INFORMATION EXCLUSIVE

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 27 JANVIER 2000

15 SITES GRANITIQUES POTENTIELS  
POUR UN "LABORATOIRE" PRELUDE A L'INSTALLATION D¹UN CENTRE D'ENFOUISSEMENT DES DÉCHETS NUCLEAIRES HAUTEMENT RADIOACTIFS :
QU'EN PENSENT LES POPULATIONS ?

 Le Réseau "Sortir du nucléaire" (fédération de 487 associations basée à Lyon) a pu récupérer la liste et les cartes détaillées, jusqu¹ici confidentielles (1), des 15 sites potentiels pour l¹implantation d'un pseudo "laboratoire" prélude à l¹installation d¹un centre d'enfouissement des déchets nucléaires à haute activité et à vie longue dans un sous-sol granitique. Ces informations, retenues depuis plusieurs semaines, n'ont pas encore été communiquées aux communes concernées. Une mission de concertation collégiale avait été mandatée par le gouvernement pour travailler sur cette question et rien ne devait être dévoilé au minimum avant la mi février 2000.
 
     Les 15 sites potentiels sélectionnés par l'ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) sont :

le Finistère (canton de Huelgoat), les Cotes d¹Armor (cantons de Plouaret, Quintin, Dinan), l¹Orne (canton de Athis), la Mayenne (canton d'Izé), la Vienne (canton de St Barbant Port-de-Salle), la Haute Vienne (canton d¹Auriat), la Creuse (canton de Crocq-Sernöel), la Corrèze (canton de St Julien Le Vendornois), le Cantal (canton de Glénat), l'Aveyron (canton de Sanvensa), la Dordogne (canton de Piegut-Pluviers), la Vendée (canton d'Avrillé), les Deux-Sévres (canton de Neuvy-Boin).
 
Après l¹autorisation de construction en août 99, d¹un site destiné à préparer un stockage en grande profondeur à Bure (site acheté aux élus de la Meuse à coup de millions); après l'accident du Blayais sur lequel la lumière est loin d'être faite, le gouvernement a lancé une mission de recherche d'un second "labo" d'enfouissement dans un site granitique, malgré une opinion publique réticente aux projets de stockage de déchets radioactifs. La masse et la toxicité des déchets radioactifs s'accumulant, il s'agit toujours pour l'industrie nucléaire de les cacher et de rendre présentable à l'opinion publique un nucléaire propre et exportable. Il s'agit également de préparer cette opinion à l'allongement de la durée de vie des réacteurs existants ainsi qu'au renouvellement du parc des centrales nucléaires.
 Les populations des sites granitiques doivent d'abord compter sur elles-mêmes, comme l'on déjà fait celles des départements concernés depuis dix ans, en s'opposant aux projets d'enfouissement. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", la méthode de mystification de l'ANDRA a été bien rodée :
   - convaincre d'abord les élus et les "décideurs" du bien fondé économique du projet de "labo",
   - faire miroiter une manne financière importante et acheter le silence des populations,
   - limiter la consultation au minimum,
   - et enfin imposer une prise de décision rapide des conseils généraux et municipaux en les mettant en concurrence.
 La volonté du lobby nucléaire d'enfouir définitivement les déchets radioactifs n'a d'égal que la volonté des nucléocrates d'escamoter le débat démocratique sur les choix énergétiques nationaux et sur la sortie du nucléaire.
 Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les populations à refuser les projets de "laboratoires" d'enfouissement et à interpeller les élus. La seule solution pour les déchets radioactifs, c'est d'arrêter d'en produire en sortant au plus vite du nucléaire.


(1) Cartes détaillées sur simple demande au 04 78 28 29 22 ou sur www.sortirdunucleaire.org

Recommandations par Le Collectif National contre l'enfouissement des déchets nucléaires

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