Occupation à Bure

les 18 et 19 Mars 2000

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L'article dans la presse

 Repiquage article Est Républicain de lundi 20 mars

Titre : Levée de boucliers à Bure.

Sous-titre : Les anti-labo ont reçu un renfort venu de Bretagne, d'Auvergne et du Limousin. Ces régions sont susceptibles d'accueillir un laboratoire dans un site granitique. Le refus de l'enfouissement des déchets nucléaires s'étend.

Texte : Après une nuit glaciale passée sous la tente, les manifestants qui campaient sous la tente depuis samedi, devant les grilles du laboratoire de Bure, ont reçu hier le renfort de nombreuses délégations venues de Bretagne, d'Auvergne et du Limousin. Au total, on dénombrait au plus fort de la journée cinq cents personnes sur le plateau, rassemblées près d'un mur de paille où étaient placardées des slogans hostiles à l'enfouissement des déchets nucléaires.

«Ni ici, ni ailleurs», résumait André Robinard, membre du collectif d'Ille-et-Vilaine COEDRA. Ce dimanche était placé sous le signe d'un rapprochement avec les collectifs des quinze sites pressentis pour accueillir un laboratoire souterrain en couche granitique. Tour à tour les représentants de la Mayenne, du Cantal, de l'Orne, de l'Aveyron, le Puy-de-Dôme, la Creuse, la Vienne... sont venus expliquer la résistance qui a commencé dans ces départements. Sept conseils généraux ont déjà voté leur opposition, ainsi que les deux conseils régionaux du Limousin et d'Auvergne. <Ici prennent place des extraits d'interventions diverses, dont certaines insistant sur le rôle des élus qui vaut pour partout mais prend une valeur particulière dans le contexte local et dans celui de la manifestation (le mur de paille enflammé portait en fait pas mal de portraits d'élus). Puis on retrouve André Robinard pour cette conclusion : «La prise de conscience est générale. Ce n'est plus une question locale. Le refus de l'enfouissement a une portée nationale, et il faudrait que les Français puissent s'exprimer sur l'avenir de la politiqueénergétique. C'est une question de démocratie».

<Suit immédiatement, après le sous-titre "Intimidation">.

En fin de journée, les manifestants ont enflammé le mur de paille. La présence d'un maître-chien occasionnait alors la colère de quelques-uns, qui réussissaient à coucher la clôture d'enceinte. Craignant alors les débordements et l'envahissement du site de l'ANDRA, le lieutenant-colonel Hertzog et le directeur de cabinet du préfet, Denis Gaudin, demandaient l'intervention des gendarmes mobiles qui stationnaient à proximité dans trois cars, et d'un hélicoptère. Intimidée par la présence d'une centaine d'hommes, bouclier et matraque en main, la colonne des manifestants devait finalement se contenter de longer la clôture, escortée par les forces de l'ordre, avant de se disperser à la nuit tombée. Signé : Gérard Bonneau. (Merci Gérard)

 

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