BURE : STOP ! Déchets nucléaires, ne pas enfouir !
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La ressource géothermique sous BURE est confirmée. L’Andra prise la main dans le sac.

COMMUNIQUE DE PRESSE


COORDINATION BURESTOP / COMMUNIQUE mardi 5 novembre 2013

La ressource géothermique sous BURE est confirmée.
L’Andra prise la main dans le sac.

L’étude réalisée par le cabinet suisse expert en géothermie GEOWATT (en pièce jointe), à la demande du CLIS de Bure, en octobre 2013, montre clairement que l’on a de la géothermie économiquement exploitable sous Bure, celle-ci restant à quantifier.
« Nous estimons qu’il est possible d’obtenir des débits du même ordre de grandeur que les débits d’exploitation obtenus en région parisienne. »
Selon GEOWATT, « Un débit de 5 m3/h n’est à notre sens pas du tout représentatif des débits pouvant être obtenus à partir de formations présentant de telles transmissivités. »
« Nous estimons qu’il est possible d’obtenir des débits du même ordre de grandeur que les débits d’exploitation obtenus en région parisienne. »
« Nous somme d’avis que les ressources géothermiques au Trias dans la région de Bure peuvent être exploitées de manière économique »
. Et, tout aussi important, « l’enfouissement des déchets radioactifs empêche l’accès aux ressources géo-thermiques dans une région donnée et crée ainsi une perte au niveau économique. »

Des années de mensonges
Il y a donc sous Bure, de la bonne géothermie comme celle exploitée depuis plus de 30 ans en région parisienne. Pourtant l’Andra et l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) l’ont niée tout au long de leurs multiples rapports et demandes d’autorisation pour préparer le centre d’enfouissement Cigéo, et ils continuent.
Cela fait plus de dix ans que des géologues indépendants ont lancé l’alerte. Ce bon potentiel était déjà annoncé dans les rapports BRGM, l’expert français en géothermie, établis entre 1976 et 1983 sur la base des données que l’on avait à l’époque (cartes en pièce jointe). En vain. Il y a aujourd’hui une concordance parfaite entre ces travaux du BRGM (Bureau des Ressources Géologiques et Minières) à l’époque et les conclusions de GEOWATT.

Petite tromperie et gros effets
Les artisans de Cigéo/BURE communiquent exclusivement aujourd’hui avec un outil cartographique BRGM qui traite du potentiel des « aquifères superficiels » pour « l’installation de pompes à chaleur ». Cela n’a rien à voir avec la puissante géothermie profonde et trompe ainsi le public non averti. Et pourtant les cartes des années 1980 établies par le BRGM concernant la région Lorraine/BURE sont tout à fait valables et explicites (3). Tout est fait pour cacher cette ressource.

Le choix du site de BURE contraire aux règles de sûreté
L’installation d’un stockage nucléaire souterrain est soumise à des règles préalables et strictes : pas de ressources exploitables, ni de potentiel géothermique à l’aplomb du site, selon le guide de Sûreté 2008 de l’ASN (ex-Règle Fondamentale de Sûreté)...
1 - Il faut préserver nos descendants, à la recherche d’eau chaude souterraine, de dangereuses intrusions dans la poubelle nucléaire.
2 - Il faut préserver des ressources d’un intérêt inestimable. A Bure, la production locale d’énergie pour nous et aussi pour les générations à venir.

La région de Bure doit préserver ses ressources !
A l’heure où l’énergie est au cœur d’enjeux majeurs, à l’heure de la transition énergétique, c’est une politique de l’absurde que de stériliser une ressource écologiquement remarquable par les déchets du nucléaire. La production d’énergie locale est un formidable potentiel de développement -positif-, à court ou à très long terme ; à mettre impérativement dans la balance des soit-disant retombées économiques de la poubelle nucléaire, .
Quelles priorités pour l’utilisation des sous-sols ? Qui décide ? De telles décisions relèvent de la collectivité toute entière, pas d’une Andra seule, pressée d’enfouir au plus vite des déchets radioactifs encombrants pour la survie de l’industrie de la filière électro-nucléaire.

La Coordination BURESTOP demande :

  • La poursuite par le CLIS des travaux d’investigations recommandés par le cabinet GEOWATT soit une étude de faisabilité technique et financière
  • La réalisation d’un nouveau forage pour caractériser précisément la ressource et l’évaluation complémentaire du potentiel géothermique du bassin Permien de 2800 mètres d’épaisseur qui existe sous la région de Bure
  • L’évaluation économique de la ressource géothermique
  • La mise en contre-expertise par des organismes indépendants non affiliés à l’industrie nucléaire de l’ensemble des travaux de l’ANDRA effectués à Bure depuis l’implantation du laboratoire.

L’étude du cabinet GEOWATT va dans le sens de l’assignation en justice contre l’Andra, déposée fin avril 2013, par 6 associations.
Géothermie : l’Andra et l’ASN s’arrangent avec ce qui les dérange.

A BURE ou ailleurs, enfouir les déchets nucléaires n’est pas tolérable.
L’urgence : arrêter d’en produire !

En annexes
LE RAPPORT GEOWATT 2013
LE DOSSIER ANDRA janvier 2013 - réponse aux associations / Mise en demeure
CARTES du BRGM années 1980

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