Syndrome des Balkans, uranium appauvri, la presse officielle nous dit-elle tout. Eh bien non, comme d'habitude.
Pour faire le point: trois articles:
-Le communiqué de la criirad, en cliquant ici http://www.criirad.com/criirad/actualites/Communiques/UA.fiche.01.0112.html
- Un courrier reçu dans notre messagerie, en cliquant ici: La guerre radioactive secrète
- Un article de Charb (Charlie du17 janvier 2001), en cliquant ici: Tous avec Alain Richard...
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Une émission de télévision intitulée "La guerre radioactive secrète", passée sur Canal Plus le jeudi 24 février 2000 à 22h.10, a dénoncé que les munitions modernes, dites "à l'uranium appauvri", étaient fabriquées, en fait, avec des déchets nucléaires. Des vétérants américains victimes du syndrome de la guerre du Golfe se sont fait faire des analyses très précises. On a retrouvé dans leur corps une sorte d'uranium très particulier: de l'uranium 236 (U236). Dans la nature, cet uranium 236 n'existe pas, ou seulement à l'état d'infimes traces. Il n'y en a pas non plus dans l'uranium enrichi ni dans l'uranium appauvri. On n'en trouve que dans les déchets nucléaires (seules les centrales nucléaires en produisent). Si vous en avez l'occasion, demandez aux soldats européens touchés par le "syndrome des Balkans" de faire faire secrètement des analyses par des laboratoires INDÉPENDANTS, et de faire rechercher dans leur corps de l'uranium 236! Qu'ils publient ensuite résultats et conclusions. Pour se débarrasser facilement de ses déchets nucléaires, rien ne vaut une bonne guerre bien loin de chez soi. dans un pays qu'on arrosera le plus copieusement possible des déchets nucléaires dont on a un besoin urgent de se débarrasser. Pour lire un résumé de l'émission de Canal Plus dont je parle plus haut, avec mon analyse, rendez vous sur le site: http://www.mai68.org |
Sauvons l'uranium
français! On a beau traquer les avis des experts de journal en
journal, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord
à propos de la dangerosité des munitions
à l'uranium appauvri généreusement
épandues au-dessus de l'Irak, de la Bosnie et du
Kosovo. Ils reconnaissent bien volontiers que se prendre un
obus dans la gueule, qu'il soit à l'uranium ou
nature, ça fait mal. Même se le laisser tomber
sur les pieds, ça fait mal. Cependant, nos militaires n'ont pas d'ongles tout noirs,
mais des leucémies (je dis « nos militaires
» parce qu'il s'agit, de ceux de l'OTAN et de ses
alliés et que l'OTAN nous protège, nous,
Occidentaux, contre la barbarie du monde). Est-ce bien l'uranium appauvri qui file le cancer ? Les
scientifiques ont un gros doute, mais aucune preuve.
Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui lorsquon a un mortel
gros doute de ce genre dans nos sociétés
civilisées ? On applique le principe de
précaution. Dans le cas qui nous
intéresse, le principe de précaution pourrait
consister à ne plus fabriquer des obus à
l'uranium, ne plus les laisser tripoter par nos militaires
et, du coup, ne plus en paver les pays ennemis. Empoisonner
des populations entières à l'uranium, ce
serait, pour l'OTAN et ses alliés, prendre le risque
de se faire inculper de crime de guerre ou bien de crime
contre l'humanité le jour où l'Irak, la Bosnie
ou le Kosovo sera la première puissance du monde. Pas
connes, l'Allemagne et l'Italie réclament un
moratoire sur ces armes. On n'y touche plus avant d'avoir
élucidé le mystère des leucémies
foudroyantes. Ça semble raisonnable. N'importe quel ministre de la Défense en âge
de se souvenir de l'affaire du sang contaminé ou bien
capable de suivre à la télé le
feuilleton des farines animales et de la vache folle
trouverait ça raisonnable. Pas Alain Richard. Alain
Richard, peut-on lire dans Libération, a
déclaré lors de ses voeux à la presse :
« Dans trois jours, on n'en parlera plus. »
C'était le 10 janvier. Et comme toute la population
n'est pas encore morte d'un cancer du sang dû aux
rayons bêtas émis par le cerveau d'Alain
Richard, on en parle encore. Il avait l'air vachement
sûr de lui, le ministre. Il en mange tous les matins
au petit déjeuner ou quoi? Non. Il défend simplement les
intérêts de la France. La France fabrique des
munitions à l'uranium appauvri et en équipe
son armée. Il est probable qu'on en exporte
également. La Cogema fournit l'uranium, Giat
Industries le taille en pointe. En France, il est admissible que le principe de
précaution mine des producteurs de viande de boeuf,
il est totalement insupportable qu'il porte atteinte au
moral de notre industrie de guerre ou à la
réputation de notre génie nucléaire. Le
marché des armes rapporte-t-il à la France
plus que le marché de la tête de veau ? Sans
doute. Mais ce n'est pas l'unique raison pour laquelle nos
ministres successifs ont défendu et défendront
longtemps avec la même passion, la même
obstination, le marché du flingue en gros. Vendre une
arme à Taïwan par exemple rapporte des
commissions occultes aux amis du ministre, vendre de la
langue de boeuf aux Taïwanais, ça paye à
peine l'hôtel Ibis du représentant en bidoche
en mission à Taipei...
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