Analyse des 3 décrets


1) CLIS : On peut notamment trouver ces Comités autour des centrales électronucléaires et des sites de déchets atomiques (La Hague, Soulaines) - MaIgre leur intitulé, on entend souvent des critiques vis-à-vis de leur mode de fonctionnement, de la transparence, du budget; on a vu ça localement avec les ILCI. Néanmoins on se doit d'y siéger pour y tirer les informations utiles et pour y instiller le poil à gratter indispensable.

[Article 14 de la loi du 30 décembre 1991 (extraits) :
Le comité se réunit au moins deux fois par an. Il est informé des objectifs du programme, de la nature des travaux et des résultats obtenus. A peut saisir la Commission nationale d'évaluation (...) . Le Comité est consullté sur toutes questions relatives au fonctionnement du laboratoire ayant des incidences sur l'environnement et le voisinage. Il peut faire procéder a des auditions ou des contre-expertises par des laboratoires agréés. Les frais d'établissement et de fonctionnement du comité local d'information et de suivi sont pris en charge par le groupement prévu à l'article 12 (GIP).

2) Sites Granitiques.
La mission de prospection sera menée par un collège de 3 personnes " choisies en raison de leur compétence et désignées conjointement par les ministres Dominique Strauss-Kahn et Christian Pierret. Connaissant l'amour béat de ceux-ci pour le nucléaire, qui seront choisis pour leur "indépendance"? Verra-t-on ressortir d'un tiroir le bon vieux député Christian Bataille, colporteur expert en pseudo-labo et  si habile à escamoter la concertation avec les principaux intéressés, les populations locales ?
Ceci dit, chacun(e) pourra apprécier la forte hypocrisie de ce décret.
En effet, la loi du 30 décembre 1991 rend obligatoires plusieurs laboratoires (en ses articles 4-5-7-1 1-12). Or, les sites Vienne et Gard ayant été abandonnés, ne reste plus qu'un seul spécimen, à Bure, d'où le risque pour le gouvernement de se voir attaqué pour non-respect de la loi- Hypocrisie car le temps de créer la mission " sites granitiques", qu'elle prospecte, qu'elle se heurte - à n'en pas douter - aux résistances locales, qu'elle fasse son choix, que se déroule une belle et bonne enquête publique, etc, bref, -beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts -.. et beaucoup de galeries auront rongé le sous-sol de Bure . : - et l'heure des choix de 2006 ne sera plus loin.
Yves Le Bars, président de l'Andra annonçait voici peu qu'une vingtaine de zones granitiques devaient être définies d'ici à deux ans pour trouver à terme un nouveau site de laboratoire (Figaro du 23 Juin 1999)

3) Bure et son labo-bidon.
L'autorisation donnée à l'Andra court jusqu'au 31 décembre 2006. Sept années pour installer, creuser, observer, analyser les réactions roche/radioactivité (car il y aura des sources nucléaires); les Lucky Luke cherchent plus vite que leur ombre . Le vernis de la pseudo-démarche scientifique s'écaille et les pouvoirs publics ne s'embarrassent plus de formes. Il faut creuser à tout prix.

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