines que les pouvoirs publics se gardent bien de consulter et pour les élus régionaux qui n'auraient pas encore pris connaissance de ce dernier rapport. En 2006, pressé par l'urgence de la relance d¹un nouveau programme électro-nucléaire, le Parlement décidera de la poursuite du laboratoire de recherches à BURE et lancera immédiatement le creusement des premières galeries destinées à accueillir les déchets sur un site extérieur, dans une zone située au Nord de Bure, et d'une superficie de 200 km2. La carte de synthèse produite dans le document de l'ANDRA (Résumé du « dossier 2001 Argile » Stockage géologique profond : des éléments pour comprendre) précise cette zone (voir cette carte)et en a même fait disparaître un certain nombre de villages tels Ribeaucourt, Biencourt, Hévilliers, Fouchères au Bois (hors zone), Houdelaincourt (limite de zone), pour des raisons à préciser.

Ainsi, toujours selon la CNE : "...les informations qu¹on tirera du labo seront directement utilisables pour un projet de stockage; même si les accès à ce dernier sont prévus pour être distincts des accès au laboratoire : les 2 ouvrages devront être séparés (...)." "...il n'y aurait donc pas d'obstacles scientifiques à ce que soient menées en parallèle après 2006 : d'une part l'exploitation du labo pour des expérimentations scientifiques, techniques et d'ingéniérie minière, et d'autre part, la reconnaissance de l'emprise d¹un futur stockage par méthodes géophysiques et au moyen du creusement de nouveaux puits".

La Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement a accueilli ce week-end aux environs de Bure, une quarantaine de représentants des collectifs Bure-stop, de l'association des élus opposés à l'enfouissement, de collectifs des sites de Normandie, Bretagne, Gard, etc, d'associations antinucléaires (Greenpeace, Stop Fessenheim, Allemagne...), du Réseau Sortir du nucléaire, des représentants de groupe politique (Verts, LCR)...

Ils dénoncent unanimement le projet de création d'une telle poubelle nucléaire souterraine, qui comptera parmi les quelques installations de ce type unique au monde et va focaliser à ce titre de nombreuses oppositions dans les 2 années à venir.

Ils rappellent aussi qu¹aucune solution digne de ce nom n'existe pour gérer des déchets par nature ingérable, que seul le temps (sur des échelles inimaginables) travaille à la diminution de leur toxicité et que la contamination de territoires entiers est d'ores et déjà programmée.

Ils ont travaillé à un calendrier d'actions régionales et nationales afin de porter à la connaissance de tous ce problème d'envergure nationale et européenne et que l'on voudrait faire porter par les seules populations de deux départements.

Et ils sont plus que jamais vigilants et déterminés à refuser l'implantation d'éventuels autres sites de stockage partout en France.

Contacts Presse :

Corinne François : 06 86 74 85 11 - Chantal Fiol (site Normandie) : 02 33 36 06 85

Déchets nucléaires, ça suffit :

sortons de l'impasse nucléaire !

Ce communiqué au format pdf (158 ko) Qualité de la carte très moyenne (désolé)

Si ça ne s'ouvre pas tout seul, sur votre pc (mac je ne sais pas) utilisez le bouton droit de la souris puis "enregistrer la cible sous"

Lire aussi: Clis=CNE : 13 octobre 2004

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Communiqué du CEDRA 52 (juillet 2004)

Quand le Conseil général rou... coule

 

Nouvelle amourette de la collectivité départementale, cette fois-ci pour un monstre des mers qu'elle projette de "parrainer"

Voici quelque temps, s'étant épris de gazelles marocaines, le Conseil général avait dû mettre la main -profondément- au porte-monnaie... public.Mariage de raison, s'était-il défendu, ça va faire parler de la Haute-Marne. Au vu des commentaires, justement, puis du divorce qui s'ensuivit, l'opération gazelles fit effectivement jazer.

Aujourd'hui, les Haut-Marnais apprennent que c'est vers un sous-marin que l'Assemblée départementale fait les yeux doux; non sans arrières pensées puisque l'un des objectifs avoué vise "à contribuer à la notoriété de la Haute-Marne en mettant en avant l'image d'un département ouvert vers l'extérieur". Jolie formule, mais l'état du département ne nécessiterait-il pas plutôt que les énergies -et les finances- se focalisent sur les problèmes intérieurs les plus criants ?

Si, d'aventure, les élus départementaux décidaient de se sortir de ce guêpier, on pourrait leur suggérer de passer le bébé à une voisine, Madame Andra. D'une part, c'est une spécialiste des "parrainages" (subventions attribuées à tout va au monde associatif autour de ses sites), d'autre part le sous-marin et son équipage ne seraient pas dépaysés dans le trou de Bure (qui pisse l'eau alors que le sous-sol avait été annoncé "sec"), et enfin on aurait là un beau jumelage de circonstance: du producteur de combustible nucléaire usé (déchets radioactifs) au fossoyeur de ces mêmes déchets*.

* à ce jour, près de vingt "coeurs" nucléaires usés attendent d'être fixés sur leur sort (source: "Les défis du CEA" n°98 / fevrier-mars 2004)

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Collectifs Bure-Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs
Site : 
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1 sentier de Guédonval - 55000 Bar le Duc
tél  03 29 45 45 55 -  fax. 03 25 04 91 41

Changer de vision énergétique: un jeûne pour une urgence

Un jeûne régional de dix jours va se dérouler prochainement à Bar-le-Duc dans le but de faire prendre conscience qu'il y a nécessité vitale à changer nos modes de production -et de consommation- énergétiques

Le lien entre un jeûne et le nucléaire ? Transparent: malgré la difficulté bien réelle, il est plus facile de se passer de manger que d'ignorer les déchets radioactifs !


Pour montrer que cette question des déchets atomiques est gravissime et qu'elle concerne chacun d'entre nous, une quarantaine de personnes ont décidé de s'impliquer dans un jeûne. Cette opération hors du commun se déroulera à Bar-le-Duc du 20 au 30 juin, soit en relais, soit en totalité pour certains. Autour de ce groupe actif, d'autres personnes assureront un soutien, une information permanente vis-à-vis du public, et des animations multiples telles que des activités théâtrales, musicales ou autres. C'est ainsi que sera proposé un cycle de causeries: "Comment les pays d'Europe sortent peu à peu du nucléaire", "La géologie du sous-sol de Bure", "Bure: histoire et actualité d'un combat", "L'actualité de la non-violence", "Les énergies renouvelables".

Cette action régionale fait également écho à un jeûne, à durée indéterminée celui-ci, qui est organisé à Paris à compter du 21 juin. Comme celui de Bar, d'autres jeûnes de soutien sont lancés dans six régions de France. Le thème fédérateur, "vivre sans nucléaire" se décompose en deux facettes: s'opposer au lancement de nouveaux réacteurs européens nucléaires à eau pressurisée (61 % des Français veulent sortir du nucléaire) et demander que l'Etat soutienne résolument la recherche tant dans le domaine des énergies renouvelables (90 % des Français souhaitent que la recherche soit réorientée dans cette direction) que de l'efficacité énergétique.

Si ces actions sont menées à Paris, en Meuse et en différents endroits, c'est que des échéances cruciales approchent: l'annonce gouvernementale de la construction d'un réacteur EPR et le "laboratoire" de Bure qui doit normalement rendre sa copie dès l'an prochain, autant dire demain... d'autant que la Commission européenne voudrait faire de ce lieu un prototype de ce genre de recherche et d'enfouissement au niveau de l'Europe. Et si rien n'est encore joué (aléas géologiques... etc), plus tôt sera stoppée cette folie, coûteuse, de Bure, mieux cela sera.

Concrètement, le jeûne se déroulera, jours et nuits, au parc de Marbeaumont sur le lieu du camping, derrière la médiathèque Jean Jeukens. L'accueil sur le site sera permanent et chacun/e y est chaleureusement attendu/e pour discuter, échanger, participer aux causeries, soutenir les jeûneurs... ou même jeûner, une journée ou plus. A l'heure où toutes les nations européennes, sauf la Finlande, sortent du nucléaire, ne ratons pas le train du progrés.


Infos sur le jeûne national de Paris : Jocelyn Peyret / Tel: 01 55 78 28 67 - 06 12 11 04 51 / fax : 01 55 78 28 61 /
www.vivresansnucleaire.org

Infos sur le jeûne de Bar-le-Duc : François Simonet / Tel: 03 29 46 45 39 - 06 77 21 87 44  / www.burestop.org

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Coordination nationale des collectifs & Collectifs Bure-Stop

CONTRE l’enfouissement des déchets radioactifs

1 SENTIER DE GUÉDONVAL - 55000 BAR LE DUC - TÉL 03 25 04 91 41 - 03 29 45 45 55

Site : www.burestop.org

à Service ENVIRONNEMENT / SOCIÉTÉ BAR LE DUC - 03 JUIN 2004

 

Portes Ouvertes

à BURE sur

opération mensongère !

Les collectifs Bure-Stop et la Coordination nationale mettent en garde les populations quant à la nouvelle opération “séduction” annoncée par l’ANDRA, ce dimanche 6 juin à BURE.

L’ANDRA, dans un communiqué afp du 1er juin indique, par la voix de son directeur général M. Jacq, que “le contexte géologique de la couche argileuse est "favorable" suite aux recherches menées par un laboratoire souterrain sur le stockage des déchets radioactifs à Bure (Meuse)”. Selon lui : il existe “une couche homogène, sans faille, insérée dans un contexte géologique favorable et possédant des propriétés à priori intéressantes en termes de rétention de la radioactivité".

Les collectifs ne peuvent que s’interroger sur la méthodologie “scientifique” de cet organisme officiel et sur les motivations de telles déclarations.

1 - Alors qu’une "niche expérimentale" ne sera construite à 490 m qu’en septembre 2004 pour étudier les effets du creusement du puits sur la roche et procéder à des injections de traceurs radioactifs, sur quelles études l’ANDRA se base-t-elle pour conclure aux propriétés satisfaisantes de l’argile de BURE ?

2 - Pourquoi l’ANDRA affirme-t-elle qu’il existe une couche homogène et sans failles alors que d’autres experts ont mis en évidence la présence incontestable de failles ?

3 - Comment croire à la stabilité de la roche à BURE alors que de récents séismes ont affecté la région ?

4 - Quel est le fondement des déclarations sur le “déplacement géographique“ d’un futur site de stockage souterrain et ce, dans un rayon de 10 à 40 km autour de BURE ?

Les collectifs condamnent les incohérences qui entourent ce dossier depuis l’origine.

Une question essentielle doit interpeller élus locaux, populations et décideurs.

L’ANDRA a-t-elle le droit d’annoncer et de communiquer par avance le résultat de recherches qu’elle entame seulement à BURE, et ce bien avant la date légale de son rendu, pour un débat parlementaire en 2006 selon la loi Bataille ?

Les collectifs travaillent depuis 10 ans avec des géophysiciens et géologues indépendants.

Ils collectent également des informations issues d’études d’organismes officiels. Les constats livrés ci-après sont sans appel et devraient alerter bon nombre de personnes.

.Première constatation, la découverte en surface de gaz radon, radioactif naturellement, qui provient du sous-sol profond et qui ainsi se fait le révélateur d'un réseau de failles remontant depuis le socle géologique jusqu'au sol.

L'énorme inconvénient de ces failles, fractures et autres diaclases, c'est qu'elles forment des chemins privilégiés pour l'infiltration des eaux de pluies, ces eaux qui sont les ennemies jurées d'un stockage souterrain car, dégradant les fûts, elles conduiraient ensuite inéluctablement leur dangereuse radioactivité vers l'homme.

Si le promoteur du projet, l'Andra, affirme qu'il n'y a pas de failles, on se demandera alors pourquoi le très officiel Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) écrit : "De nombreuses fractures de petites tailles sont observables dans l'’environnement du site. Ce type de fractures peut typiquement être rencontré dans l'emprise du laboratoire ou d'un futur stockage (...) Ceci peut avoir une influence sur les circulations hydrauliques dans la mesure où la compression peut contribuer à la (ré)ouverture de ces fractures" (1).

Selon un sujet de thèse de ENSMP (Ecole Nationale Supérieure des Mines de Paris), année 2003-2004 :

“La microfissuration précoce dans les roches sédimentaires à matrice fine (argilite) est très difficilement identifiable. Or elle prend une importance considérable lorsque de telles formations sont choisies comme hôte éventuel de stockage des déchets radioactifs, cela pour deux raisons essentielles : lors du creusement des galeries des déséquilibres susceptibles de modifier localement les propriétés de confinement de l’ouvrage peuvent apparaître (zone d’endommagement : EDZ) se traduisant par des sollicitations méca-niques et/ou hydriques dont une des conséquences pourrait être l’ouverture éventuelle de la microfissuration précoce / à plus long terme, même éloignées des galeries de stockage, cette microfissuration pourrait jouer un rôle important dans la migration des fluides ou des gaz en se comportant comme des zones de faiblesse susceptibles de se rouvrir sous des sollicitations mécaniques dues à des épisodes d’activité tectonique intense".

Faut-il également citer Joël Lancelot, Université de Montpellier, Groupe De Recherches Forpro ( Formation Profonde) qui, récemment face aux membres du Comité local d'information et de suivi de Bure (Clis), affir-mait encore que les failles étaient inexistantes et que, si d'aventure il y en avait, elles avaient été "cicatri-sées" (par de la calcite). Cicatrisées? Comment expliquer alors que les deux puits de Bure soient cons-tamment noyés par 7 à 8 l d'eau/mn ?

.Seconde constatation : une stabilité sismique régionale loin de celle attendue.

La conséquence inopportune de tremblements de terre serait de rouvrir, voire écarter plus encore les innombrables failles et fractures. Or, si la région parisienne a connu 8 séismes depuis 1980 (date de création du fichier officiel), celle de Bure en a connu... 800!

De plus, la couche recherchée à 500 mètres n'est pas de l'argile, plastique comme on s'imagine de la pâte à modeler, mais à cette profondeur elle s'avère dense, compacte, cassante.

.Autres constatations : la composition chimique des eaux souterraines qui, contenant sel et autres pyrites s'en trouveraient agressives envers les fûts alors stockés.

Et puis, pourquoi passer sous silence ou nier l'aquifère géothermique (eau chaude) situé sous la région de Bure et dévoilé par l'incontournable Bureau de Recherches Géologiques et Minières (Brgm) ; potentiel énergétique qui remet en cause toute idée de dépôt radioactif selon la Règle Fondamentale de Sûreté ?

.Constatation finale en ce qui concerne le “déplacement du chantier” : la Commission Nationale d’Evaluation a déclaré au cours de la séance plénière du CLIS de janvier que l’on ne peut pas transposer les études sur le sous-sol de BURE aux zones périphériques.

En ces temps d’annonce de relance de programme nucléaire, la précipitation avec laquelle l’ANDRA annonce que Bure serait “favorable” pour l’enfouissement ne doit pas laisser de doute sur la façon dont elle prépare progressivement élus locaux et populations à l’inconcevable pour beaucoup il y a peu : BURE sera une vaste poubelle hautement nucléaire.

Les Portes Ouvertes de dimanche prochain ne sont qu’une dangereuse opération “séduction” de plus. Puissent les “quelque 1.500 personnes des alentours attendues pour une journée portes-ouvertes où seront exposées les carottes d'argiles rapportées des forages”, selon M. Jacq, prendre conscience de la folie du projet et s’insurger contre toute idée d’enfouir, à Bure ou partout ailleurs dans le monde !

Contact presse : Corinne François 06 86 74 85 11 - Michel Marie 03 25 04 91 41

Une synthèse très complète sur la problématique de BURE, de M A. MOUROT, géophysicien ( Tél. 03 25 02 01 89) vient d’être réalisée et publiée. Elle est consultable sur ce site www.burestop.org en cliquant ici

(1) IRSN: "fracturations et paléocontraintes autour du site de Bure" mars 2002

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Coordination nationale des collectifs & Collectifs Bure-Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs

Site : www.burestop.org

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

à Service Environnement / Société

Bar le duc - 24 mai 2004

 

 

NON à un avenir énergétique

obsolète, dangereux, polluant !!!

Lancer aujourd'hui l'EPR ne fera qu'aggraver

une situation catastrophique en matière de déchets nucléaires

 

Incroyable !

Alors même que divers pays européens sortent du nucléaire, la France décide de construire un nouveau réacteur, dit EPR. Le projet de loi d'orientation sur l'énergie, examiné mercredi dernier et repoussé à demain, fera la part belle au nucléaire, stérilisant toute possibilité (pourtant cruciale) de changement de cap. Tout était programmé depuis longtemps, seuls prédominent les intérêts économiques du sur-puissant lobby nucléaire.

Les collectifs réunis au sein de la Coordination nationale contre l'enfouissement des déchets nucléaires condamnent, et l'orientation donnée à l'avenir énergétique du pays, et les méthodes scandaleuses de non-concertation qui ont accompagné une telle décision.

 

Citoyens, les grands oubliés

Véritable consultation des populations, respect de ses attentes, réel débat national sur les choix énergétiques, rien n¹a été fait. De même lors de l'examen à l'Assemblée, les nombreux amendements et réserves émis par certains parlementaires d'opposition n'ont pas été pris en compte.

Un nouveau programme électro-nucléaire se construira sur les mêmes bases de désinformation que par le passé. En 1974 : le premier programme nucléaire était marqué par l'imprévoyance notamment en matière de déchets radioactifs. En 2004 : l'aveuglement ou l'omission sont inexcusables !

Déchets nucléaires, les grands absents

Outre les nombreux dangers que présente cette filière technologique, un point essentiel, celui des déchets nucléaires, se devait d'être évoqué, or il n'en est rien.

Le premier programme électro-nucléaire a produit des tonnes de matières radioactives dont la gestion est d'une complexité extrême, sans réponse sérieuse et au coût impossible à chiffrer. Aujourd'hui encore, nul pays au monde ne peut avancer la mise en oeuvre de solutions dignes de ce nom pour les gérer.

A dire vrai, la France n¹a pas l'ombre dune solution crédible à proposer : les pseudo-recherches sur les 3 voies de gestion initiées par la Loi Bataille de 1991 sont au stade embryonnaire, le chantier d'enfouissement de BURE (Meuse/Haute-Marne) n'en est qu'au pallier du creusement minier, et plus grave encore, la véritable réflexion autour du devenir des déchets

n' interviendra qu'en 2006.

Comment, dans de telles conditions, tolérer que l'on relance un nouveau programme énergétique majoritairement nucléaire, alors que le problème des déchets n¹a été ni abordé, ni débattu, et encore moins résolu ?

 

Depuis 30 ans, les populations ont, avec bon sens, refusé tous les projets d'enfouissement.

La décision de relance d'un nouveau programme électronucléaire par un tel passage en force ne peut que renforcer l'opposition catégorique à toute nouvelle installation d'enfouissement ainsi qu'à la transformation de BURE en site de stockage.

 

Les collectifs n'auront de cesse de rappeler que l'enfouissement n'est pas une solution acceptable, que les déchets nucléaires représentent un immense fardeau pour les générations à venir et qu'il serait donc criminel de continuer à en produire.

 

D'ores et déjà, Coordination et collectifs programment un certain nombre de manifestations :

 

- Dès ce samedi 29 mai face au chantier d'enfouissement de Bure par la pose d'une stèle au message puissant puisqu'il s'agira d'un poing fermé.

Chacun est invité à y participer à compter de 14h.

 

- En résonance avec le jeûne national qui se déroulera à PARIS cet été dès le 21 juin, des jeûnes régionaux d'opposition à la politique énergétique de la France et à la gestion de ses déchets nucléaires² sont prévus :

* à Bar le Duc (Meuse) du 20 au 30 juin. Une vingtaine de personnes, jeunes et adultes, locaux mais aussi régionaux et Allemands jeûneront à tour de rôle, pendant une ou plusieurs journées.

Jeûne de sensibilisation pour interpeller la population locale et ses élus, puisque la transformation de Bure en site de stockage va se décider prochainement et que celui-ci est en passe de devenir un enjeu européen.

* à Aubusson (Creuse) à compter du 28 juin avec pour thématique "vivre sans nucléaire" et en opposition aux projets d'enfouissement des déchets radioactifs. Il sera accompagné de diverses manifestations. (Ce département a rejeté un pseudo-labo d'enfouissement en zone granitique en 2000.)

Contacts presse :

Corinne François 06 86 74 85 11

Michel Marie : 03 25 04 91 41

Jean-Pierre Minne (Creuse) 06 89 27 12 04

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Coordination nationale des collectifs &

Collectifs Bure-Stop contre l'enfouissement des déchets radioactifs

Site : www.burestop.org

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

à Service Environnement / Société

Bar le duc - jeudi 25 mars 2004

 

BURE* : prototype européen pour l'enfouissement des déchets nucléaires ?

 

L'ANDRA coordonnera un projet au sein de l'Europe avec l'aval de la Commission européenne

 

Selon un communiqué Enerpresse de ce jour, qui fait suite à une annonce de l'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), "... l'ANDRA coordonnera le Projet intégré européen d'implantation d'un prototype à échelle industrielle de stockage pour les déchets radioactifs à vie longue, dit Esdred (Engineering Studies and Demonstrations of Repository Designs)" regroupant un certain nombre d'organismes de pays européens.

Ce Contrat signé le 4 mars dernier avec la Commission européenne dote l'ESDRED d'un budget de 18 millions d'euros.

Si "..il vise à démontrer «la faisabilité technique des différentes opérations de construction, exploitation et fermeture d'un stockage géologique profond de déchets de haute activité jusqu'au scellement des alvéoles", il ne peut que susciter un certain nombre de remarques majeures.

 

° Le projet d'enfouissement des déchets nucléaires à vie longue se dévoile vraiment en prenant cette dimension européenne, avec une forte implication de l'Agence française (et du gouvernement français?), chargée de piloter ce programme.

 

° Le projet visant à démontrer la "faisabilité de la construction, exploitation et fermeture du stockage géologique profond", on remarquera avec étonnement que le fameux concept de "réversibilité", si abusivement utilisé en France par ses promoteurs, passe à la trappe ; il ne fait pas partie du programme. Le but de l'enfouissement est donc bien l'irréversibilité totale, (ou abandon des colis radioactifs), dénoncée dès l'origine par les collectifs d'opposants.

 

° Du terme de "laboratoire de recherches", on passe à une nouvelle appellation, "prototype", mettant ainsi fin à l'idée de recherche trompeusement employée, à BURE notamment. La phase industrielle est annoncée, curieusement bien en amont des décisions parlementaires prévues en France en 2006, dans le cadre de la gestion des déchets radioactifs. Quels choix le Parlement pourra-t-il encore faire à cette date ?

 

° En terme de coût financier l'énergie nucléaire ne s'avère pas si économique qu'on voudrait nous le faire accroire, et ce au vu des premiers coûts estimés.

Ne serait-ce que pour la voie de l'enfouissement, les sommes investies depuis 1992 s'élèveraient à près de 900 millions euros **.

L'Europe créditerait l'ANDRA d'un budget supplémentaire de 18 millions d'euros pour réaliser un prototype de poubelle nucléaire.

Ne sont compris ni les budgets pour la construction des futures installations, ni le budget à affecter pour leur fonctionnement à très long terme.

 

° Une question essentielle se pose quant au pseudo-laboratoire.

BURE a t-il été programmé pour devenir le futur site prototype européen ?

Les élus locaux et régionaux ont-il bien conscience de l'enjeu et de la dimension internationale d'un tel projet ? Ont-ils été avertis de cette donne ? Comment pourront-ils la justifier auprès des populations concernées ?

 

° En matière de prototypes, la France semble championne.

Rappelons que l'EPR, dont la construction pourrait être imminente, est un réacteur dit "prototype", tête de pont d'une nouvelle série de centrales nucléaires. Nous ne pouvons nous empêcher de faire le parallèle avec l'annonce de ce programme européen, visé à qualifier d'autres prototypes, ceux de l'aval du cycle nucléaire. Hasard de calendrier, ou subterfuge afin de re-crédibiliser une industrie nucléaire en perte de vitesse ?

 

Le fossé se creuse entre promoteurs et détracteurs. Malgré l'opposition tenace soulevée et exprimée par de nombreux sites en France ainsi qu'en Italie, en Allemagne... envers tout projet d'enfouissement nucléaire, information complète et concertation réelle des populations ne sont pas au programme, bien au contraire.

Escompte-t-on que l'envergure européenne permettra d'aplanir les réticences sociales qui ne manqueront de voir le jour ?

Les collectifs BURE-STOP, la Coordination nationale des collectifs rappellent leur opposition déterminée à toute mise en oeuvre de chantier d'enfouissement de déchets nucléaires, où que ce soit.

Préparer l'avenir et une Europe solidaire et respectueuse de l'environnement passera par un autre chantier, celui de la sortie du nucléaire !

Contacts presse : Corinne François - 06 86 74 85 11

Michel Marie - 03 25 04 91 41

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ANNEXES :

 

* BURE : Chantier mis en oeuvre en 1999 par l'ANDRA en Meuse/Haute-Marne (Lorraine-Champagne-Ardenne)

 

** - L'axe 2 de la Loi Bataille (enfouissement)

Andra: 651,2 millions euros

CEA: 152 millions euros

CNRS: 41,1 millions euros

COGEMA: 3,4 millions euros

EDF: 37,6 millions euros

Framatome ANP: 0,2 millions euros

 

- L'axe 1 (séparation-transmutation) sur les mêmes périodes: 723,9 millions euros

- L'axe 3 (entreposage), mêmes périodes: 614,4 millions euros

in "Stratégie et programmes des recherches sur la gestion des déchets radioactifs à haute activité et à vie longue (au titre de l'article L542 du code de l'environnement, issu de la loi du 30 décembre 1991) 2003-2006" / Edition 2003 / Ministère de la Recherche - Direction de la Technologie / page 243

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Enerpresse- N° 8541 - Jeudi 25 Mars 2004

L'Andra à la tête d'un projet européen de stockage

Le Projet intégré européen d'implantation d'un prototype à échelle industrielle de stockage pour les déchets radioactifs à vie longue, soit Esdred (Engineering Studies and Demonstrations of Repository Designs) sera coordonné par l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Réalisé au sein du sixième Programme cadre de recherche (PCRD) et de formation Euratom de l'Union européenne (2002-2006), Esdred regroupe 13 partenaires de 9 pays européens (outre l'Andra; Aitemin, Enresa et la CSIC, Espagne; Nagra, Suisse; DBE Technology et GRS, Allemagne; Nirex, Royaume-Uni; ESV Euridice et Ondraf/Niras, Belgique; Posiva, Finlande; NRG, Pays-Bas et SKB, Suède). Le contrat avec la Commission a été signé le 4 mars dernier, mais le communiqué de l'Andra et d'Esdred date de ce mardi. Sur 5 ans et doté d'un budget de 18 millions d'euros (dont une subvention de 7,3 millions d'euros du PCRD), il vise à démontrer «la faisabilité technique des différentes opérations de construction, exploitation et fermeture d'un stockage géologique profond de déchets de haute activité». Esdred sera complété d'un programme de formation d'ingénieurs et de transfert de technologie, notamment en direction des nouveaux pays membres de l'UE.

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