BURE : STOP ! Déchets nucléaires, ne pas enfouir !
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FESTIV’INFO vu par la presse


L’Est Républicain - 29/09/2010 suite à son intervention sur le festival Bonnet/Bure

Philippe Billard

-Quelles sont les conditions de travail d’un salarié sous-traitant du nucléaire en France ?

Entre nous, on a l’habitude de dire que les barbelés qui entourent les centrales d’EDF servent à ne pas voir la misère qu’il y a à l’intérieur. Depuis 26 ans que je travaille dans les centrales EDF, tout doit aller de plus en vite, aux dépens de la qualité du travail et des conditions de sécurité. En théorie, EDF vous dira toujours que le matériel de protection est disponible mais en réalité, les travailleurs n’ont pas le temps de s’en servir.

Concrètement, les ouvriers qui effectuent les changements de tranche (remplacement du combustible) sont des sous-traitants. Ils s’assurent de la sécurité des installations mais de moins en moins de contrôle sont effectués. Lorsque j’ai commencé à travailler, le changement de tranche durait 60 jours. Aujourd’hui on en est à 30 et le prochain objectif c’est 15. Du côté du salaire, il n’y a pas de reconnaissance non-plus, alors les jeunes ne restent plus.

- Au niveau médical, vous bénéficiez d’un suivi particulier ?

Rien du tout. Une visite à la médecine du travail comme tout le monde et une prise de sang annuelle.

Comme on change de centrale tous les cinq ou six ans, les dossiers ne suivent pas. Le but de tout cela c’est de pas faire comme l’amiante : il ne faut pas laisser de trace pour que les employés ne se retournent pas contre les patrons quand ils tombent malades. C’est d’autant plus facile que les maladies ne se déclarent que des années plus tard. Idem pour les accidents du travail. C’est pour cela que « Santé sous-traitance » est née, pour créer la mémoire et aller « au charbon » dans les tribunaux, quand un de nos collègues tombe malade. Nous avons le même avocat que les malades de l’amiante, Me Tessonnière.

-Vous n’avez pas l’impression, parfois, de vous battre comme des moulins à vent ?

Non, toutes ces procédures ne sont pas vaines. Il est possible de se retourner contre nos patrons. S’attaquer à EDF c’est presque impossible mais déjà, faire condamner pour faute inexcusable les entreprises qui ne respectent pas la sécurité de leurs salariés, c’est possible.

Propos recueillis par Marion JACOB

L’Est Républicain - 29/09/2010 suite à intervention sur le festival Bonnet/Bure


Trois cents anti-Bure se sont regroupés sur le site de Bonnet.

Au programme, débats et conférences, le tout, agrémenté de musique et de petits spectacles.

Un peu plus et le chapiteau prêté par le Cirque Gones serait trop petit pour accueillir tous ceux venus écouter Monique Sené, chercheuse au CNRS et cofondatrice du GSIEN (groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire). Son bilan sur le projet d’enfouissement des déchets est sans appel : « Nous n’avons pas suffisamment de données. Certains points sont toujours en suspens, dont certains très concrets et certaines informations prévisionnelles fournies par l’Andra sont vraiment floues. »

Prise de conscience

En bonne scientifique qu’elle est, Monique Sené n’élude pas le problème : « Les déchets nucléaires sont en constante augmentation depuis les années 50. Maintenant qu’ils sont là, il faut en faire quelque chose, c’est évident. Mais il faut trouver une solution pour les mettre en sûreté. » « Pourquoi ne pas les envoyer en Sibérie, ils ont beaucoup plus de surface que chez nous ? », interroge un participant ? « Stocker des déchets, ce n’est déjà pas facile mais les transporter, c’est encore pire. Déjà pour les acheminer d’un endroit à un autre en France, alors faire autant de kilomètres c’est impensable. ! D’autant que les infrastructures russes ont souffert lors des incendies de cet été, la centrale de Sarov a été encerclée par les flammes et certaines zones irradiées ont été réactivées pas le feu. »

Pour les membres des collectifs locaux, c’est toujours la même chanson « On a parfois l’impression d’être face à un rouleau compresseur. Mais pourtant, comme pour l’amiante ou le sang contaminé, il y a une prise de conscience de la population, qui vient aux réunions et participe aux groupes locaux », témoigne Michel Marie, membre du collectif de la Haute-Marne et de la fédération du Grand Est Stop déchets nucléaires.

La journée d’hier s’est poursuivie par la projection du film « Uranium, héritage empoisonné », de Dominique Hennequin. Le réalisateur est remonté à la source du problème : l’extraction de l’uranium par Areva, au Gabon et au Niger. « Au Gabon, c’est maintenant le problème de l’après-mine qui se pose. Après son exploitation, elle a été noyée mais tout est resté sur place. Aujourd’hui, les habitants vivent toujours dans des maisons construites avec des terrils radioactifs. Et les effets du mal sont pervers. Ils ne se déclenchent que 10 ou 15 ans après, entraînant des agonies longues et douloureuses sans accompagnement sanitaire ». Le film de Dominique Hennequin est rediffusé sur la chaîne Public Sénat, ce soir à 18h. Marion JACOB

L’Est Républicain le 28/08/2010 19:53

Meuse : les anti-Bure ne baissent pas les bras

Environ 300 militants ou sympathisants, opposés au projet de stockage des déchets radioactifs sur le site de Bure se sont réunis hier à Bonnet pour un petit festival baptisé « Festiv’Info », qui regroupe conférences, débats et projection de films. Le but : montrer que les « anti » sont toujours contre et qu’ils n’entendent pas cesser la lutte. Le festival se poursuit dimanche... / suite article non communique sur le site internet ER

Source : Le Républicain Lorrain - Publié le 28/08/2010
http://www.republicain-lorrain.fr/fr/permalien/article/3681261/Dechets-nucleaires-en-Meuse-l-etau-se-resserre.html
ENVIRONNEMENT centre d’enfouissement

Déchets nucléaires en Meuse : l’étau se resserre

Les déchets nucléaires français les plus dangereux devraient être stockés en Meuse dès 2025. Alors que les études du sous-sol se poursuivent, les opposants organisent ce week-end un festival. Le débat public aura lieu en 2013.

Vingt-huit mois. C’est ce qu’il reste à l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) pour proposer au gouvernement le site du futur centre d’enfouissement des déchets nucléaires français les plus dangereux.

LE FAIT DU JOUR

Le suspense devrait être de très courte durée. Depuis 1998, les recherches ne portent que sur un seul et unique lieu, situé à cheval sur deux départements, le sud de la Meuse et le nord de la Haute-Marne. « Nous y avons trouvé à la fois de bons critères géologiques et une acceptation locale satisfaisante », se félicite Marc-Antoine Martin, chargé de communication du laboratoire souterrain de Bure (55). « Jusqu’en 2005, nous avons étudié la faisabilité d’un stockage souterrain. Nous en avons conclu qu’il n’y avait rien de rédhibitoire d’un point de vue scientifique. Aujourd’hui, nous en sommes à la seconde phase : où le fait-on ? Et comment ? », poursuit le porte-parole.
Signe que l’étau se resserre, l’Andra ne travaille plus que sur un espace de 28,5 km2 situés sur les cantons de Montiers-sur-Saulx et Gondrecourt-le-Château. Cet été, de mi-mai à début août, ses énormes camions vibrateurs ont criblé d’ondes le sous-sol argileux. « L’objectif est d’acquérir des données supplémentaires sur les couches géologiques (épaisseur, profondeur, homogénéité) et de vérifier l’absence de failles mineures », indique l’organisme. Il faut maintenant plus d’un an et demi d’interprétation pour analyser ces données.
Les résultats seront connus dans un an et demi. S’ils sont positifs, l’Andra proposera dans ce périmètre un espace souterrain de 15 km2, situé à 500 mètres de profondeur. Sauf revirement politique et/ou populaire, les déchets français de haute et de moyenne activité à vie longue (lire ci-contre) viendront y prendre place en 2025.

Poubelle nucléaire

Ils sont entreposés, depuis la fin des années 60, dans les usines de retraitement de La Hague (50) et de Marcoule (30). « Ce sont les pires, ceux dont on ne sait quoi faire depuis le début de l’ère nucléaire. Sans parler de leur potentiel de toxicité extrême sur des milliers, voire des millions d’années », dénoncent les collectifs contre l’enfouissement des déchets radioactifs.
Mobilisée dès la première heure, l’opposition donne parfois l’impression de s’essouffler face à ce processus de longue haleine. « Il y a un tel fatalisme au sein de l’opinion publique », soupire Nadine Schneider, porte-parole de Bure Stop 55 et administratrice du réseau Sortir du nucléaire. Une poignée d’irréductibles continuent cependant à refuser que la Meuse et la Haute-Marne soient transformées « en poubelle nucléaire de la France ». Ce week-end, ils organisent un festival (lire ci-contre) à Bonnet.
« L’Andra poursuit sa technique de rouleau compresseur et d’anesthésie par l’argent », affirme Nadine Schneider.. Elle dénonce le manque d’indépendance de l’Andra « pieds et poings liés avec EDF et Areva ». Elle accuse l’Agence nationale d’acheter les consciences à coups de millions d’euros. Et elle demande enfin le renoncement à l’énergie nucléaire : « Quand on ne sait pas quoi faire des déchets nucléaires, on commence par fermer le robinet qui les produit. Est-ce qu’on fait décoller un avion sans savoir où il va atterrir ? » Et la militante de conclure : « Ils cherchaient un secteur désertique et docile. Ils ont mis le doigt où il fallait. »
Textes : Philippe MARQUE.

Source : Le Verdoyant
http://www.le-verdoyant.fr/Rassemblement-festif-contre-la-future-poubelle-atomique-de-Bure-55-dechets-nucleaires_a746.html
Rassemblement festif contre la future poubelle atomique de Bure (55) - déchets nucléaires

Samedi 28 Août 2010 - 17:10

La résistance à la future décharge atomique prévue entre 4 villages meusiens ne faiblit pas et organise un événement de fin d’été à ne pas manquer.

A l’initiative des collectifs anti-enfouissement locaux, un rassemblement festif et informatif aura lieu à Bonnet, village symbole puisque son conseil municipal s’est positionné contre l’enfouissement.
Bonnet fait partie des 4 villages (avec Bure, Mandres et Ribeaucourt) concernés directement par l’enfouissement nucléaire puisque leur territoire est à l’aplomb de la zone sélectionnée pour le stockage.

Musique, cirque, projections, débats se succèderont tout au long de ces 2 journées.
Pas de problème pour camper, restauration possible.
La programmation n’étant pas arrêtée au moment où cette lettre vous parvient, vous trouverez + de précisions au cours de l’été sur notre site internet www.burestop.org
Vous avez un peu de temps pour aider à la mise en place du festival ou pendant le festival ?
Contacter la maison de la Résistance à Bure (association Bure Zone Libre)
tel : 03 29 45 41 77 courriel :
leherissonvengeur gmail.com

Petit) festival contre la (grosse) poubelle nucléaire de Bure à Bonnet (55)
Le programme complet du festival :
A l’invitation de l’ensemble des Collectifs locaux contre l’enfouissement des déchets radioactifs Avec le soutien du Réseau Sortir du Nucléaire, de la Fédé Grand-Est Stop Déchets Nucléaires, du Groupe d’Actions Non Violentes Antinucléaires

......
(Suit ici le programme du festival qui n’a pas été reproduit).

Source :
http://www.republicain-lorrain.fr/fr/permalien/article/3681639/Christian-Namy-Nous-n-aurons-plus-jamais-une-telle-opportunite.html

Christian Namy : « Nous n’aurons plus jamais une telle opportunité »

Christian Namy, président UMP du conseil général de la Meuse, justifie la position de son département.

D’ici 2025, la Meuse devrait abriter le seul centre français d’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux. Cela ne vous gêne-t-il pas ?

Christian NAMY : « Il y a quelques années, le conseil général a voté unanimement pour. Je ne vois pas pourquoi je contesterais ce qui a été fait par mes prédécesseurs. Je n’ai ni les moyens ni les connaissances pour contester ce qu’affirment les spécialistes de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Par ailleurs, le comité local d’information et de suivi du laboratoire souterrain fait également vérifier le bien-fondé par des études extérieures. A priori, sur le plan du risque, toutes les précautions sont prises. »

Vos décisions engagent des générations sur des centaines d’années. Ne vous arrive-t-il jamais de douter ?

« La question de la gestion de ces déchets aurait dû être posée quand on a décidé de vivre sur l’électricité nucléaire. Aujourd’hui, il faut gérer le problème. L’Andra s’appuie sur un personnel de très haut niveau de technicité. Elle est mieux placée que quiconque pour les analyses et les propositions. Dans mille ans, je ne serai plus là pour voir la suite. J’espère que les physiciens auront fait suffisamment d’études pour éviter tout drame. »

Les opposants vous accusent de céder au chant des sirènes. Que leur répondez-vous ?

« Je me bats tous les jours pour créer dix ou vingt emplois dans ce département. Si le centre d’enfouissement se réalise, il y en aura 500 sur le site, plus 500 complémentaires. Nous n’aurons plus jamais une telle opportunité. Si les garanties sont données, pourquoi pas ? »

Mais n’avez-vous pas l’impression que les 30 M€ par an versés à chaque département (Meuse et Haute-Marne) servent à acheter les consciences ?

« J’utilise les possibilités données pour des investissements lourds qu’on ne pourrait pas faire. C’est un plus. Tout le monde en bénéficie. Arrêtons avec ces procès d’intention. Personne ne conteste la taxe professionnelle versée par la centrale de Cattenom. »

Vous faites beaucoup d’efforts pour développer le tourisme. N’avez-vous pas peur que ce centre nuise à votre image ?

« Avez-vous l’impression que les secteurs de La Hague ou de la vallée du Rhône ont pâti de leurs installations nucléaires ? C’est pareil en Meuse. Depuis l’implantation du laboratoire, nous n’avons rien ressenti de négatif. »

Il y a quand même de l’opposition…

« Il faut relativiser. A la dernière manifestation, ils étaient une vingtaine. Il serait bon qu’ils aillent au-delà de l’opposition systématique et se basent sur des faits précis et réels plutôt que sur des impressions de gens qui ne sont pas des connaisseurs. »

Publié le 28/08/2010

Voix de la Haute-Marne / Propos recueillis par Bertrand Puysségur 27.08.10

La Phrase

« L’argile contient de l’eau qui arrivera à lécher les déchets ».
Selon la physicienne Monique Sené , il n’est pas possible de prévoir le comportement de l’eau dans l’argile de Bure. La chercheuse donnera une conférence ce samedi 28 août sur les déchets nucléaires. Beaucoup de questions restent donc encore en suspens.

Déchets nucléaires
Bure : « Il est prématuré d’enfouir »

Présidente du Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire, la physicienne Monique Sené donnera une conférence ce samedi 28 août sur les déchets nucléaires, non loin du site de Bure. Selon cette ancienne chercheuse au CNRS, les études en cours ne permettent pas d’entrevoir une solution d’enfouissement définitive.

Voix de la Haute-Marne : Quel sera le thème de votre intervention ?
Monique Sené. Ce seront quelques réflexions sur le devenir des déchets nucléaires. Bure est concerné par les HAVL, les déchets à vie longue et hautement radioactifs mais un nouveau centre de stockage est prévu également pour les FAVL de faible activité et à vie longue. J’aborderai la question de la réversibilité, du coût et de l’inventaire des déchets. Il faut savoir que cet inventaire est prévu jusqu’en 2020, après on ne sait pas la quantité que l’on produira.

Ce qui est sûr, c’est qu’à Bure, on ne pourra pas enfouir avant 50 ans pour un certain nombre de colis parce ce qu’ils sont trop chauds. Il y aura donc un entreposage en surface. Les quantités prévisibles de déchets sont difficiles à déterminer, tout cela repose quand même sur la production d’énergie de deux EPR et de 58 réacteurs.

Donc Bure ne sera pas suffisant…
C’est possible que Bure ne soit pas suffisant pour accueillir tous les déchets.

Faut-il privilégier l’enfouissement en profondeur ?
Il est prématuré d’enfouir à cause de la géologie. Nous n’avons pas de données suffisantes. De plus avec la question de la « réversibilité », on ne creuse pas de la même façon, cela demande beaucoup d’études qu’on n’a toujours pas. Nous sommes sur des échelles de temps qui ne sont pas humaines. Pour faire descendre la température des émetteurs alpha à vie moyenne de 400° C à 100° C, il faut 70 à 150 ans. Quant à l’uranium ou au plutonium, ce sont des centaines de milliers d’années…

Mais existe-t-il d’autres solutions ?
Ce serait de les entreposer en subsurface, c’est-à-dire à une quarantaine de mètres de façon à pouvoir accroître la surveillance. Là vous pouvez vérifier vos fûts. Ces containers ne vont pas tenir des millénaires ! Un entreposage permet d’intervenir plus facilement alors que des colis dégoulinants, même avec des robots, c’est très difficile à récupérer.

Saura-t-on un jour recycler les déchets nucléaires ?
Les techniques ne sont pas entièrement sûres. En ce qui concerne la transmutation, le processus est très lent. A la limite on peut maîtriser un gramme de déchet mais pas de manière industrielle et encore ceci n’est valable que pour les émetteurs alpha. Il faut d’abord limiter les déchets, sinon on va se retrouver assis sur une montagne. Il n’y a pas de solution rapide, c’est un problème que l’on prend seulement à bras-le-corps mais qui reste entier.

Quels sont les risques les plus dangereux en ce qui concerne Bure ?
C’est l’eau. L’argile contient de l’eau qui arrivera à lécher les déchets. Quelle est la vitesse de cette eau ? L’hydrologie est une question primordiale. En Suède ils ont fait le choix de les enterrer dans le granit. Il n’y a aucun exemple au monde de déchets nucléaires enfouis dans de l’argile. Il ne faut pas aller trop vite et être un peu moins formel.

Que pensez-vous des études menées par l’Andra ?
Il y a un certain nombre d’études mais on n’est toujours pas prêt. On doit réfléchir correctement. Est-ce qu’on est capable de juguler l’eau ? Juguler l’eau, c’est un peu juguler la nature. On n’est pas maître du temps, les prévisions sont impossibles. L’Andra fait des études mais elles restent un peu optimistes.



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