Quand les autruches se font botter...l'arrière-train

Ah ce labo, quelle aubaine pour nos décideurs! Une brassée d'oseille par ci, une pelletée d'emplois par là. C'est que la fabrication d'une telle verrue allait en demander des bras, et donc combler nombre de chômeurs-électeurs. Et pour satisfaire politiques et entrepreneurs,l'Andra avait solennellement promis que ce gros chantier serait fractionné au maximum afin de profiter aux entreprises locales Meuse/Haute-Marne.

Or, aujourd'hui ces mêmes décideurs crient au loup. Explications indignées de deux pro-labo.

L’un s'appelle Jean-François RENARD.Conseiller général du canton de Montiers-sur-Saulx (dont Bure fait partie), il avoue : "Dès que l'Andra a annoncé la couleur, j'ai soutenu ce projet. Ce labo devait générer des centaines d'emplois. Même si cela ne devait être que la moitié aujourd'hui, cela ne me gêne pas (!) mais au moment où l' Andra parle de transparence totale et ne respecte pas ses engagements quant aux possibilités des entreprises locales de se positionner sur les marchés, je suis inquiet."

Le second, Michel ORSINGHER, préside la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Meuse mais également le "pôle scientifique et technologique" du pseudo-labo. Vexé, il enrage : "On nous prend pour des charIots (...) On avait fixé des règles du jeu avec l' Andra et elles ne sont pas respectées (...) Je n'apprécie pas les pratiques des Parisiens de l'Andra (...)" D'après "L'Est Républicain-Meuse "

Moralité : tout enfouisseur vit aux dépens de ceux qu'il corrompt et, dans ce marché de dupes, les autruches n'ont pas fini d'avaler des couleuvres.

ENCORE BERNÉS

Le téléphone portable a la cote, nul ne peut le nier. Néanmoins, bien des zones de notre région restent muettes, faute de sites relais. Quand on sait que l'installation d'un seul revient à un demi-million de francs, on comprend mieux que les endroits à faible densité de population ne soient pas couverts.

Et pourtant, il y a des exceptions. Devinez où. Oui, à Bure. À la fin de l'an dernier, France Télécom négociait avec le Conseil Général haut-marnais les coûts d'une implantation près du pseudo-labo. C'est quand même pas de bol. Alors que le joujou de l'Andra devait rapporter gros, voilà nos élus obligés de mettre la main au porte-monnaie.

D'après le "Journal de la Haute-Marne du 9 déc 1999