BURE : STOP ! Déchets nucléaires, ne pas enfouir !
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2010 - Référendum / « Pas un mot à dire »


EST REPUBLICAIN - 2 avril 2010

Pas un mot à dire

Les militants antinucléaires qui affirment avoir recueilli les signatures de 45.000 électeurs meusiens et haut-marnais exigent depuis plusieurs années l’organisation d’un référendum local sur l’enfouissement des déchets radioactifs. En vain.
À leur manière, les maires des quatre petits villages concernés au premier chef par l’implantation d’un centre de stockage sous leurs pieds se retrouvent aussi dans une impasse face à des enjeux qui les dépassent : comment associer la population locale à des prises de décision qui les engagent pour plusieurs milliers d’années ?
En partant du principe que les conseillers municipaux représentaient les habitants, le maire de Bonnet a fait adopter une délibération pour dire son opposition à un éventuel stockage dans le sous-sol de sa commune.
Résigné, le maire de Bure estime que ses administrés ne se déplaceraient pas pour voter quand bien même il organiserait un référendum local. Déterminé, son collègue de Ribeaucourt se déclare prêt à organiser une consultation informelle de la population quitte à enfreindre la loi.
Manifestement soucieux de faire les choses dans les règles, le maire de Mandres-en-Barrois a pour sa part pris la peine d’écrire au préfet, le 22 février, pour connaître la marche à suivre. Peine perdue. Dans un courrier daté du 1er mars, le représentant de l’État lui adresse une fin de non-recevoir.
Le référendum local et la consultation locale, tels que prévus par la loi, ne peuvent porter que sur « une affaire de la compétence de la collectivité ». « Or, l’établissement de la ZIRA, tout comme l’implantation du futur centre de stockage, ne relèvent pas de la compétence de votre commune mais de celle du gouvernement », ajoute le préfet qui précise qu’une délibération du type de celle de Bonnet n’aurait « aucune valeur juridique ».
Les 540 habitants de ces villages - qui ne sont d’ailleurs pas nécessairement hostiles au projet - devront donc attendre le débat public de 2013 pour s’exprimer. À ce stade d’avancement du dossier et après quinze ans d’investissements, beaucoup craignent déjà une consultation de pure forme.

B. B. (Baptiste BIZE)



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