BURE : STOP ! Déchets nucléaires, ne pas enfouir !
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Bure, c’est quoi ?

Dernier ajout : 2 mars.

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Ce projet de gigantesque POUBELLE SOUTERRAINE ATOMIQUE à moins 500m sous terre est en cours depuis 1994, conséquence de la loi de 1991 relative à la gestion des déchets nucléaires. La seconde loi de juin 2006 a tout concentré sur BURE, site argileux, en Meuse, aux abords de la Haute-Marne, via un pseudo « laboratoire » de recherches géologiques. La troisième loi de 2016 active le début de Cigéo, via une soi-disant « phase-pilote », qui n’a rien à voir avec de la recherche. C’est la première phase industrielle du projet (environ 25% du coût total estimé !).
En 2019, l’Andra doit déposer sa demande d’autorisation de création (DAC) et le chantier débuterait alors, si elle est accordée. Pour autant, de nombreux travaux préparatoires, très contestés sur le terrain, ont été lancés fin 2015.

15 km2 sont annexés entre 4 villages meusiens : Bure, Ribeaucourt, Bonnet et Mandres pour y construire d’énormes infrastructures et 300 km de galeries. Un futur no man’s land ? Qui peut avoir envie de vivre aux abords d’un tel site ?

Ce projet d’enfouissement, recentré aujourd’hui à BURE, a concerné 25 sites en France et est l’objet de très fortes mobilisations et oppositions... qui ne sont pas prêtes de finir.

ENFOUIR LES DECHETS RADIOACTIFS A VIE LONGUE : UN PARI FOU !

Aucun pays au monde n’a de solution pour les gérer, on ne sait pas réduire ni neutraliser leur radioactivité. Enfouir consiste à confiner celle-ci le plus longtemps possible, mais un jour (quand ?) les conteneurs se dégraderont et elle remontera à la surface, c’est inéluctable. Ces déchets sont contaminants et dangereux pour des milliers d’années.

SANS CONCERTATION, SANS EXPLICATION

Depuis l’origine de ce processus, il n’y a jamais eu aucune consultation des populations concernées, et les riverains manquent véritablement d’information sur ce qui se prépare : notamment sur un premier centre de stockage en surface (attente et conditionnement), indissociable du centre d’enfouissement à 500m sous terre. Le centre de stockage temporaire de surface durera 130 ans au minimum, et sera une source de contamination radioactive qui touchera les riverains dans quelques années.
Les transports nucléaires à haut risque seront de l’ordre de 2 arrivées ferroviaires par semaine avec de multiples trafics d’acheminement sur les centres.

ACHETER LE SILENCE

Des dizaines de millions d’euros sont déversés chaque année en Meuse et en Haute-Marne, département mitoyen, alors qu’aucun déchet nucléaire n’est encore arrivé. 30 millions d’euros par an pour chacun de ces départements, s’infiltrant dans tous les projets des collectivités et particuliers, sans que les habitants le sachent. Ce qui pose un véritable problème démocratique.

BURE EN 2011/2012

L’Andra propose au gouvernement début 2010, une zone de 30 km2 entre 4 villages meusiens : Bure, Ribeaucourt, Bonnet, Mandres. Selon l’Andra, rien ne s’oppose à l’implantation du site dès autorisation en 2015. Pour les nombreux opposants et experts indépendants, cet enfouissement est un pari insensé. Un rapport d’expertise indépendante (IEER) met en évidence début 2011 de nombreuses incertitudes et doutes sur le programme développé par l’Andra, et dénonce un calendrier trop tendu.

Le laboratoire de recherches géologiques de 1994 est transformé en projet CIGEO, centre industriel de stockage géologique. “LABO” est devenu “Cigéo”, joli, non ? Qui peut faire le lien avec les effroyables produits atomiques dont il s’agit et dont on ne parle jamais !

EN 2012, CIGEO LA POUBELLE est passé en phase de conception industrielle, le projet ayant été confié à un opérateur extérieur à l’Andra. Ce que dénonce la Commission Nationale d’Evaluation (CNE2) dans son rapport n°5.

BURE EN 2013/2017

2013 : Le débat public relatif à Cigéo est boycotté et fortement perturbé par les opposants. Il devient virtuel. Pour autant, les conclusions ne prennent pas en compte cette forte opposition mais valident l’idée de « phase-pilote », soufflée par les acteurs du projet.

2015/2016 : l’Andra entreprend des travaux préparatoires lourds sur le terrain, alors qu’elle doit soumettre sa demande d’autorisation de construction en 2018. Eté 2016 : fortes mobilisations dans la forêt de Mandres-en Barrois, à quelques km de Bure.

2016/2017 : les « gendarmes » du nucléaire (ASN et IRSN) rendent des avis mitigés sur le dossier d’options de sûreté présenté par l’ANDRA. Des doutes et incertitudes sur la conception de Cigéo et sur les risques avérés de l’enfouissement, dénoncés de longue date par l’opposition, sont rendus publics. L’opposition de terrain ne faiblit pas.

UNE MEGA POUBELLE ATOMIQUE concentrée dans l’Est de la France, sur un mouchoir de poche ?
La carte suivante est éloquente. Sont déjà stockés dans l’Aube les déchets très faiblement radioactifs et les déchets faiblement radioactifs à vie courte. A savoir que Bure/Soulaines sont distants d’une soixantaine de kms. Concentrer tous les déchets issus du nucléaire et du démantèlement des centrales sur cette région résulte d’une politique territoriale au service de l’atome, mais pas des habitants appelés à en subir toutes les nuisances.