15 SITES GRANITIQUES POTENTIELS
POUR UN "LABORATOIRE" PRELUDE A L'INSTALLATION D¹UN CENTRE
D'ENFOUISSEMENT DES DÉCHETS NUCLEAIRES HAUTEMENT RADIOACTIFS
:
QU'EN PENSENT LES POPULATIONS ?
Le Réseau "Sortir du nucléaire"
(fédération de 487 associations basée à
Lyon) a pu récupérer la liste et les cartes
détaillées, jusqu¹ici confidentielles (1), des 15
sites potentiels pour l¹implantation d'un pseudo "laboratoire"
prélude à l¹installation d¹un centre
d'enfouissement des déchets nucléaires à haute
activité et à vie longue dans un sous-sol granitique.
Ces informations, retenues depuis plusieurs semaines, n'ont pas
encore été communiquées aux communes
concernées. Une mission de concertation collégiale
avait été mandatée par le gouvernement pour
travailler sur cette question et rien ne devait être
dévoilé au minimum avant la mi février 2000.
Les 15 sites
potentiels sélectionnés par l'ANDRA (Agence Nationale
pour la gestion des Déchets Radioactifs) sont :
le Finistère (canton de Huelgoat),
les Cotes d¹Armor (cantons de Plouaret, Quintin, Dinan),
l¹Orne (canton de Athis), la Mayenne (canton d'Izé), la
Vienne (canton de St Barbant Port-de-Salle), la Haute Vienne (canton
d¹Auriat), la Creuse (canton de Crocq-Sernöel), la
Corrèze (canton de St Julien Le Vendornois), le Cantal (canton
de Glénat), l'Aveyron (canton de Sanvensa), la Dordogne
(canton de Piegut-Pluviers), la Vendée (canton
d'Avrillé), les Deux-Sévres (canton de Neuvy-Boin).
Après l¹autorisation de construction en
août 99, d¹un site destiné à préparer
un stockage en grande profondeur à Bure (site acheté
aux élus de la Meuse à coup de millions); après
l'accident du Blayais sur lequel la lumière est loin
d'être faite, le gouvernement a lancé une mission de
recherche d'un second "labo" d'enfouissement dans un site granitique,
malgré une opinion publique réticente aux projets de
stockage de déchets radioactifs. La masse et la
toxicité des déchets radioactifs s'accumulant, il
s'agit toujours pour l'industrie nucléaire de les cacher et de
rendre présentable à l'opinion publique un
nucléaire propre et exportable. Il s'agit également de
préparer cette opinion à l'allongement de la
durée de vie des réacteurs existants ainsi qu'au
renouvellement du parc des centrales nucléaires.
Les populations des sites granitiques doivent d'abord compter
sur elles-mêmes, comme l'on déjà fait celles des
départements concernés depuis dix ans, en s'opposant
aux projets d'enfouissement. Pour le Réseau "Sortir du
nucléaire", la méthode de mystification de l'ANDRA a
été bien rodée :
- convaincre d'abord les élus et les
"décideurs" du bien fondé économique du projet
de "labo",
- faire miroiter une manne financière
importante et acheter le silence des populations,
- limiter la consultation au minimum,
- et enfin imposer une prise de décision
rapide des conseils généraux et municipaux en les
mettant en concurrence.
La volonté du lobby nucléaire d'enfouir
définitivement les déchets radioactifs n'a
d'égal que la volonté des nucléocrates
d'escamoter le débat démocratique sur les choix
énergétiques nationaux et sur la sortie du
nucléaire.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les
populations à refuser les projets de "laboratoires"
d'enfouissement et à interpeller les élus. La seule
solution pour les déchets radioactifs, c'est d'arrêter
d'en produire en sortant au plus vite du nucléaire.
(1) Cartes détaillées sur simple demande au 04 78 28 29
22 ou sur www.sortirdunucleaire.org