Premier couac au CLIS
Alors que son président, le préfet de la Meuse, avait programmé une intervention de la DSIN le 8 février dernier (Direction de la Sûreté des Installations Nucléaires) et qu'il avait fini par accepter l'idée d'un contradicteur, on a pu assister à une volte-face spectaculaire. Informé de la personnalité pressentie, Roland DESBORDES président de la CRII-rad (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité), le préfet annula alors purement et simplement l'idée de débat contradictoire. La réunion eut donc lieu avec le seul Directeur de la Sûreté Nucléaire, ce qui a toutefois permis d'en savoir plus : sur l'utilisation réelle des sources radioactives dans le pseudo-labo (voir Lettre n° 2 page 2), sur le pourquoi d'un intervenant du nucléaire alors qu'on nous promet qu'il ne s'agira que d'un banal laboratoire de recherches, sur le nuage de Tchernobyl qui n'a eu aucun effet sur la santé en France, etc.
La suite de la soirée fut certainement plus instructive car, invité en réunion publique par les collectifs, Roland Desbordes a partagé là sa longue expérience des nombreuses entorses à la transparence : avec le point radiologique zéro de Bure (voir Lettre n° 2 page 3), à La Hague, Marcoule, Valduc, Soulaines, jusqu'aux pratiques inadmissibles de la DSIN -justement- lors de récentes enquêtes publiques.